Contacts

 

L'Actualité - revue de presse - par ordre de publication
[aller au classement par sujet]


  • Obama ne parle pas à la légère
    (29 juillet 2009) - Multiples et contradictoires, commentaires et interprétations vont bon train depuis le chassé-croisé, au plus haut niveau, des déclarations américaines et israéliennes concernant les implantations sur la Rive occidentale du Jourdain, et en particulier dans la partie orientale de la large zone municipale de Jérusalem. Effets de manche de part et d’autre ? Il dépendra de la plus ou moins forte détermination des uns et des autres que tout ceci se limite à un simple épisode dans l’histoire des relations israélo-américaines - ou pave solidement la voie des négociations israélo-palestiniennes vers la paix, dans le respect des besoins vitaux et des droits, sinon de toutes les attentes, des deux peuples.


  • Que les peuples décident
    (29 juillet 2009) - Sari Nusseibeh retourne à l’idée qui lui était chère : l’appel aux deux peuples par-dessus leurs dirigeants. Cette fois, il ne se contente plus de principes, comme dans « La Voix des Peuples » conçue avec Ami Ayalon , mais propose une action politique et diplomatique rapide.


  • Rétablissons la vérité : les Palestiniens ne peuvent pas vraiment habiter Jérusalem Ouest
    (22 juillet 2009) - L’administration Obama ne se contente pas d’exiger le gel de la colonisation en Cisjordanie. Elle demande maintenant que soient respectés les accords signés concernant Jérusalem Est. Le cabinet de Netanyahou, qui s’en tient à une Jérusalem « unifiée et indivisible », ne veut pas en entendre parler et répond par des arguments fallacieux, développés brièvement ici.


  • Gel des colonies : les prétextes du gouvernement israélien
    (29 juin 2009) - Le gouvernement Netanyahou avance cinq arguments principaux pour refuser le gel des colonies. Le rapport de Shalom Arshav - Peace Now (Israël) ci-après en démontre le caractère fallacieux.


  • Iran : un motif de soulagement
    (24 juin 2009) - Une vague submerge le Moyen-Orient depuis Téhéran. Comment pourrait-elle influer sur le conflit israélo-palestinien ? Le Hamas pourrait être affecté par le chaos iranien, de manière directe comme indirecte, via le Hezbollah. Dans quelle mesure les événements déstabiliseront-ils les deux mouvements islamistes alliés au régime de Téhéran ? Si l’Iran se voit affaibli, il deviendra un motif de moindre préoccupation pour Israël, l’OLP et les Etats-Unis. Tous pourront consacrer davantage d’énergie à un processus de paix israélo-palestinien. Conjectures sur un effet de dominos régional.


  • Le message de Netanyahou : il n’y aura pas de paix
    (24 juin 2009) - Nationalisme, militarisme, victimisation, le discours de Netanyahou, qui aurait dû aspirer au nouvel esprit mondial qu’a fait souffler le président Obama, nous dit, entre ses lignes de contorsionniste, qu’il n’y aura pas de paix dans la région si elle ne nous est pas imposée. Telle est l’analyse pessimiste de David Grossman, éminent romancier et militant du camp de la paix israélien. Pour rappel, le fils de David Grossman fut tué au combat lors de la dernière guerre du Liban (2006).


  • Netanyahou, retour à l’Axe du Mal
    (22 juin 2009) - La réponse du Premier ministre israélien était très attendue après le discours d’ouverture prononcé au Caire par le Président américain. Benjamin Netanyahou a livré au contraire une allocution paternaliste et colonialiste dans le grand genre néoconservateur. L’on peine à croire qu’il se trouvera jamais un seul leader palestinien prêt à acheter sa marchandise défectueuse.


  • Discours d’Obama au Caire - Verbatim
    (22 juin 2009) - Ce texte opère une rupture par rapport aux accents de croisade de G.W.Bush. Du conflit israélo-palestinien et israélo-arabe, Barack Obama souligne les liens « indestructibles » unissant les Etats-Unis à Israël, pour insister sur les « humiliations quotidiennes » et la situation « intolérable » faites au peuple palestinien. Et de rappeler la nécessité d’une solution politique a deux Etats. Mais les Palestiniens doivent « renoncer à la violence » et, pour Israël, « il est temps que les colonies cessent » car, illégitimes, elles violent les accords conclus et sapent la paix. Quant aux pays arabes, ils doivent voir en l’Initiative de paix arabe un « début important, mais non la fin de leurs responsabilités. » Et ils devraient s’abstenir d’utiliser le conflit à des fins de politique interne. Importants bémols : Obama manifeste une complaisance coupable envers la condition subalterne des femmes dans le monde islamique. Et la vision présidentielle englobe les seuls musulmans, chrétiens et juifs. Elle « oublie » les transcendances extérieures au Livre, les agnostiques et les athées. Le Président des Etats-Unis n’est pourtant pas le Pape de Rome.


  • Droit de réponse du journaliste Pascal Fenaux
    (18 mai 2009) - Droit de réponse à « Israël est l’Etat des Juifs, n’en déplaise à certains », éditorial de Kol Shalom, publié le 14 mai 2009 et envoyé le 15 mai 2009 via la Newsletter n° 169 de Shalom Archav Belgique.


  • Israël Etat juif : aux Palestiniens de trouver eux-mêmes une formule
    (12 mai 2009) - La controverse sur la nature juive d’Israël a repris vigueur voici quelques semaines. Le Premier ministre israélien a posé la reconnaissance de celle-ci comme préalable à toute négociation. Les Palestiniens l’ont rejetée de manière catégorique. Elle est pourtant explicite dans la résolution 181 de l’ONU (1947) et la position d’Israël à ce sujet est inattaquable. La querelle semble surtout un prétexte pour les parties afin d’éluder le démarrage de toute négociation.


  • Ainsi finit l’occupation...
    (10 mai 2009) - C’est un paradoxe que souligne le journaliste Bradley Burston, à l’occasion de la nomination au poste d’ambassadeur à Washington de l’historien « unilatéraliste » Michaël Oren : un retrait unilatéral de la Rive occidentale du Jourdain servirait les intérêts d’Israël. Mieux, il renforcerait l’État juif. Second paradoxe, implicite, cette nomination pourrait marquer, de la part du très droitier gouvernement Netanyahou, un pas en direction du retrait.


  • Triste médiocrité des leaderships israélien et palestinien
    (3 mai 2009) - Plus la nouvelle administration Obama s’implique dans l’écheveau du processus de paix israélo-arabe plus, côté israélien comme palestinien, les leaderships respectifs apparaissent divisés et médiocres. Une conclusion inévitable s’ensuit. Même un effort américain massif pour hâter une solution palestinienne aura à intégrer ces facteurs. Elle devra se satisfaire d’un processus de paix graduel et partiel.


  • Deux stratégies pour traiter séparément avec les deux Palestine
    (28 avril 2009) - La réalité de facto à laquelle toutes les parties en présence ont à faire face actuellement consiste en trois entités politiques : Israël, la Cisjordanie et Gaza. Cette situation n’évoluera vraisemblablement pas d’ici un avenir prévisible. Comment dès lors s’en tirer au mieux ? Israël a besoin de deux stratégies différentes envers chacune de ses entités voisines, séparées et disparates.


  • Sondage : une majorité de Palestiniens et d’Israéliens veulent une solution à deux États
    (24 avril 2009) - La grande majorité des Israéliens et des Palestiniens veut vivre en paix côte à côte. Les résultats d’un sondage, commandé par le mouvement OneVoice, indiquent que 74% de Palestiniens et 78% d’Israéliens sont prêts à accepter une solution à deux États.


  • La paix, maintenant !
    (21 avril 2009) - « La paix, maintenant ! » titrait l’éditorial du quotidien Haaretz le 19 avril 2009. Un appel qui, en 1978, fonda le mouvement homonyme, toujours actif aujourd’hui. Il s’agissait alors de faire aboutir les accords avec l’Égypte. Il s’agit aujourd’hui de traiter avec la Syrie et les Palestiniens. Mais l’enjeu et l’urgence restent identiques.


  • L’équipe Obama s’apprête à une confrontation avec Netanyahou
    (10 avril 2009) - L’administration Obama se prépare à une éventuelle confrontation avec le gouvernement d’Israël. Elle s’attend en effet à un clash avec Netanyahou à propos du refus par le Premier ministre israélien de soutenir la création d’un Etat palestinien à côté d’Israël. Obama considère une solution à deux Etats comme un élément central de sa politique au Proche-Orient. Il a l’intention de demander à Netanyahou de remplir toutes les obligations contractées par les gouvernements israéliens précédents.


  • Avigdor Lieberman, ou l’art de pervertir les idées sérieuses
    (10 avril 2009) - Le nouveau ministre des Affaires étrangères d’Israël, le politicien d’extrême droite Avigdor Lieberman, s’est illustré par ses déclarations racistes visant les Arabes israéliens. En réalité, il recycle et pervertit des idées préexistantes, relatives au tracé des frontières et au statut des citoyens arabes d’Israël, à réaliser dans le cadre d’un accord sur la création d’un Etat palestinien. Et ces idées n’ont rien de raciste.


  • Pourquoi le Premier ministre palestinien Fayyad a-t-il démissionné ?
    (10 avril 2009) - Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a présenté sa démission malgré un bilan positif. Officiellement parce que le nouveau gouvernement israélien conduit les relations israélo-palestiniennes à une impasse. Il existe d’autres raisons, intra-palestiniennes. Ses succès mêmes ont entraîné la chute de Fayyad : lâchage par le Fatah et opposition du Hamas en cas de gouvernement d’union nationale. Mais peut-être n’a-t-il pas dit son dernier mot.


  • Israël, Gaza, crimes de guerre
    (3 mars 2009) - Suite à la guerre de Gaza, des voix s’élèvent pour traîner Israël devant la Cour pénale internationale. Les accusations de crimes de guerre sont sans fondement. On ne peut en dire autant des méthodes criminelles du Hamas. Par contre, le blocus de la Bande de Gaza consécutif au putsch du Hamas (2007) constitue, lui, une violation flagrante du droit humanitaire international. Mais ici, tous les acteurs sont mouillés : Israël, le Quartet (Etats-Unis, ONU, Union européenne, Russie), Egypte, Autorité palestinienne. Et tous semblent vouloir persister dans l’erreur.


  • Israël prévoit de doubler le nombre de colons en Cisjordanie
    (2 mars 2009) - Selon un rapport rendu public par l’Observatoire de la colonisation de Shalom Arshav, Israël prévoirait le doublement du nombre de colons en Cisjordanie. L’extrême droite israélienne se réjouit de voir se réaliser dans les prochaines années « un seul Etat » annexant la Cisjordanie.


  • Colonies : tolérance zéro
    (1er mars 2009) - Les informations parues dans les médias selon lesquelles Israël a approuvé une expansion massive de la colonie d’Efrat en Cisjordanie constituent une première leçon pour l’administration Obama qui doit comprendre pourquoi elle doit instituer une politique de tolérance zéro à l’égard de l’expansion des colonies, avant qu’il ne soit trop tard.


  • Les retombées régionales de la guerre de Gaza
    (27 janvier 2009) - La guerre à Gaza a compliqué la recherche d’un accord de paix israélo-palestinien à deux Etats. Elle l’a rendu plus lointain. Elle laisse un Moyen-Orient plus divisé que jamais. La stratégie moyen-orientale américaine nécessite un important degré de coopération régionale. De ce point de vue, la tâche du nouveau Président Obama est juste devenue un peu plus difficile.


  • Si vous (ou moi) étions palestiniens
    (13 janvier 2009) - Voici environ 10 ans, un journaliste demandait à Ehud Barak, l’actuel ministre de la Défense d’Israël, quelle aurait été son attitude s’il était né palestinien. Il répliqua franchement : « J’aurais rejoint une organisation terroriste. » L’auteur, Yossi Sarid, ne partage pas ce point de vue. Mais il tente l’exercice de se mettre à la place de l’Autre palestinien.


  • Un lourd frémissement de l’aile
    (12 janvier 2009) - Un pilote israélien, devenu célèbre, avait déclaré il y a quelques années n’avoir ressenti qu’un « léger frémissement de l’aile » après avoir largué ses bombes qui avaient fait de nombreuses victimes civiles. Aujourd’hui, le frémissement est beaucoup plus lourd


  • Sortir du bourbier de Gaza
    (12 janvier 2009) - Israël devait-il se lancer dans cette guerre ? Dans les conflits asymétriques, comme celui mené par les Palestiniens, la guerre des images est plus importante que celle sur le terrain. Quelle que soit la suite des événements, Israël a d’ores et déjà perdu la partie. Face à une organisation comme le Hamas, préparée à combattre au sein de sa propre population qu’elle prend en otage, il est impossible de mener une guerre propre. Il faut arrêter au plus vite. Les conséquences de cette guerre sont catastrophiques au regard des intérêts vitaux des Israéliens et des Palestiniens en quête d’une solution politique au conflit. Article du Président de La Paix Maintenant (France).


  • Gaza : le scénario dont aucun camp ne voulait
    (12 janvier 2009) - Nous ignorons les objectifs réels de l’opération « Plomb durci » à Gaza. Quoi qu’il en soit, il nous faut un cessez-le-feu. Israël doit reprendre des négociations intensives avec l’Autorité palestinienne en Cisjordanie. Il n’a aucune raison de s’aventurer à nouveau dans un coin violent comme Gaza sans, auparavant, fournir un gros effort pour vivre normalement dans cette partie du globe.


  • Objectifs stratégiques limités
    (12 janvier 2009) - Israël a opté pour une attaque massive contre le Hamas. Mais celui-ci est une organisation militante terroriste. Il refuse de se comporter en pouvoir souverain sur la parcelle de territoire palestinien qu’il contrôle. Au fond de lui-même, il glorifie le martyre de son peuple. Des termes comme « victoire », « défaite » et « négociations de paix » ne signifient rien pour lui. Au mieux, l’opération « Plomb durci » gagnera quelques mois de cessez-le-feu. Car personne ne détient de stratégie à long terme pour traiter efficacement la présence du Hamas à Gaza.


  • Israël, déjà prisonnier du familier rituel de la guerre ?
    (30 décembre 2008) - Désormais, le Hamas sait à quel point la réaction israélienne peut être sévère. Il nous faut maintenant agir à l’inverse de la dynamique de l’escalade, et verrouiller les armes


  • Incidents de Hébron : le vrai perdant
    (22 décembre 2008) - Les forces de l’ordre israéliennes ont expulsé des colons extrémistes de l’immeuble qu’ils occupaient à Hébron. Par représailles, ceux-ci se sont répandus dans la ville arabe, y semant violence et terreur. L’Autorité palestinienne est le vrai perdant de cette affaire, pour n’avoir pu assurer la sécurité de la population palestinienne. Et les partisans d’une force internationale en Cisjordanie auront à inclure dans ses missions l’évacuation forcée des colons.


  • Pogrom, pas d’autre mot pour désigner les actes des colons à Hebron
    (17 décembre 2008) - Après d’interminables négociations avec les colons, le gouvernement a finalement décidé d’agir et d’expulser de force les colons qui s’étaient installés dans une maison de Hebron. Comme souvent, les colons ont décidé de se venger en prenant pour cible des Palestiniens. Le journaliste a assisté à la scène de l’intérieur. Récit. Le samedi 6 décembre, Shalom Arshav manifestait pour exiger l’expulsion des colons de la ville de Hebron.


  • C’est le Hamas qui a la main
    (16 décembre 2008) - A Gaza et à ses alentours, nous affrontons une situation potentiellement meurtrière. En parallèle les postures politiques deviennent de plus en plus volatiles. Israël est en campagne électorale. Le futur du Président palestinien est incertain. L’Egypte refuse d’encore mettre le doigt dans l’engrenage gaziote. Parce que seul le Hamas a défini une stratégie claire dans ce conflit, ce sont probablement ses actions qui détermineront en définitive quel scénario s’imposera à nous.


  • Ni carotte, ni bâton économique
    (2 décembre 2008) - Le leader du Likoud (droite) Binyamin Netanyahu, en tête des sondages pour les prochaines élections israéliennes, propose un « plan de paix économique. » Mais, depuis 40 ans, les carottes comme les bâtons économiques se sont révélés remarquablement inaptes à faire progresser tout processus de paix. Aussi ce plan servira-t-il surtout de prétexte pour s’accrocher à la Cisjordanie.


  • Tout se tient
    (27 novembre 2008) - Les leaders du Hamas à Gaza s’aperçoivent vraisemblablement que ni l’Egypte, ni Israël, ni l’OLP ne possèdent de stratégie praticable envers eux. Cela leur donne de la marge de manœuvre. Avec la fin de la trêve à Gaza, celle du mandat de Mahmoud Abbas, l’échec de la réconciliation nationale palestinienne sous houlette égyptienne, les jeux d’influence syrien et iranien et l’arrivée d’un nouveau Président américain, l’on peut s’attendre à un regain de tensions régionales. Car tout se tient.


  • Yitzhak Rabin : un héritage toujours actuel
    (19 novembre 2008) - L’idée que deux peuples vivent sur ce pays, et que chacun possèdent des droits sur lui, concept central pour une résolution définitive du conflit, survécut à l’assassinat de Rabin, comme celle d’une séparation entre Israéliens et Palestiniens. Sans parler de la paix avec la Jordanie. Entre autres.


  • Affaires courantes
    (19 novembre 2008) - Le Premier ministre israélien Olmert a démissionné. Il ne se représente plus aux élections prévues en février 2009. Des négociations sont en cours, tant avec les Palestiniens qu’avec les Syriens. Mais dans l’attente d’un nouveau gouvernement à Jérusalem, elles devraient se limiter à expédier les affaires courantes.


  • Le roi David est-il pour l’occupation ?
    (5 novembre 2008) - Sous couvert de programmes "éducatifs", les colons battent le rappel des héros de la Bible pour défendre l’idée du Grand Israël. De la nocivité du mélange politique - religieux


  • Israël : affrontements judéo-arabes aggravés en vue
    (31 octobre 2008) - Les récentes émeutes à Acre mettent en évidence les exécrables relations judéo-arabes en Israël. On constate une radicalisation dans chaque camp. Il faut s’attendre à des tensions périodiques entre Arabes et Juifs, attisées par des extrémistes nationalistes et racistes des deux bords, et alimentées par le conflit israélo-palestinien.


  • Il nous faut une meilleure stratégie
    (31 octobre 2008) - Le prochain gouvernement israélien serait bien avisé d’adopter une autre approche stratégique du Hamas. Une première étape consisterait à abandonner les sanctions économiques imposées à la Bande de Gaza. Elles se sont montrées impuissantes à briser le mouvement islamique. La seconde étape consisterait à admettre que le Hamas est installé pour rester. Il faudrait en conséquence commencer à lui parler, sans conditions préalables.


  • 1948 : la mère de toutes les guerres
    (11 septembre 2008) - Cet article est d’abord la recension d’un nouveau livre de l’historien Benny Morris sur la guerre de 1948. Or, tout nouveau travail de Morris représente un événement, compte tenu du sérieux de son travail et des sujets sensibles qu’il traite, même si l’on peut avoir des désaccords avec lui sur ses prises de position récentes en tant que citoyen. Il y est d’ailleurs fait allusion ici. Il est évident que le conflit israélo-palestinien et plus généralement israélo-arabe est toujours marqué par cette guerre et par ses conséquences, dont l’exode palestinien. Morris analyse en détail stratégies, diplomatie, faits militaires, massacres, expulsions, et tout ce qui fait encore débat aujourd’hui, avec souvent un œil nouveau. Mais Ben-Ami, auteur de l’article, ne se contente pas d’une recension. Il critique certaines analyses, tire des conclusions politiques et offre des perspectives, parfois en contradiction avec celles de l’historien, y compris sur la nature du sionisme, dont la pensée s’est "fossilisée", selon Ben-Ami. A lire absolument, qu’on connaisse bien l’histoire de cette guerre fondatrice de tant d’événements qui ont suivi ou pas, car "le passé étend encore son ombre sur le présent de manière troublante"


  • Mon « Jour de Jérusalem »
    (19 août 2008) - Dans sa chronique très personnelle et drôle sur la vie en Israël, le professeur Ilan Greilsammer nous décrit "sa" fête de Jérusalem et le parcours personnel qu’il effectue en ce jour de fête.


  • Ami Ayalon : Les Israéliens n’auront la sécurité que lorsque les Palestiniens auront l’espoir
    (8 juillet 2008) - Le 25 juin 2003, l’Israélien Ami Ayalon et le Palestinien Sari Nusseibeh lançaient ensemble la campagne civile pour la paix intitulée la Voix des Peuples. Cette initiative s’articule autour d’une déclaration de principe en six points dont le fondement est la formule 2 peuples, 2 Etats. Depuis lors, elle a recueilli presque 500.000 signatures et Ami Ayalon a fait son entrée sur la scène politique. En 2006, il devient député travailliste à la Knesset et depuis septembre 2007, il siège au gouvernement comme ministre sans portefeuille. Cet ancien commandant en chef des forces navales israéliennes et ancien directeur des services de renseignement intérieur, le Shin Beth (1996-2000) participait au Parlement européen à une conférence sur le développement régional au Proche-Orient. A cette occasion, il a accordé un entretien à l’équipe de Kol Shalom.


  • Bush s’en va, mesurons-en les avantages
    (7 juillet 2008) - Mieux vaut un Président Bush en partance que le président qui nous a accablés durant les sept années écoulées. Tableau acerbe des avantages d’une fin de règne, marqué d’initiatives calamiteuses sur la scène moyen-orientale.


  • Les destins du nationalisme palestinien et du sionisme sont inextricablement liés
    (7 juillet 2008) - Si le but ultime du sionisme est de créer un havre de paix pour le peuple juif, alors la principale limite à cet idéal est le conflit permanent avec le monde arabe en général et les Palestiniens en particulier. L’avenir du peuple juif en Terre d’Israël n’avait jusqu’ici jamais été aussi inextricablement lié aux aspirations nationales du peuple palestinien. Le temps presse pour chacun. Mais il en reste encore assez pour parvenir à un accord qui sauvera chaque mouvement national de la destruction mutuelle.


  • La théorie du “pas de partenaire palestinien” et le chemin vers l’enfer
    (5 juillet 2008) - Matti Steinberg a été officier du Shin Bet, spécialiste de la société palestinienne. A ce titre, pendant 20 ans, il a conseillé plusieurs premiers ministres, chefs d’état-major, etc., sans jamais être écouté. La théorie du "pas de partenaire", poussée par Barak, Sharon, Mofaz et d’autres, a prévalu avec les conséquences désastreuses qu’on sait. Retour sur une période cruciale (années Oslo, Camp David, 2e Intifada, opération Rempart, initiative de paix arabe, montée du Hamas, etc.) vue par un ancien officier du renseignement, sans “une once de romantisme pacifiste” chez lui, mais qui détaille l’aveuglement de la politique israélienne à l’égard des Palestiniens qui pourrait tout simplement mener Israël à sa perte. "Une histoire différente de celle que beaucoup d’Israéliens aiment à se raconter"


  • Efforts de paix israéliens : quels avantages pour l’OLP ?
    (2 juillet 2008) - Sur fond de déclin régional américain, Olmert et Abbas peuvent commencer à voler de leurs propres ailes. Mais l’activisme tous azimuts du Premier ministre israélien en faveur de la paix risque d’affaiblir le Président palestinien et de renforcer le Hamas au détriment de l’OLP / Autorité Palestinienne. Car dans les circonstances présentes, les enjeux tiennent plus à la survie politique d’Olmert et d’Abbas qu’à un audacieux nouveau départ vers la paix.


  • La trêve Hamas-Israël : contexte stratégique
    (1er juillet 2008) - Quelle que soit la manière de l’envisager, la trêve Hamas-Israël à Gaza pourrait apparaître avec le recul comme un tournant critique dans le processus de paix israélo-palestinien. De là à croire qu’un dialogue étendu Hamas-Israël serait possible... Les chances en sont minimes.


  • Le discours de Nicolas Sarkozy à la Knesset
    (26 juin 2008) - Pour une fois qu’un chef d’Etat reprend à son compte le programme de Shalom Archav et du Pacte de Genève, ne boudons pas notre plaisir. Et pas n’importe quel Etat : une puissance moyenne, cofondatrice de l’Union Européenne, membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU. En se référant au meilleur des traditions juive sioniste et républicaine française, en évoquant le grand résistant Marc Bloch, le Président offre son pays comme médiateur des conflits entre Israël et ses voisins : Palestiniens, Syriens, Libanais. Reste à voir comment ce beau texte inspiré se traduira en actes.


  • Trois journées qui « font » Israël
    (24 juin 2008) - Dans sa lettre de Jérusalem, Ilan Greilsammer, professeur à l’Université Bar-Ilan, nous décrit le quotidien des Israéliens sur un ton légèrement décalé.


  • Et chacun d’interpréter l’accord à sa mode...
    (4 juin 2008) - Les actuelles négociations israélo-palestiniennes pourraient aboutir à un accord sur un tracé final des frontières. Et ceci même en l’absence de consensus quant aux autres matières centrales d’un accord définitif, comme les réfugiés / le droit au retour et Jérusalem. Ce qui constitue un avantage pour Israël ne correspondrait pas nécessairement à un avantage égal pour les Palestiniens. D’où ce qui sera présenté comme un accord cadre par Olmert pourrait plutôt être interprété par Abbas comme un simple pas dans la bonne direction.


  • Même les trompettes auraient dû avoir honte
    (29 mai 2008) - La honte du dernier discours de Bush devant la Knesset (Parlement israélien). Les Palestiniens ? Oubliés. Les colonies ? Oubliées. Annapolis ? Rappelez-nous ce dont il s’agit, déjà ? En revanche, Massada et Hitler (pour s’en prendre à Obama) ont été bien là. Visiblement, la Knesset a adoré. Les Palestiniens et les Américains probablement beaucoup moins. Vous avez dit "république bananière" ?


  • Ilan Greilsammer : Mon Yom Haatsmaout personnel
    (22 mai 2008) - Bilan très personnel d’Ilan Greilsammer de 60 ans d’indépendance, autour de quelques thèmes : les accidents de la route, la pauvreté, le système éducatif, les Arabes israéliens, le financement de la culture et le manque de leadership de la classe politique...


  • Négocier au son du clairon
    (22 mai 2008) - En attendant de revenir sur la "piste syrienne" dont parlent les médias aujourd’hui, jetons un œil sur une autre négociation en cours, avec le Hamas cette fois. Article pas très gentil (ô surprise) pour George Bush le "cow-boy" et pour les "penseurs" de l’establishment militaire israélien et qui fait le point sur les difficultés de cette négociation ainsi que sur les divers leurres courants dans ce genre de situation. Par un auteur très proche des négociateurs des deux côtés


  • L’option de la page blanche
    (21 mai 2008) - Lorsqu’on demande une contribution sur le thème du leadership des dirigeants au Moyen-Orient, y compris Israël, que peut-on écrire ? Ne faudrait-il pas tout simplement se garder l’option de la page blanche ? Abraham Lincoln a dit « Presque tous les hommes peuvent faire face à l’adversité, mais si vous voulez évaluer le caractère d’un homme, donnez-lui du pouvoir ».


  • Mission accomplie ?
    (21 mai 2008) - Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis l’introduction voici cinq ans du plan de paix israélo-palestinien appelé Feuille de Route. Et en même temps rien n’a changé. Mais malgré tout le compte à rebours d’une solution à deux Etats continue.


  • Les « blocs de colonies »
    (21 mai 2008) - Le point sur les fameux "blocs de colonies", véritables villes israéliennes en Cisjordanie occupée. Elles feraient soi-disant "consensus" en Israël. Olmert et son gouvernement les tiennent pour acquises à Israël dans le cadre d’un éventuel accord de paix avec les Palestiniens. La position américaine à leur sujet a été pour le moins équivoque.


  • Réinventer Israël ?
    (15 mai 2008) - A l’heure des 60 ans de l’Etat d’Israël, l’auteur d’« Un candide en Terre sainte » interroge l’ancien président de la Knesset, qui publie « Vaincre Hitler » par Avraham Burg et Régis Debray.


  • L’an prochain en Palestine
    (15 mai 2008) - Un article très personnel et très émouvant de l’israélien Gershon Baskin sur les 60 ans d’Israël, sa définition du sionisme, ses relations avec les Palestiniens et la notion de "pro-israélien".


  • Israël doit-il rester un Etat juif ?
    (15 mai 2008) - Selon le sociologue israélien, les minorités ne sont pas mieux protégées quand un pays n’affiche aucune valeur nationale commune.


  • Avraham Burg : Israël, 60 ans, l’âge de l’audace
    (15 mai 2008) - Avraham Burg, ancien président de la Knesset, ex-président de l’Agence juive, nous propose son bilan personnel et polémique sur Israël "Si je pouvais dire à mes ancêtres qu’il existe un Etat juif, doté d’universités performantes, d’une économie en pleine croissance, etc., je suis sûr qu’en comparaison avec toutes les autres époques de l’histoire juive, ils croiraient que les temps messianiques sont arrivés ! La partie positive du bilan est impressionnante ! Mais si je me projette dans un lointain avenir, que dira-t-on de notre génération ? Que nous avions l’occasion de faire la paix et que nous l’avons manquée. Que nous pouvions transformer Israël en un pont entre l’Europe chrétienne et le Moyen-Orient musulman, et que nous avons raté cet objectif. Que nous avions entre nos mains de quoi constituer une société modèle et juste, où l’égalité entre riches et pauvres, entre minorité et majorité aurait régné, et que nous n’avons pas réussi"


  • Entretien avec Ze’ev Sternhell
    (23 avril 2008) - Sternhell aborde ici des sujets qu’il a rarement touchés, et dans cet entretien très personnel, l’émotion affleure à chaque instant. Son enfance en Pologne, la chasse aux Juifs, son attrait pour le catholicisme, son rapport à la France et aux Lumières, les identités mouvantes, le nationalisme (dont il est spécialiste), ce que sont pour lui Israël et le sionisme et les dangers qui les guettent, à commencer par l’occupation.


  • La privatisation de l’occupation
    (16 avril 2008) - Un nouveau phénomène se fait jour. Des sociétés privées assurent dans les territoires palestiniens occupés des missions de contrôle et de surveillance jusqu’ici dévolues à l’armée israélienne. Où Israël ferait bien de s’inquiéter du très mauvais exemple américain en Irak.


  • Les colonies, principal obstacle à la sécurité d’Israël
    (16 avril 2008) - Le but des check-points et barrages routiers en Cisjordanie est d’assurer la sécurité d’Israël. Le principal obstacle à leur démantèlement n’est pas d’ordre militaire. Ce sont les colonies. Elles entravent l’effort palestinien et international vers une économie et une organisation administrative viables. L’échec du gouvernement Olmert à contrer sérieusement le mouvement de colonisation fournit la meilleure preuve de la futilité du processus de paix actuel.


  • Ilan Greilsammer : Donnez-nous seulement un prix !
    (16 avril 2008) - Dans cette tribune d’humeur et d’humour, Ilan Greilsammer nous fait découvrir la société israélienne hors des sentiers battus. Thème abordé : le rêve de victoire qui existe dans le coeur de tous les Israéliens...


  • Israël : le vrai pouvoir des généraux
    (15 avril 2008) - Les généraux jouent en Israël un rôle prépondérant dans le débat public et possèdent le quasi-monopole de la réflexion stratégique. Mais pas au point de pouvoir imposer leurs décisions aux gouvernements. Chaque fois que le Premier ministre et le chef d’état-major ont été en désaccord, c’est ce dernier qui a dû plier. Y compris lors de la guerre du Liban de l’été 2006.


  • Shalom Arshav a 30 ans
    (9 avril 2008) - Shalom Arshav (La Paix Maintenant) a été fondé il y a 30 ans. L’événement fondateur a été la lettre adressée par 348 officiers au Premier ministre de l’époque, Menahem Begin . La grande manifestation après Sabra et Chatila a contribué à "lancer" le mouvement. Hier soir, donc, Shalom Arshav marquait cette date sur la place Itzhak Rabin de Tel-Aviv, à l’endroit où Rabin avait été assassiné, place qui est le lieu par excellence de toutes les manifestations.


  • Le ministre de l’Intérieur à Shalom Archav : Israël doit négocier avec la Ligue Arabe
    (9 avril 2008) - Présent, avec de nombreux autres politiciens de tous bords, à la soirée célébrant le 30ème anniversaire de Shalom Archav, le ministre de l’Intérieur d’Israël préconise l’ouverture de négociations immédiates avec la Ligue Arabe, sur base de la proposition saoudienne de 2002.


  • Marwan Barghouti à Shalom Archav : "Les Palestiniens sont prêts à un compromis historique"
    (8 avril 2008) - Le haut responsable du Fatah Marwan Barghouti, emprisonné en Israël, a adressé une lettre à Shalom Arshav (La Paix Maintenant). Il appelle Israël à signer un traité de paix avec Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne. Cette lettre sera lue à l’occasion de la manifestation qu’organise Shalom Arshav à Tel-Aviv pour marquer ses 30 ans.


  • Une trêve avec le Hamas : oui, mais seulement à Gaza
    (7 avril 2008) - Nouveau cycle de violences dans la bande de Gaza et alentour. Une trêve est à l’ordre du jour avec le parti islamiste. Mais elle doit se limiter à Gaza. Etendre le cessez-le-feu à la Cisjordanie y ouvrirait la voie d’une prise de pouvoir par le Hamas, au détriment de l’Autorité Palestinienne et du Fatah, partenaires de négociations de paix avec Israël.


  • Colonies : Israël se dupe soi-même
    (2 avril 2008) - Volée de bois vert contre ce gouvernement, qui constitue en même temps un hommage au travail de Shalom Arshav (La Paix Maintenant), sans qui "personne ne saurait" que la construction continue dans les Territoires. Duperie à l’égard des Américains, des Palestiniens, mais aussi et surtout des citoyens israéliens eux-mêmes


  • Rapport de Shalom Archav : la colonisation continue partout
    (2 avril 2008) - Quatre mois après la Conférence d’Annapolis, censée relancer le processus de paix israélo-palestinien, la colonisation continue partout au mépris des engagements pris. Comme l’on sait, la colonisation israélienne en Cisjordanie est le principal obstacle à la paix. Elle discrédite l’Autorité Palestinienne aux yeux de sa population. Elle renforce les extrémismes opposés à tout accord de paix. Etat des lieux.


  • Israël : un gouvernement sous influence
    (31 mars 2008) - Le processus de paix est officiellement relancé, et les attaques palestiniennes en Cisjordanie sont de plus en plus rares. Mais le comportement de l’armée israélienne n’a pas changé et les politiques restent sous l’emprise des militaires.


  • Ilan Greilsammer : Nostalgie
    (26 mars 2008) - Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l’Université de Bar-Ilan tient une rubrique dans deux revues juives - Regards (Belgique) et l’Arche (France). Dans cette tribune d’humeur et d’humour, Ilan Greilsammer nous parle des grandes figures politiques d’Israël, avec leurs petits défauts... L’humour grinçant d’Ilan Greilsammer frappe pile au bon endroit !


  • Comment les colons s’emparent illégalement de terres en Cisjordanie
    (18 mars 2008) - Encore des révélations sur les méthodes de spoliation de terres palestiniennes, dont Shalom Arshav avait déjà fait état dans un rapport en 2006, mais cette fois confirmées par des témoignages de colons sous serment


  • Amos Oz : La femme à sa fenêtre
    (14 mars 2008) - La trêve tacite entre le Hamas et Israël n’aura duré que quelques jours. L’armée israélienne a effectué une opération en Cisjordanie, au cours de laquelle quatre miliciens du Jihad islamique ont été tués. Depuis mercredi soir, une vingtaine de roquettes et de mortiers sont tombés sur Sderot et Ashkelon. Et l’armée israélienne a repris ses raids aériens sur la bande de Gaza. C’est reparti pour un tour. En attendant, en réponse à ceux qui souhaitent voir boycotter Israël au Salon du livre, et à tous ceux en général, des deux bords, qui n’ont à la bouche que des mots de haine, voici le discours prononcé par Amos Oz lors de la remise du Prix du Prince des Asturies à Madrid. Le prix a été décerné en juin 2007. Nous ne connaissons pas la date exacte de ce discours.


  • Mohammed Sifaoui : Boycotter le salon du livre est d’une bêtise rare !
    (13 mars 2008) - Mohammed Sifaoui est journaliste, écrivain et réalisateur. Il décrit son blog comme "les opinions d’un musulman laïque et démocrate qui refuse la compromission avec l’islamisme". Il estime que le boycott du Salon du libre est ridicule : "(...) dans un contexte où le dialogue, l’échange et les rencontres doivent prévaloir sur la politique de la chaise vide prônée d’ailleurs par les États arabes depuis des lustres. Pensent-ils sérieusement qu’en adoptant une telle attitude, ils vont faire avancer la cause palestinienne et amener Israël à revoir sa politique ? Ces dirigeants arabes ont toujours préféré la posture à la politique. D’ailleurs savent-ils faire autre chose qu’adopter des postures ?"


  • Supposons que l’Autorité Palestinienne se saborde...
    (12 mars 2008) - L’idée de saborder l’Autorité Palestinienne est dans l’air. Quel serait le motif et le but d’un tel acte ? Quelles en seraient les conséquences ? Comment affecterait-il Israël ? La prise de pouvoir du Hamas dans la Bande de Gaza donne un avant-goût de cette éventualité. A l’avantage, à coup sûr, ni des Palestiniens, ni des Israéliens.


  • Les écrivains israéliens à Paris, une chance
    (12 mars 2008) - Un éditeur et un écrivain français regrettent amèrement le manque de réaction face au boycott d’Israël au Salon du livre de Paris : "le silence assourdissant de l’ensemble de la communauté des écrivains et éditeurs français qui participe de fait au Salon du livre. Pas un mot, pas une ligne pour souligner que cette manifestation offre justement la possibilité de se parler par-delà les pesanteurs diplomatiques habituelles."


  • Indépendance unilatérale à la kosovare ? Une certaine pertinence pour la Palestine
    (11 mars 2008) - Malgré les grandes différences de situation, une déclaration unilatérale d’indépendance palestinienne, similaire à celle du Kosovo, soulève quelques questions intéressantes et pertinentes pour le cas israélo-palestinien et ses impasses actuelles. Elle constitue un fait accompli. Elle pourrait entraîner une implication européenne accrue ou une dynamisation de l’initiative de paix régionale arabe. Elle pourrait catalyser des négociations ultérieures.


  • Négocier avec le diable
    (11 mars 2008) - Stopper les tirs de roquettes depuis Gaza ? Les sanctions économiques n’ont pas marché. Une opération militaire serait une catastrophe. Seul un accord négocié avec le Hamas peut atteindre cet objectif. Que cela plaise ou non.


  • Israël au Salon du livre (Paris), le non-sens d’un boycottage
    (10 mars 2008) - David Chemla, président de l’association La Paix Maintenant (France) répond à l’article de Tariq Ramadan intitulé "Le sens d’un boycottage." L’article de Ramadan peut être lu ci-dessous.


  • Israël, premières lignes
    (6 mars 2008) - Salon du livre. La littérature israélienne est à l’honneur à Paris du 14 au 19 mars. Panorama d’une production pleine de vitalité, à l’image de « Beaufort », récit hyperréaliste, bordélique et angoissé de la vie de très jeunes soldats au Sud-Liban.


  • En Israël, les pro- et les anti-armée s’affrontent sur le Web
    (29 février 2008) - Faire ou ne pas faire l’armée en Israël : telle est la question que posent deux clips concurrents, postés sur Internet (lien dans l’aticle). Bâtis sur la même trame mais portés par deux discours radicalement opposés, ils illustrent le désenchantement de la jeunesse israélienne vis-à-vis de Tsahal, le traditionnel creuset de l’Etat juif, fissuré par sept années de répression du soulèvement palestinien et une guerre ratée au sud du Liban. D’ailleurs, selon des statistiques, près de 28 % des jeunes Israéliens échappent au service militaire.


  • Colonies et sécurité : deux problèmes à traiter ensemble
    (28 février 2008) - La Feuille de Route dissocie en deux étapes les exigences sécuritaires et le démantèlement des implantations. D’abord assurer la sécurité. Ensuite négocier les questions territoriales. Cela sur l’ensemble de la Cisjordanie. Coupler dès à présent ces étapes sur des zones restreintes permettrait d’assurer la sécurité - impératif d’Israël - et de démanteler des implantations, des barrages et des check-points donc d’améliorer immédiatement la vie des Palestiniens.


  • Des habitants de Sderot et de Gaza dialoguent sur un blog
    (28 février 2008) - Un peu de douceur dans un monde de brutes. Il ne faut plus présenter Gaza. Sderot est cette ville du Sud d’Israël soumise au tir incessant de mortiers et de roquettes depuis la Bande.


  • Négocier maintenant un cessez-le-feu Hamas-Israël
    (28 février 2008) - Le rabbin Menachem Froman, de l’implantation israélienne de Tekoa en Cisjordanie, et le journaliste palestinien Khaled Amayreh (Hebron), un proche du Hamas, ont rédigé un avant-projet d’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Froman est engagé depuis des années dans un dialogue inter-religieux pour une paix israélo-palestinienne. A partir des impasses actuelles - blocus de Gaza et tirs de roquettes sur Israël -, exposé motivé des étapes permettant de concrétiser cette initiative.


  • Ilan Greilsammer : Il ne faut surtout pas s’énerver
    (28 février 2008) - Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l’Université de Bar-Ilan tient une rubrique dans deux revues juives - Regards (Belgique) et l’Arche (France). Dans cette tribune d’humeur et d’humour, Ilan Greilsammer nous donne quelques exemples de comportements typiques de certains Israéliens de nature à faire grincer les dents... : "Bien sûr, nous adorons tous Israël et les Israéliens ! Israël, c’est le pays du peuple juif, la terre de nos pères, le Kotel, le berceau de notre culture, le lieu de notre histoire, etc., etc. Ceci étant, il faut bien reconnaître (et attention, cela vient d’un Israélien, patriote et tout et tout) que les charmants habitants de la partie historique et éternelle du peuple juif sont souvent un petit peu... énervants. J’espère ne pas avoir choqué, en disant cela, les lecteurs les plus farouchement sionistes ! J’habite à Jérusalem, la Ville Sainte, depuis trente-cinq ans, et je le dis et le répète : les Israéliens vous font parfois sortir de vos gonds. Je vais vous donner ici quelques exemples de comportements qui m’ont, ces derniers temps, fait grincer des dents."


  • Ze big Tariq Show
    (27 février 2008) - Show de Tariq Ramadan lors de la conférence sur « L’islam et les Lumières », à l’Université libre de Bruxelles (ULB - 15.02.2008). Par sa maîtrise du spectacle, il réduisit au rôle de faire-valoir ses deux co-orateurs Malek Chebel et Youssef Seddik. Quoiqu’il nie avec force en faire partie, la vision totalitaire du média islamiste converge avec celle des Frères musulmans. L’occasion de s’interroger sur le double langage et les faux semblants d’un théocrate moderniste.


  • Tirer ou discuter ?
    (27 février 2008) - Sur deux de ses frontières, Israël affronte deux mouvements islamistes, le Hezbollah et le Hamas. D’importantes différences les distinguent entre eux. Mais si, face au harcèlement de missiles par le Hamas sur le Sud d’Israël, celui-ci choisit l’escalade militaire, il s’expose à une pluie de roquettes par le Hezbollah depuis le Liban. D’autre part, la négociation paraît bouchée tant avec l’un qu’avec l’autre. Tirer ou discuter, tel est le dilemme.


  • Rapport de Shalom Arshav sur les constructions et démolitions en zone C (Cisjordanie)
    (27 février 2008) - Shalom Archav a créé un Observatoire de la colonisation. Sa mission consiste à tenir à jour l’état de l’occupation du territoire en Cisjordanie et à le rendre public. Ici, les permis de bâtir, les refus, les ordres de démolition signifiés par l’Administration israélienne. Le présent rapport met en évidence l’injustice du traitement des Palestiniens par rapport à celui des colons. La zone C est celle située, selon les accords d’Oslo, sous contrôle total israélien.


  • Daniel Barenboïm : "Pourquoi je suis devenu palestinien"
    (25 février 2008) - En janvier dernier, le pianiste et chef d’orchestre israélien a adopté la nationalité palestinienne. Il explique ici les raisons de son choix et répond à ses détracteurs.


  • Elie Barnavi : Israël-Palestine : les deux versions
    (21 février 2008) - Historien, ambassadeur d’Israël en France de 2000 à 2002, Elie Barnavi a rédigé l’une des préfaces de la réédition augmentée des chroniques consacrées depuis plus d’un demi-siècle par le journaliste Jean Daniel à Israël et à la Palestine. Extrait de la préface : "(...) En fait, Jean Daniel n’a jamais varié sur l’essentiel, car il n’a jamais choisi entre les camps en présence, ni n’a jamais été tenté de tenir la balance égale entre eux. Les coeurs petits ne sauraient contenir que la souffrance des uns à l’exclusion de celle des autres ; les coeurs secs confondent impartialité et froideur. Lui a été jusqu’au bout pour les uns et pour les autres, en essayant de comprendre de l’intérieur les ressorts politiques et psychologiques qui les animent. C’est cela, l’objectivité, la vraie : celle qui procède de l’empathie. C’est une excellente position pour prendre des coups de tous côtés ; mais aussi pour laisser une griffe sur le visage d’une époque bavarde jusqu’à la nausée, pétrie de haines recuites que masque mal l’étalage des bons sentiments. (...)"


  • Le rabbin allume la mèche
    (19 février 2008) - Le jusqu’au-boutisme de leaders religieux et ultranationalistes israéliens sur Jérusalem menace de transformer un conflit politique en conflit religieux. Ce qui ne veut pas dire que cela ne soit pas aussi le cas « de l’autre côté ».


  • Marek Halter : Au secours, on brûle les livres !
    (18 février 2008) - "Boycotter ou pas la littérature israélienne, voilà la question qui secoue l’intelligentsia italienne. Passant quelques jours au pays de Dante, j’ai été horrifié à la lecture des journaux. Comment pouvais-je étouffer ma rage devant ceux qui, en ce début du XXIe siècle, s’attaquent encore aux livres dans notre vieille Europe !" Marek Halter


  • Les techniques d’intimidation de l’extrême droite israélienne
    (15 février 2008) - On demande souvent pourquoi il est si difficile d’évacuer les colons. Cet article y répond en partie, en montrant les techniques d’intimidation très sophistiquées des colons à l’égard des policiers chargés de les évacuer (ainsi que la lâcheté des autorités). Article choc paru dans le supplément du vendredi 14 janvier 2008 de Yediot Aharonot (quotidien le plus lu en Israël, surtout le vendredi), dont il a fait la couverture, sous le titre « Ils ont peur »


  • Esquiver Jérusalem, révélateur des impasses
    (7 février 2008) - L’exécution par Israël de ses obligations relatives à Jérusalem (rouvrir la Chambre de Commerce palestinienne, le Centre de Réinsertion des Détenus, la Maison d’Orient, etc.) telles qu’énoncées par la Feuille de Route est en panne. Faut-il en conclure au cynisme du Premier ministre israélien Olmert ou à son manque de poigne stratégique quant aux réelles exigences d’un processus de paix ?


  • L’ouverture de Gaza : une source majeure de conflit entre l’Egypte et Israël
    (6 février 2008) - La spectaculaire ouverture de la frontière Gaza-Sinaï égyptien pourrait marquer un tournant stratégique dans les relations complexes entre Israël, l’Egypte et le régime Hamas à Gaza. Et le moment se rapproche d’une intervention militaire israélienne massive dans la Bande.


  • Des problèmes structurels et endémiques
    (6 février 2008) - La situation politique intérieure, en Israël comme en Palestine, a rendu dès le départ extrêmement incertain le succès de l’actuel processus de paix. Les problèmes sont structurels et endémiques, incrustés dans la culture politique de chacune des deux parties. Côté israélien, c’est la fragilité des coalitions gouvernementales, côté palestinien, l’incapacité à avoir su édifier depuis 1993 des structures étatiques viables.


  • Daniel Barenboïm : "Double nationalité pour les Israéliens et les Palestiniens"
    (6 février 2008) - Le chef d’orchestre israélo-argentin, Daniel Barenboïm, a annoncé, le 12 janvier 2008, à l’issue d’un concert à Ramallah (Cisjordanie), avoir accepté un passeport palestinien, évoquant le "grand honneur" qui lui était fait. Dans cette tribune, Daniel Barenboïm rappelle combien l’intégration des Palestiniens est une condition indispensable à la survie même de l’Etat d’Israël.


  • Les Palestiniens devront reconnaître Israël comme Etat juif
    (17 janvier 2008) - Depuis Camp David (2000), la posture de négociation palestinienne sur diverses questions - les réfugiés, le Mont du Temple à Jérusalem ou encore le peuple juif - tend à remettre en cause la nature d’Israël comme Etat juif. Ces idées ont gagné aussi la majorité de l’opinion arabe israélienne. C’est pourquoi, il sera impossible de mettre un point final au conflit sans que la partie palestinienne ne reconnaisse qu’Israël est édifié sur l’histoire et la tradition juive dans la patrie historique du peuple juif.


  • Une « chance de paix définitive »
    (17 janvier 2008) - Après 70 ans, le Rapport Peel de 1937 reste d’une brûlante actualité. Comme il l’énonçait déjà, la partition de la Palestine mandataire entre un Etat juif et un Etat arabe constitue la seule « chance de paix définitive ». Il aura fallu au Mouvement national palestinien encore 50 années et quelques guerres pour en accepter officiellement l’idée. Entre-temps, la proportion des terres allouées à chaque partie s’est inversée. Mais à qui la faute ?


  • Bush en Israël/Palestine : une expérience surréaliste
    (15 janvier 2008) - Pourquoi le Président américain Bush s’est-il déplacé en Israël et en Palestine ? Pour soutenir son cher ami Olmert et poser ensemble devant les caméras. Cette visite semble être strass et baratin, comme en général le processus de paix israélo-palestinien selon Bush. Pour tout dire, elle relève de l’expérience surréaliste.


  • Haïm Oron, le candidat en sandales bibliques
    (15 janvier 2008) - Portrait de Haïm Oron [1], probable prochain président du parti de gauche israélien Meretz. A travers cet homme et son histoire, tout un pan du monde politique israélien qu’on oublie souvent. Si le mythe de Cincinnatus, modeste kibboutznik qu’on vient chercher pour redresser la gauche, est présent, il se trouve que, parfois, le mythe ressemble à la réalité. Ce portrait-interview d’Oron par la journaliste et par quelques amis, dont Amos Oz, aborde de nombreux sujets : le social, les Bédouins du Néguev, l’initiative de Genève, Marwan Barghouti, Ehoud Barak, et l’avenir du Meretz, bien sûr.


  • Marek Halter : la paix passe par Damas
    (14 janvier 2008) - S’exprimant dans un « Rebonds » de Libération, Marek Halter se dit convaincu que « la Syrie est mure pour la paix ». Relatant son expérience et ses rencontres avec les Syriens, l’écrivain affirme que Bachar el-Assad souhaite entamer urgemment des négociations avec Israël et s’ouvrir à l’Occident. Faisant référence à un discours du président syrien devant les dirigeants du parti Baas, dans lequel il disait qu’il était « pour la reprise des négociations », Marek Halter explique qu’ « ouvrir aux Syriens le marché européen, c’est les aider à se libérer de l’emprise économique de l’Iran ». « Accepter, de la part d’Israël, les négociations avec la Syrie, c’est affaiblir tous les groupes terroristes, y compris le Hamas, qui ont leur siège à Damas. Seul un régime fort, comme l’est celui de Bachar al-Assad, peut faire un pas vers la paix avec Israël sans craindre les réactions de la rue », ajoute l’écrivain. Marek Halter s’en prend aussi aux « médias internationaux » qui « accusent agressivement la Syrie, à tort ou à raison, mais pour l’instant sans preuve, d’avoir trempé dans l’assassinat de Rafic Hariri comme dans celui des autres députés libanais »


  • Un gouffre entre les perceptions juive et arabe en Israël
    (13 janvier 2008) - Un gouffre sépare Juifs et Arabes israéliens quant à leur conception de l’avenir de l’Etat. Le courant dominant arabe israélien rejette l’identité d’Israël comme Etat juif. Cette approche suscitera inévitablement des tensions entre Juifs et Arabes en Israël.


  • Excuses à Kafr Qassem
    (12 janvier 2008) - Le 29 octobre 1956, peu après 17h, plusieurs dizaines d’habitants de Kafr Qassem rentraient de leur travail, ignorants du couvre-feu imposé à cause du début de la campagne du Sinaï. La police des frontières tua 47 personnes, des Arabes, des citoyens d’Israël. Le président d’Israël, Shimon Peres, s’est rendu à Kafr Qassem, pour demander pardon.


  • Un Arabe d’Israël en prime time sur une chaine israélienne
    (9 janvier 2008) - Le Monde dresse le portrait de Sayed Kashuah, chroniqueur du quotidien israélien Haaretz, qui est également le scénariste d’une série télévisée centrée sur la communauté arabe d’Israël. « Avoda Aravit » (« Travail arabe »), sitcom drolatique, commente le Monde, a conquis l’audience presque exclusivement juive de la chaîne 2, avec un Audimat moyen de 19 %. « Pour écrire le scénario, je me suis inspiré directement de ma propre vie", raconte Sayed Kashuah. Cette série dénonce tous les tabous des Palestiniens citoyens d’Israël. Ces critiques des travers racistes de la société israélienne n’ont pas suffi à amadouer la presse arabe, note le Monde, en précisant qu’aux yeux de la plupart des commentateurs, l’incorrigible Kashua fait figure au mieux d’illuminé, souvent de collabo et au pire de kafir (hérétique). "Je comprends que mes sarcasmes ne passent pas bien, dit-il. Dans une communauté sous pression comme la nôtre, il est très difficile de penser librement. L’artiste se doit de combattre l’occupation avec des slogans prémâchés tout en ressassant le paradis perdu d’avant-1948."


  • Ce que j’ai vu à Modi’in Illit
    (7 janvier 2008) - Un des nombreux témoignages sur ce qui se passe dans les territoires palestiniens occupés, à l’insu de la plupart des citoyens israéliens. Ou comment les colons imposent leur état de fait.


  • Hamas : si on peut les tuer, on peut aussi leur parler
    (13 décembre 2007) - Ces derniers temps, le Hamas a lancé plusieurs signaux qui indiquent qu’il serait prêt à conclure un cessez-le-feu avec Israël, qui n’a jamais sérieusement envisagé cette voie. Or, ni le Hamas, ni Israël ne disparaîtront comme par enchantement, écrit Burston. Mieux vaut se faire à cette idée. Cela vaut des deux côtés et, pour Israël, implique d’avoir « le courage d’explorer la possibilité effrayante : celle de changer de cap. »


  • Questions post-Annapolis
    (13 décembre 2007) - A ce stade-ci, la conférence d’Annapolis laisse plus de questions en suspens qu’elle n’a apporté de solutions. Constituera-t-elle une étape importante vers la paix israélo-palestinienne ? Quid d’un front anti-iranien et anti-islamiste ? Quelle sera l’implication des Etats arabes ? Et américaine ? Comment les gouvernements Olmert et Abbas feront-ils face à leurs contradictions et oppositions internes respectives ? Qu’en est-il de la piste israélo-syrienne ? Seul l’avenir le dira.


  • Cruels dilemmes
    (10 décembre 2007) - Les lampions sont éteints sur le sommet d’Annapolis. Comment transformer un début substantiellement vide en réel processus de paix ? Avec des acteurs faibles ? Diverses options sont ouvertes, dont certaines imprévues, comme la piste syrienne. Toutes présentent de cruels dilemmes.


  • Elie Barnavi : Le jour du partage
    (3 décembre 2007) - Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait par 33 voix contre 13 et 10 abstentions le plan de partage de la Palestine, décidant la création entre la Méditerranée et le Jourdain d’un Etat juif et d’un Etat arabe ainsi que d’une enclave internationale autour de Jérusalem. Soixante ans plus tard, Israël est devenu une puissance majeure du Proche-Orient, tandis que l’Etat palestinien n’a toujours pas vu le jour. Et c’est encore le partage de la Terre sainte qui est au coeur des affrontements et des négociations entre Israéliens et Palestiniens. Elie Barnavi analyse ici la période qui a précédé cette journée inoubliable pour les Israéliens.


  • Avraham B. Yehoshua : Le rêve du partage
    (3 décembre 2007) - Soixante ans après le vote de l’ONU instituant la création de l’Etat d’Israël, le grand écrivain Avraham B. Yehoshua analyse les raisons du conflit et donne des pistes pour le résoudre.


  • Marek Halter : Annapolis ? Une photo
    (27 novembre 2007) - Pour Marek Halter, peu importe les questions que l’on se pose sur la réussite de cette conférence, « l’essentiel est d’arrêter cette guerre fratricide que les deux fils d’Abraham se font depuis plus de soixante ans ». S’exprimant dans un Rebonds de Libération, l’écrivain est persuadé que la photo sur laquelle seront réunis les deux responsables, Ehud Olmert et Mahmoud Abbas, aura un énorme impact. « Une photo réunissant les dirigeants des pays en guerre n’est pas encore la paix. En revanche, elle ébranlera peut-être l’idée de l’incompatibilité dans la même région des hommes qui acceptent de se retrouver par ailleurs sur la même photo », estime t-il.


  • Israël : Rencontre entre femmes juives et arabes israéliennes
    (26 novembre 2007) - Le 9 novembre 2007, 3.000 femmes israéliennes, juives et arabes, ainsi qu’une délégation de femmes jordaniennes se sont réunies à Guesher, à l’occasion de l’évènement « Les femmes construisent un pont », organisé pour la 3e année consécutive.


  • Amos Oz : Vaincre les extrémistes
    (23 novembre 2007) - Le sommet d’Annapolis approche, dont personne n’attend réellement une percée significative. Ce qui compte, c’est l’après Annapolis. Tout le monde sait plus ou moins à quoi ressemblera un accord définitif. Mais, écrit Amos Oz, « le patient est prêt, mais les médecins auront-ils assez de courage ? »


  • Discréditer l’Autorité Palestinienne, voilà le danger
    (18 novembre 2007) - Les services de sécurité palestiniens se réorganisent en Cisjordanie. Ils bénéficient de l’aide israélienne. Le danger serait de faire apparaître l’Autorité Palestinienne comme un fantoche d’Israël. Car cela compromettrait les minces perspectives de paix israélo-palestinienne.


  • Ilan Greilsammer : Comme un mouchoir de poche
    (16 novembre 2007) - Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l’Université de Bar-Ilan tient une rubrique dans deux revues juives - Regards (Belgique) et l’Arche (France). Dans cette tribune d’humeur et d’humour, Ilan Greilsammer nous raconte que Jérusalem est en réalité une tout petit ville, un mouchoir de poche, où il est impossible de faire 150 mètres sans rencontrer ses voisins, ses amis, son médecin ou son rabbin et ... de refaire à chaque fois le monde...


  • Les désespérés de Damas
    (15 novembre 2007) - En réplique au sommet d’Annapolis, le Président syrien Bachar Assad convoque une contre-conférence à Damas. Ces gesticulations semblent dérisoires, vu la probable médiocrité de l’exercice d’Annapolis. Mais elles se déroulent sur fond de relations problématiques entre le Fatah et le Hamas.


  • Annapolis ne règlera pas la question de Jérusalem
    (15 novembre 2007) - La question de Jérusalem reste une des principales pierres d’achoppement entre Israéliens et Palestiniens. L’immensité du fossé entre les deux parties empêchera de régler cette question au sommet d’Annapolis. Le Premier ministre israélien ferait mieux de poser des jalons concrets, comme déplacer la barrière de séparation afin de désenclaver les 250.000 Palestiniens de Jérusalem Est et rétablir leur lien territorial avec la Cisjordanie. Dans la perspective de créer un Etat palestinien viable.


  • Gaza, terre fantôme des médias israéliens
    (12 novembre 2007) - Depuis une année, l’armée israélienne empêche les journalistes -étrangers ou israéliens- de pénétrer dans la Bande de Gaza. Quelles sont les réactions des médias israéliens ? Censure ou mesure de sécurité ? Comment faire son travail de journaliste dans ces conditions ?


  • Yossi Beilin : Jérusalem « une et indivisible » ? Un vrai slogan dans une Jérusalem divisée de facto
    (5 novembre 2007) - Yossi Beilin, l’artisan israélien de l’Initiative de Genève, nous propose une réflexion sur le slogan de Jérusalem "une et indivisible".


  • Annapolis fera empirer les choses
    (23 octobre 2007) - Les observateurs américains le soulignent, la conférence israélo-palestinienne d’Annapolis, sous la houlette de George W.Bush et de Condoleezza Rice aggravera une situation déjà problématique. Il vaudrait mieux la reporter.


  • Sharon a mis Bush en garde contre l’aventure irakienne
    (22 octobre 2007) - Une thèse répandue prétend avec insistance qu’Israël aurait soi-disant manœuvré en coulisses à Washington en faveur de la guerre américaine en Irak. En réalité, rien de plus faux. En 2003, Sharon est intervenu auprès de Bush pour tenter de désamorcer l’aventure. Celle-ci en effet desservait les intérêts vitaux d’Israël. Mais le Président américain a ignoré les conseils de son allié. L’article cite des sources de première main. Bien que datant de quelques mois, son analyse reste actuelle.


  • L’ambassadeur d’Israël en Pologne et son homologue palestinien se recueillent à Auschwitz
    (22 octobre 2007) - L’ambassadeur d’Israël et le représentant de l’Autorité Palestinienne en Pologne se rencontrent de temps à autres. Le second a emis le désir de visiter Auschwitz. Le premier a organisé la visite.


  • Ilan Greilsammer : Jérusalem à petit budget
    (19 octobre 2007) - Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l’Université de Bar-Ilan tient une rubrique dans deux revues juives - Regards (Belgique) et l’Arche (France). Dans cette tribune d’humeur et d’humour, Ilan Greilsammer nous donne des trucs et des ficelles pour survivre à Jérusaleme avec un petit budget et malgré tout, manger, dormir et se divertir. Instructif !


  • Message des sociétés civiles israélienne et palestinienne à la conférence internationale d’Annapolis sur le Proche-Orient
    (17 octobre 2007) - Une initiative citoyenne israélo-palestinienne, malheureusement peu couverte par les médias, réussit l’exploit de réunir près de 600.000 signatures israéliennes et palestiniennes (partagées à peu près à égalité) sur un appel et des principes que nous ne pouvons que soutenir. L’objectif de One Voice : un million de signatures. Cette ONG avait déjà interpellé les dirigeants à Davos en janvier dernier


  • Le virus de la paix est de retour
    (16 octobre 2007) - Le sommet israélo-palestinien (on ne sait pas encore s’il y aura d’autres participants arabes) d’Annapolis approche. Or, l’atmosphère en Israël semble être au scepticisme, sinon au cynisme. Mais cette sensation est trompeuse. Ce qui pourrait se révéler un tournant historique en cas de succès pourrait constituer de même un autre tournant historique en cas d’échec. En pire, bien sûr.


  • La conférence israélo-palestinienne : un échec annoncé
    (12 octobre 2007) - Dans le courant du mois de novembre se tiendra à Annapolis (Etats-Unis) une conférence internationale sur le conflit israélo-palestinien. Plutôt que résoudre les problèmes, elle les aggravera. Ses trois principaux protagonistes George W.Bush, Ehud Olmert et Mahmoud Abbas sont trop affaiblis pour aboutir à un résultat positif.


  • D’abord l’économie, ensuite la paix : la grande illusion
    (12 octobre 2007) - Depuis la Guerre des Six Jours, une illusion veut que le développement économique favorisera la paix israélo-palestinienne. Mais aucun processus économique ne peut survivre aux tensions ni à l’insécurité. Il faut d’abord s’attaquer au processus de paix.


  • Impasses économiques et politiques
    (4 octobre 2007) - C’est l’impasse politique, et c’est une illusion de croire qu’il puisse y être remédié par des moyens économiques. Un nouveau processus de paix devra attendre des institutions palestiniennes viables et des leaderships plus solides en Cisjordanie et en Israël. Et pour garantir sa sécurité aux environs de Gaza, Israël dispose d’options bien plus propres, plus efficaces et plus humaines que d’appauvrir les Gazaouis.


  • De plus en plus d’Israéliens boudent l’armée
    (3 octobre 2007) - Libération présente un reportage sur une réalité qui touche la société israélienne : de plus en plus d’Israéliens boudent l’armée. Le taux de jeunes qui ne font pas leur service militaire a atteint en 2007 le niveau record de 25 %, soit un point de plus que l’an dernier, selon les chiffres de l’armée israélienne. « Tsahal devient peu à peu l’armée de la moitié du peuple, ce qui porte atteinte à la sécurité du pays », a jugé le ministre de la Défense, Ehud Barak. « Depuis la création de l’Etat, ne pas faire son service était une véritable honte que l’on tentait de cacher. Mais aujourd’hui, c’est de plus en plus accepté », explique Reuven Gal, chargé du programme national du service civil et ancien psychologue en chef de l’armée. « Nous sommes passés d’une mentalité d’état de siège, qui prévalait encore dans les années 70 avec la guerre de Kippour, à une situation dans laquelle, malgré les Intifadas, le Hamas et le Hezbollah, les Israéliens ne ressentent plus de danger existentiel », ajoute-t-il.


  • Des intellectuels israéliens réclament une trêve avec le Hamas
    (24 septembre 2007) - Alors que la bande de Gaza a été déclarée par Israël "territoire hostile", ce qui ne fait qu’entériner un état de fait, mais qui pourrait avoir des conséquences graves (coupure de l’approvisionnement en eau, en fioul et en électricité), des intellectuels israéliens, dont Amos Oz, David Grossman et A.B. Yehoshua, réclament un changement de politique


  • Israël : Eloge de l’incinération
    (20 septembre 2007) - En Israël, des ultra-orthodoxes ont brûlé « Aley Shalechet », le premier centre funéraire proposant l’incinération. L’écrivain israélien Yoram Kaniuk s’insurge non seulement contre le recours à la violence et au vandalisme mais aussi contre une ingérence insupportable du monde religieux dans le droit naturel d’êtres humains d’être incinéré.


  • Shlomo Ben Ami : "En pacifiant le Proche-Orient, nous gagnerons contre l’Iran des mollahs"
    (19 septembre 2007) - Dans une tribune du Figaro, Shlomo Ben-Ami, ancien ministre des Affaires étrangères d’Israël, vice-président du Centre international de Tolède pour la paix (CITpax), retrace l’évolution des relations de l’Iran avec Israël et les Etats-Unis et affirme : "Une paix globale israélo-arabe, accompagnée d’investissements dans le développement et suivie d’un système de paix et de sécurité soutenu par la communauté internationale pour un Moyen-Orient et un Israël dénucléarisés de manière vérifiable est le meilleur moyen pour court-circuiter la stratégie de déstabilisation régionale de l’Iran."


  • Décapiter le leadership du Hamas
    (19 septembre 2007) - De constants tirs de Qassam et de mortiers harcèlent les alentours de la Bande de Gaza sous contrôle Hamas. Ils détruisent lentement la ville de Sderot. Les gouvernements israéliens successifs se montrent incapables d’assumer leur obligation de protéger les citoyens. Cette situation compromet politiquement les efforts pour renforcer le pouvoir du Président palestinien Mahmoud Abbas. D’où l’idée de décapiter, par des assassinats ciblés, le leadership du Hamas, afin de neutraliser l’organisation terroriste islamiste.


  • Fuite en avant
    (12 septembre 2007) - Le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le Président palestinien Mahmoud Abbas affrontent chacun un système politique rendant extrêmement difficile toute solution israélo-palestinienne. Ils ne peuvent rester sur place. Sinon ils mettront à coup sûr leur position respective en péril. Mais il est loin d’être sûr que le terrain choisi pour leur activisme leur permette de s’en sortir.


  • Boycotter Gaza ne marchera jamais
    (11 septembre 2007) - Utiliser des leviers économiques pour manipuler politiquement les Palestiniens est une recette aussi vieille que l’occupation des territoires. Elle fut toujours vouée à l’échec. Il en ira de même avec l’actuel boycott de Gaza sous domination Hamas. Mieux vaut laisser souffler la Bande, la traiter si nécessaire en fonction de stricts impératifs sécuritaires et faire progresser la paix en Cisjordanie indépendamment de la situation à Gaza.


  • Avraham Burg : Il est temps d’attaquer
    (31 août 2007) - Avraham Burg, ancien Président de la Knesset, artisan des Accords de Genève souligne de manière magistrale le danger que posent à la démocratie tous les théocrates qui placent les lois de Dieu au-dessus de celles des hommes : "Ceux qui disent que « la loi de Dieu prime » ne sont pas différents les uns des autres, qu’ils portent une kippa de rabbin, un turban du Hezbollah ou le manteau d’un chef spirituel nord-américain. Ils sont tous engagés dans une bataille cruelle contre moi. Ils sont les ennemis de la liberté et de la démocratie et sont hostiles aux valeurs de liberté, d’égalité et au statut des femmes."


  • Relation triangulaire problématique
    (29 août 2007) - Le coup de force du Hamas à Gaza en juin a créé une relation triangulaire problématique entre Israël, le Fatah et le Hamas. Une vue optimiste envisage un renouveau du processus de paix entre Israël et le Fatah, au pouvoir en Cisjordanie. C’est compter sans la capacité de nuisance du Hamas, soutenu par l’Iran et le Hezbollah. Scénarios possibles.


  • Paix et colonies sauvages ne vont pas ensemble
    (28 août 2007) - Olmert négocie avec les Palestiniens, mais en même temps, Barak négocie avec les colons pour légaliser un certain nombre de colonies sauvages. De quoi, pour le moins, se poser des questions sur la volonté de paix de ce gouvernement


  • Israël-Palestine : comme un frémissement ?
    (23 août 2007) - Si les informations d’Akiva Eldar sont fondées (et en général, il est bien informé), et quoi qu’on pense des concessions israéliennes évoquées, il est un fait certain : il se confirme que d’importantes tractations israélo-palestiniennes (en vue d’un "accord de principes") sont en cours, qui cette fois s’attaquent au cœur du problème. Nous aurons l’occasion de revenir sur ce sommet prévu pour l’automne et ses (faibles, semble-t-il) chances de succès.


  • Rivka et ma mère
    (22 août 2007) - Histoire édifiante ? Non. Ni l’auteure ni l’infirmière Rivka ne sont des héroïnes. Ce texte pour rappeler simplement que derrière les conflits, il y a des êtres humains. Une goutte de gentillesse dans un océan de cruauté.


  • L’affaire des salaires payés par le Fatah au Hamas
    (22 août 2007) - Erreur informatique ou plus probablement détournement organisé ? Le gouvernement Fayyad a lancé une enquête pour comprendre dans quelles circonstances des salaires d’un an ont atterri sur les comptes bancaires de miliciens du Hamas


  • Les dents serrées
    (22 août 2007) - Dans un paysage politique bouleversé par la tempête Winograd (commission israélienne d’enquête gouvernementale sur la guerre au Liban de 2006, dite « Winograd », du nom de son président) et le coup du Hamas à Gaza, tandis que les médecins du Quartette (Etats-Unis, Union Européenne, Nations Unies, Russie) se précipitent au chevet des convalescents, l’écrivain Amos Oz propose pour remèdes l’action diplomatique prudente mais déterminée, et l’optimisme raisonné : Israéliens et Palestiniens, selon lui, « sont apparemment sur le point d’accepter un compromis, même si cela ne les enchante guère ».


  • La Palestine maintenant
    (22 août 2007) - La souveraineté de la Palestine : un préalable dans les négociations et non un aboutissement, selon Naomi Hazan, qui fait d’ailleurs remarquer : « Comment peut-on qualifier une Autorité palestinienne enchaînée d’Etat raté si elle n’a jamais été un Etat ? »


  • Ilan Greilsammer : Mai 68, revu et corrigé en Israël
    (17 juillet 2007) - Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l’Université de Bar-Ilan tient une rubrique dans deux revues juives - Regards (Belgique) et l’Arche (France). Dans cette tribune d’humeur et d’humour, Ilan Greilsammer nous parle des grèves estudiantines qui secouent Israël et qui, malheureusement, ne constituent pas une préoccupation majeure de l’actuel gourvenement, pris par la tourmente libanaise et les attaques meurtrières du Hamas sur Sdérot.


  • Cisjordanie : une annexion rampante, discrète mais mé thodique
    (9 juillet 2007) - Un nouveau rapport de Shalom Arshav fait la une de Ha’aretz. Il démontre, chiffres et cartes à l’appui, l’utilisation des terres affectées aux colonies à des fins bien différentes que leur soi-disant "croissance naturelle".


  • Il faut prendre au mot l’islamisme du Hamas
    (7 juillet 2007) - Au centre du débat : quelle conception de la future société palestinienne l’emportera ? Celle de Mahmoud Abbas, qui prône une société ouverte et diverse, ou celle du Hamas, qui promet l’islamisation et un mauvais sort aux "infidèles" ?


  • "Lettre à mon fils captif depuis un an"
    (6 juillet 2007) - Dans une lettre publiée en exclusivité dans le Figaro Magazine, les parents de Gilad Shalit font part de leur inquiétude et de leur souffrance. Ils affirment qu’ils ne baisseront jamais les bras et se battront pour sa libération : « Nous ne cesserons pas tant que nous n’auront pas la joie de te serrer dans nos bras ici chez nous à la maison. » Ils regrettent expressément que malgré son statut de prisonnier de guerre comme l’affirme ses geôliers, ils « n’appliquent pas les conventions des droits que l’on accorde aux prisonniers de guerre selon les lois internationales et selon la religion islamique ». Ils encouragent leur fils à « être fort » et à « tenir bon » : « Je sais que c’est une période éprouvante, mais ne craque pas, ne fléchis pas jusqu’à ta libération. » Enfin ils espèrent que « les organisations seront assez charitables pour te transmettre sans délai cette lettre ».


  • Les dessous de la libération d’Alan Johnston
    (5 juillet 2007) - Une version plus fouillée et plus précise que la théorie de la mise en scène présentée par le Fatah, sans forcément la contredire. Gaza est un endroit qui a ses règles propres : une combinaison appropriée du bâton, de la carotte et de l’échelle, c’est-à-dire la foi.


  • Vous n’êtes pas le messie, Tony, néanmoins bienvenue dans la mêlée
    (5 juillet 2007) - Le Quartet (Etats-Unis, Union Européenne, Russie, Nations-Unies) a nommé l’ex-Premier britannique Tony Blair représentant chargé de promouvoir la paix israélo-palestinienne. Commentaire ironique et désabusé sur une mission quasi-impossible.


  • La libération du journaliste de la BBC : une "mise en scène", selon Yasser Abed Rabbo
    (4 juillet 2007) - Yasser Abed Rabbo, négociateur palestinien des Accords de Genève et proche conseiller du président Mahmoud Abbas a qualifié ce mercredi la libération du journaliste de la BBC Alan Johnston un "film" mis en scène par le Hamas, qui s’est attribué le mérite de cette libération.


  • Option par défaut
    (28 juin 2007) - Le coup d’Etat du Hamas à Gaza a singulièrement restreint la marge de manœuvre d’Ehud Olmert et de Mahmoud Abbas, leaders par défaut vu la médiocrité de leurs prestations. Il s’agit de stabiliser et de renforcer le pouvoir d’Abbas en Cisjordanie et de neutraliser le Hamas à Gaza, avec l’aide de l’Egypte et de la Jordanie et le soutien de Bruxelles et de Washington. C’est l’option par défaut pour revenir sur la voie d’une éventuelle solution à deux Etats qui inclura Gaza. Peut-être, plus tard.


  • Les futures relations Israël-Cisjordanie
    (27 juin 2007) - Le coup d’Etat du Hamas à Gaza a bouleversé les équilibres régionaux. A l’heure actuelle, seules sont possibles des prévisions à court terme. Par contre il est sûr qu’Israël et ses voisins arabes, ainsi que les Européens et les Américains auront désormais à affronter une entité islamiste parmi eux, de taille réduite certes mais mercenaire, face à laquelle n’existe aucune solution ni rapide, ni aisée, ni dépourvue d’effusion de sang.


  • Profondément choqués
    (22 juin 2007) - Quand les Israéliens découvrent la compassion pour les habitants de Gaza. A condition que leurs souffrances soient le fait du Hamas. B. Mikhael est dans son rôle de poil à gratter de la bonne conscience israélienne.


  • Elie Barnavi : « Israël doit négocier avec la Syrie »
    (21 juin 2007) - Interrogé par le Nouvel observateur sur la situation actuelle au Proche Orient, Elie Barnavi, l’ancien ambassadeur d’Israël en France, est persuadé que les Israéliens « seront obligés de parler avec le Hamas, ne serait-ce que pour assurer la gestion quotidienne du territoire et amener l’aide humanitaire » sans pour autant aller plus loin dans les discussions parce que « ce serait reconnaître que le terrorisme islamiste paie » et que « Haniyeh n’est pas seul et qu’il ne semble pas contrôler ses troupes ». D’après le diplomate, « la seule chose à faire est d’engager très rapidement des négociations sérieuses avec la Syrie ». « L’axe Téhéran-Damas, qui draine l’argent et les armes vers le Hezbollah et le Hamas, n’est pas une fatalité. Nous pouvons le couper en négociant avec Bachar el-Assad » ajoute t-il, en précisant que les Israéliens accepteraient cette décision « si un arrangement global s’en dégage ».


  • Après le suicide des radicaux du Hamas, il faut soutenir Abbas
    (20 juin 2007) - Les dégâts que beaucoup de Palestiniens craignaient ont eu lieu. Et pas d’excuses, nous (Palestiniens) partageons tous les responsabilités. Le Fatah comme le Hamas doivent méditer l’expérience algérienne : dans une guerre civile, tout le monde est perdant. Le président Abbas doit se montrer ferme et résolu. Et il faut le soutenir.


  • La chute de Gaza et l’avènement de la Palestine
    (20 juin 2007) - La chute de Gaza pourrait représenter pour la Palestine une occasion de naître à elle-même à partir de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, où il revient à la direction palestinienne de reprendre l’initiative - à commencer par celle de la paix...


  • Deux peuples, deux Etats : toujours la meilleure solution
    (18 juin 2007) - L’impasse actuelle attise les conjectures quant à la manière d’en sortir : « hudna » ou trêve à long terme avec le Hamas, souveraineté jordanienne et/ou égyptienne sur la Cisjordanie et Gaza, réoccupation israélienne de la Bande,... En réalité, seule la solution à deux peuples et à deux Etats permettra de mettre un terme définitif au conflit.


  • Ilan Greilsammer : Où prier ce vendredi soir ?
    (18 juin 2007) - Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l’Université de Bar-Ilan tient une rubrique dans deux revues juives - Regards (Belgique) et l’Arche (France). Dans cette tribune d’humeur et d’humour, Ilan Greilsammer nous parle de la difficulté de choisir "sa" synagogue pour l’office de shabbat à Jérusalem. L’humour grinçant d’Ilan Greilsammer frappe pile au bon endroit !


  • La Guerre des Six-Jours : on en peut pas revenir en arrière
    (5 juin 2007) - Supposons qu’en juin 1967, après avoir vu plus clair après la guerre, Israël, se prévalant de sa réticence à gouverner une large population palestinienne, ait décidé de se retirer de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, y compris de tout l’est de Jérusalem à l’exception du quartier juif de la Vieille Ville et du Mur des Lamentations. A quelle réalité se serait-il alors confronté ?


  • Faiseurs de paix ou industrie de paix ? Quelque chose de radicalement différent
    (29 mai 2007) - Depuis plusieurs années, nous traduisons systématiquement les tribunes de l’Israélien Yossi Alpher qui paraissent de manière hebdomadaire sur le site anglo-saxon de « Bitterlemons ». Kol Shalom a pris le parti de se consacrer uniquement à la traduction de Yossi Alpher et pas des trois autres tribunes : 2 Palestiniens et 1 Israélien. C’est certainement une erreur car l’objectif principal de « Bitterlemons » est de contribuer à une meilleure connaissance des points de vue des Israéliens et des Palestiniens. Dans cette tribune, Yossi Alpher s’en prend à « l’industrie de la paix », qui selon lui, ne contribue qu’à renforcer les "industriels", mais pas la paix. Un point de vue original et décoiffant.


  • Ilan Greilsammer : Jérusalem et son tramway
    (29 mai 2007) - Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l’Université de Bar-Ilan tient une rubrique dans deux revues juives - Regards (Belgique) et l’Arche (France). Dans cette tribune d’humeur et d’humour, Ilan Greilsammer nous parle du nouveau tram de Jérusalem, cause d’embouteillages inextricables. L’humour grinçant d’Ilan Greilsammer frappe pile au bon endroit !


  • Gaza : l’échec d’une entité politique
    (22 mai 2007) - Le Hamas ne devrait pas être surpris, lorsqu’il attaque simultanément Israël et le Fatah, ignore l’Egypte et se moque du plan américain qui vise à améliorer la sécurité à Gaza, de voir ces acteurs coordonner une contre-offensive. Il est instructif de voir comment la menace des militants islamistes affine la réflexion entre de vieux ennemis.


  • La révolte des femmes de Jawarish
    (20 mai 2007) - Dans la banlieue de Tel-Aviv, Hamda, 19 ans a été assassinée par son frère. Un crime d’honneur, comme en sont victimes une dizaine de femmes arabes israéliennes chaque année. Pour la directrice de Femmes contre la violence, Aïda Touma-Suleiman, policiers, procureurs et journalistes israéliens ont du mal à se départir d’une approche "culturaliste" des crimes d’honneur. "L’idée que le meurtre d’une femme juive est un acte criminel alors que celui d’une femme arabe est un acte culturel est encore trop présente dans les esprits", explique-t-elle.


  • Le plan Dayton, plan de "référence" américain. Une farce ?
    (20 mai 2007) - Quelle chance possible a la nouvelle proposition américaine « de référence » d’améliorer le mouvement interne palestinien et la sécurité, lorsque le Hamas la rejette et que Khalid Meshaal appelle cela une farce ? Les optimistes citent deux raisons possibles : l’engagement d’Olmert de faciliter la liberté de mouvement des Palestiniens en Cisjordanie et la volonté américaine, jordanienne et égyptienne de soutenir Mahmoud Abbas. Mais il faut également tenir compte des réalités du terrain. Analyse.


  • Entre les lignes du rapport Winograd
    (15 mai 2007) - Entre les lignes, le rapport Winograd, qui analyse les échecs de la seconde guerre du Liban (été 2006) met en cause l’incompétence du leadership politique et militaire israélien. Mais il lie les mains du Premier ministre - Olmert ou son successeur. Cela pourrait affaiblir la position stratégique d’Israël. De plus, il élude deux questions majeures : le lien entre l’occupation des territoires palestiniens et les carences opérationnelles de l’armée ; les conditions de détention des terroristes en Israël, à l’origine des rapts de soldats qui ont motivé la guerre.


  • David Grossman : "Pourquoi j’écris encore ?"
    (9 mai 2007) - Le Nouvel observateur publie dans ses pages débats un extrait du texte de l’écrivain israélien David Grossman, dont le fils a été tué en août 2006 pendant la 2e guerre du Liban, prononcé lors de sa conférence du 29 avril dernier au Pen Club, organisée par Salman Rushdie. Dans ce texte, l’écrivain s’interroge sur les raisons d’écrire dans un monde si violent. Il constate que le monde devient de plus en plus « réduit » et « étroit » et que le langage pour décrire la situation parait superficiel. C’est pour cette raison que lorsqu’il écrit, il « sent le monde bouger, souple, débordant de possibles. Rien moins que figé. Lorsque que j’écris, même à présent, le monde ne se referme pas sur moi, il ne devient pas plus étroit : il fait des gestes d’ouvertures et d’avenir ». « D’un seul coup, je ne suis plus condamné à cette dichotomie absolue, fallacieuse et suffocante, à ce choix inhumain d’être victime ou agresseur sans qu’il y ait une troisième voie plus humaine. Quand j’écris, je peux être humain », explique t-il.


  • "Partez, monsieur Olmert !"
    (9 mai 2007) - Ecrivain israélien, Meir Shalev est né en 1948 au moshav (village coopératif) Nahalal et vit à Jérusalem. Il sera grièvement blessé pendant la guerre des Six Jours (1967). Après des études d’art et de psychologie à l’Université hébraïque de Jérusalem, il travaille comme journaliste et auteur pour la radio et la télévision. Il est également un chroniqueur régulier de journaux et de magazines, et ses articles politiques sont très lus. Parallèlement, il est l’auteur d’essais, de romans et d’ouvrages pour enfants. Il a notamment publié « Mari et femme », « Le baiser d’Esau », « Que la terre se souvienne », « Pour l’amour de Judith », « La meilleure façon de grandir », « Vie amoureuse ». Lors de la manifestation du 3 mai qui a suivi la publication du rapport Winograd, l’écrivain israélien a prononcé un discours sans concessions.


  • La lettre de Yossi Beilin
    (9 mai 2007) - Dans sa lettre ouverte adressée à ses sympathisants en diaspora, Yossi Beilin, président du Meretz-Yachad et initiateur israélien des Accords de Genève, commente l’actualité de son pays, intérieure et extérieure. Dans cette analyse, Yossi Beilin examine les suites politiques du rapport Winograd sur la guerre du Liban.


  • Avis de tempête
    (3 mai 2007) - Les jours du cessez-le-feu israélo-palestinien sont comptés. Une reprise massive des hostilités dans et autour de la bande de Gaza apparaîtrait comme un grave revers. On voit mal quelles forces gouvernementales, tant en Israël qu’en Palestine, peuvent s’y opposer. Les Saoudiens et des personnalités politiques israéliennes apparaissent être les seuls acteurs susceptibles d’éviter un clash majeur imminent.


  • Libération de prisonniers : repenser le problème
    (19 avril 2007) - Le rapt du caporal Gilad Shalit par des Palestiniens, puis de deux autres militaires israéliens par le Hezbollah pose a nouveau la question des échanges de prisonniers. La volonté d’Israël de ne jamais relaxer de terroristes incite aux enlèvements pour se procurer une monnaie d’échange. Avec pour conséquence, la libération malgré tout de terroristes et des effets dévastateurs sur la sécurité d’Israël. C’est pourquoi il faut repenser le problème à la base. Il faut prévoir pour les terroristes Palestiniens incarcérés des procédures légales de libération identiques à celles dont bénéficient les Juifs israéliens condamnés.


  • Ilan Greilsammer : Le temps des ’petits juges’
    (13 avril 2007) - Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l’Université de Bar-Ilan tient une rubrique dans deux revues juives - Regards (Belgique) et l’Arche (France). Dans cette tribune d’humeur et d’humour, Ilan Greilsammer nous parle des scandales qui frappent les plus hauts échelons de la société, mis en cause pour des questions de sexe et de corruption.


  • Antisémitisme et négationnisme sont-ils solubles dans le soutien à la cause palestinienne ?
    (12 avril 2007) - En Grande-Bretagne, le mouvement pour la solidarité avec la Palestine, en proie aux pires dérapages, a rejeté deux motions condamnant l’antisémitisme et le négationnisme. Nos amis de la publication en ligne Engage, qui défendent la cause d’un Etat palestinien viable à côté de l’Etat d’Israël, s’attachent à combattre l’antisémitisme contemporain. Volée de bois vert.


  • Hebron : ce n’est pas un immeuble, c’est une colonie
    (12 avril 2007) - Evacuez ces colons, vite. L’opinion publique y est favorable. Le Ministre de la Défense Amir Peretz doit enfin commencer à tenir ses promesses.


  • Le plan de paix saoudien : la meilleure opportunité depuis des années
    (2 avril 2007) - Le roi Abdallah d’Arabie Saoudite ressort le plan de paix adopté par la Ligue Arabe en 2002. Le Quartet (Etats-Unis, ONU, Union Européenne, Russie) devrait s’en saisir pour relancer un plan global régional. Cette opportunité est trop importante pour la laisser échapper.


  • Ilan Greilsammer : Le Hamas doit reconnaître l’Etat juif
    (29 mars 2007) - Ilan Greilsammer répond à Robert Malley, qui dans une tribune du Monde du 14 mars dernier, estimait que les Européens devaient cesser d’exiger du Hamas la reconnaissance d’Israël. Le professeur de Sciences politiques à l’Université de Bar Ilan à Jérusalem pense totalement le contraire : « je pense que l’Europe, justement en raison de son passé, doit continuer, au moment où un certain pays du Moyen-Orient se nucléarise et affirme vouloir rayer Israël de la carte, à exiger de tout gouvernement arabe qu’il reconnaisse le droit d’Israël à vivre en paix et en sécurité. Pour nous, de la gauche sioniste israélienne, s’il ne fait aucun doute qu’Israël doit démanteler toutes ses implantations et se retirer de tous les territoires occupés selon le schéma de l’initiative de paix saoudienne, l’exigence de la reconnaissance de l’Etat juif doit rester éternellement, pour l’Europe, un principe de morale et de justice fondamental. »


  • Israël finira soit par discuter soit par attaquer
    (22 mars 2007) - Face au nouveau gouvernement palestinien, quelle attitude Israël devrait adopter ? Négocier, mais à quelles conditions ? Négocier sur quoi : une hudna, un cessez-le-feu, un échange de prisonniers, ... ? Quelle sera l’attitude des USA, de l’Union européenne, du Quartet et de l’Arabie saoudite ? Analyse de Yossi Alpher.


  • Une déclaration (imaginaire) du gouvernement israélien
    (22 mars 2007) - G.Baskin se laisse aller à une analyse sous forme de politique-fiction. En relation avec le sommet de la Ligue arabe à Riyad, il imagine une initiative de paix israélienne - pour sauver Israël. Comme l’on sait, le Premier ministre israélien Ehud Olmert refuse actuellement de discuter avec le nouveau gouvernement d’unité nationale palestinien.


  • Les cinq années perdues du processus de paix
    (22 mars 2007) - Eldar examine en compagnie de Mati Steinberg, ancien du Shin Bet, les erreurs stratégiques d’Israël. Ici, comment l’initiative de paix arabe de 2002 est passée à la trappe. Analyse de cette initiative qualifiée par Steinberg d’historique et débat juridique sur l’interprétation de la résolution 194 de l’ONU, relative au retour des réfugiés palestiniens.


  • Critiquer Israël est commode
    (16 mars 2007) - Depuis environ cinq ans le projet israélien de barrière de sécurité autour de la Cisjordanie a donné prétexte à un nombre assez incroyable de calomnies. Pourtant sans kamikazes palestiniens, la barrière n’aurait pas existé. Elle est amovible. Elle n’est constituée d’un mur que sur 8% de sa longueur actuelle (4% au final). Pour le reste, c’est une clôture en grillage. Elle a d’ores et déjà obtenu des résultats surprenants. Sauf à Jérusalem, où elle isole de Palestine 250.000 Palestiniens.


  • Les négociateurs syrien et israélien de "l’accord secret " vont témoigner devant la Knesset
    (9 mars 2007) - Une ouverture du côté syrien ? Tzah’i Hanegbi (Président de la commission des affaires étrangères à la Knesset) ne prenant aucune initiative sans l’aval du Premier ministre Ehud Olmert, c’est peut-être un signe. D’autant que, cette fois, les Etats-Unis paraissent intéressés...


  • Israël désire toujours un Etat palestinien uni
    (8 mars 2007) - Une des pires erreurs des années consécutives aux accords d’Oslo est d’avoir omis une liaison terrestre entre Gaza et la Cisjordanie. La dégradation actuelle, en Israël-Palestine et dans la région, a écarté ce projet. Provisoirement. Car il n’existe aucune solution possible au conflit sans établissement d’un Etat palestinien unique, sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza.


  • Une nouvelle chance pour la paix
    (6 mars 2007) - Le prochain sommet de la Ligue arabe à Riyad, consacré à l’initiative de paix saoudienne, devenue entre temps initiative arabe depuis le sommet de Beyrouth en 2002, pourrait être l’occasion de relancer le processus de paix, au point mort depuis 2000.


  • Discuter d’un Etat palestinien : bonne idée, mauvaises raisons
    (28 février 2007) - Discuter entre Israéliens et Palestiniens des grandes lignes d’un Etat palestinien revient au goût du jour. Bonne idée. Mais avancée par la Secrétaire d’Etat Rice et la Ministre israélienne des Affaires étrangères Livni, elle fait plutôt figure de fuite en avant, pour masquer leur impuissance et leurs échecs. De loin préférable serait un dialogue franc entre Israël et le monde arabe, sous la houlette de l’Arabie saoudite, visant à mettre en œuvre le plan saoudien de paix israélo-arabe.


  • La peur de la faim dans les territoires palestiniens
    (26 février 2007) - "La loi de Dieu apprend à mettre des limites pour pouvoir reconnaître l’appétit de l’Autre. Dieu a dit à l’homme : ’Tu peux manger de tout, parce que ce Dieu est le Dieu de la Bonté, de la Grâce, qui offre, mais n’oublie que ton voisin doit aussi manger de tout. Donc, limitez vos appétits pour vous partager le monde.’ Telle est la grâce de la loi". [1] Un rapport de l’ONU illustre, une fois de plus, si besoin était, la nécessité d’aboutir à un accord politique qui mette fin à l’occupation.


  • Ne comparez pas les Arabes aux colons
    (26 février 2007) - Dans le débat public israélien sur les territoires, l’un des arguments habituels de la droite colonisatrice est que les Arabes construisent eux aussi de façon illégale (comme les colons). Dror Etkes démonte cet argument fallacieux.


  • Comment mettre sur rails le plan de paix saoudien
    (25 février 2007) - L’expansion de l’Islam radical, la poussée hégémonique iranienne et l’enlisement américain en Irak ont conduit l’Arabie saoudite à occuper le devant de la scène moyen-orientale. Elle s’apprête à relancer son plan de paix de 2002. Par sa nature régionale globale, celui-ci apparaît à juste titre être un moyen de traiter le conflit israélo-arabe. Comment le rendre opérationnel ? C’est l’exercice auquel se livre l’analyse ci-dessous.


  • Une radio pour la paix à Ramallah
    (22 février 2007) - Une radio en anglais, basée à Ramallah et financée par un juif sud-africain, commencera à émettre mercredi matin.


  • Sommet de La Mecque : l’influence saoudienne
    (16 février 2007) - L’accord de La Mecque entre le Fatah et le Hamas résonne bien au-delà de la Palestine et d’Israël. Le grand jeu de l’Arabie saoudite contre l’Iran et le "croissant chiite" en voie de se former et pour la suprématie au sein du monde musulman, pour ceux qu’intéresse "l’Orient subtil" .


  • Hamas : aucune modération en vue
    (14 février 2007) - Son année de pouvoir à la tête du gouvernement palestinien n’a en rien émoussé le radicalisme du Hamas. Les efforts déployés pour le soumettre ont échoué. Plus inquiétant, il s’est mis en orbite rapprochée autour du noyau iranien/syrien/Hezbollah. Israël peut-il le contourner en négociant avec Abbas ? La force réussira-t-elle à écarter la menace islamiste ? Ou bien l’impasse libanaise, où la force a échoué, constitue-t-elle un précédent plus révélateur ?


  • Ilan Greilsammer : Les gendarmes de Saint-Tropez en Terre sainte
    (12 février 2007) - Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l’Université de Bar-Ilan tient une rubrique dans deux revues juives - Regards (Belgique) et l’Arche (France). Dans cette tribune d’humeur et d’humour, Ilan Greilsammer nous parle d’un fait divers qui a secoué le pays : la fuite de Benny Sela, violeur en série, le criminel le plus dangereux d’Israël. Où se cache Benny Sela : à Méa Shéarim déguisé en hassid ou en déguisé combattant à Gaza ? C’est tout Israël qui le recherche... Les gendarmes de Saint-Tropez ou Dupond et Dupont en Terre sainte... L’humour grinçant d’Ilan Greilsammer frappe pile au bon endroit !


  • Les langues sont des ponts : des enfants juifs israéliens apprennent l’arabe parlé
    (9 février 2007) - L’action de la Fondation Abraham : que de plus en plus d’enfants juifs israéliens apprennent l’arabe parlé. Non plus pour "connaître son ennemi", mais pour communiquer et connaître son voisin. Visiblement, ça marche, avec, entre autres, des effets secondaires inattendus sur les enfants juifs orientaux


  • La lettre de Yossi Beilin
    (8 février 2007) - Dans sa lettre ouverte adressée à ses sympathisants en diaspora, Yossi Beilin, président du Meretz-Yachad et initiateur israélien des Accords de Genève, commente l’actualité de son pays, intérieure et extérieure.


  • "Une tierce partie au Moyen-Orient"
    (6 février 2007) - Une reflexion citoyenne de Lukas Pairon sur le Proche-Orient. Depuis 2002, Lukas Pairon mène des projets dans les territoires palestiniens et en Israël avec le Music Fund et l’ensemble musical Ictus. Véritable acteur de paix, il explique pourquoi la diabolisation et le boycott d’Israël le dérangent et pourquoi ces attitudes sont contreproductives à la paix entre israéliens et palestiniens.


  • L’auto-stoppeuse
    (5 février 2007) - Sayed Kashua, jeune romancier et journaliste arabe israélien de Jérusalem, embarque une auto-stoppeuse en se rendant à Tel-Aviv... Scène de genre sur autoroute.


  • Ils sont prêts pour la paix - Que faire ?
    (2 février 2007) - Il y a, du côté arabe, une véritable volonté de parvenir à la paix avec Israël, en particulier depuis l’initiative de la Ligue arabe. Que faire ? Convaincre la communauté internationale (hors les Etats-Unis) de s’en mêler, et les Israéliens d’accepter de rentrer dans le jeu de la négociation. Les bases sont là.


  • Création d’un forum israélien en faveur de négociations avec la Syrie
    (2 février 2007) - Ce forum, nommé Mouvement national pour la Paix avec la Syrie, regroupe un ancien chef d’état-major de Tsahal, un ancien chef du Shin Beth, deux anciens chefs de Cabinet du Ministère des Affaires étrangères, des écrivains, des universitaires et d’autres intellectuels.


  • Un très inquiétant document
    (2 février 2007) - Les organes les plus représentatifs de l’opinion arabe israélienne viennent de publier un document appelant à abolir Israël comme Etat à majorité juive et à établir un Etat binational. Nulle part l’existence du peuple juif n’y est mentionnée ni reconnue. Les Juifs y sont une simple majorité religieuse aux racines colonialistes. Ce texte constitue un grand tournant négatif des relations judéo-arabes intra israéliennes. Et un danger pour les relations israélo-arabes en général.


  • Les victimes ne sont pas des assassins
    (1er février 2007) - En manchette du Soir du 26 janvier 2007, figure une citation de Jamel Debbouze, l’invité de la rédaction : « C’est l’injustice qui crée les bombes humaines ». En page 2, suit l’explication laconique du comédien : « Le conflit palestinien s’enlise, et nous enlise avec lui. Nos gamins, dans les cités, prennent parti pour les plus faibles. Ces injustices permanentes, ça crée des bombes humaines... ». Toujours à la une, est annoncée l’interview de Zakaria Zubeidi, chef des Brigades des Martyrs d’Al Aqsa en Cisjordanie. « Je suis un homme mort » titre le journal au-dessus du jeune et fier visage du chef terroriste. Les témoignages cumulés de ces deux figures emblématiques interpellent.


  • Attendre le départ de Bush. Au moins
    (31 janvier 2007) - Seuls les Etats-Unis sont capables de faire la différence comme tierce partie pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Mais depuis six ans, le tandem Bush/Rice a évité de s’en occuper. Il faudra encore patienter deux années supplémentaires. Au moins.


  • Arrêtez les barbares juifs de Hebron
    (24 janvier 2007) - Yossef Lapid revient sur le harcèlement, par les colons juifs fanatiques, de la population palestinienne de Hébron. Ancien homme politique israélien, il n’est pas franchement à gauche. Il est aujourd’hui président de l’institut Yad vaShem de Jérusalem, consacré à la mémoire de la Shoah.


  • Entre les colonies et la paix, il faut choisir
    (19 janvier 2007) - Il faut choisir, mais ce gouvernement, comme la plupart de ses prédécesseurs, a horreur de faire des choix


  • La Syrie est le maillon faible
    (19 janvier 2007) - Ouvrir des négociations de paix avec la Syrie pourrait aider à débloquer l’impasse israélo-palestinienne et à contenir l’influence iranienne dans la région. D’autant que le régime Assad est demandeur. Mais le Premier ministre israélien Olmert, aligné sur le Président américain George W.Bush, n’y semble pas décidé.


  • Accord secret entre représentants israéliens et syriens
    (16 janvier 2007) - Haaretz révèle que des négociations secrètes israélo-syriennes auraient eu lieu en Europe entre septembre 2004 et juillet 2006 au cours desquelles les deux parties auraient établi un accord de paix. Les points principaux sur lesquels ils se seraient mis d’accord seraient :
    -  un accord de principe sera signé entre les deux pays et après l’accomplissement de tous les engagements, un accord de paix sera signé ;
    -  Israël se retirera du Plateau du Golan selon les lignes du 4 juin 1967. Le calendrier pour le retrait est resté ouvert : la Syrie a exigé qu’il soit effectué sur une période quinquennale, tandis qu’Israël a demandé qu’il s’étende sur plus de 15 ans ;
    -  Israël conservera le contrôle de l’utilisation des eaux du Jourdain et du Lac de Tibériade ;
    -  La Syrie consentira à ne plus soutenir le Hezbollah et le Hamas et prendra ses distances avec l’Iran. Les responsables du gouvernement de l’ancien Premier ministre Ariel Sharon étaient, semble t-il, parfaitement informés de la tenue de ces réunions, dont la dernière a eu lieu pendant la guerre de l’été dernier au Liban. Il faut savoir que les deux pays ont démenti ces informations.


  • Après la mort de Saddam : mauvaises nouvelles, bonnes nouvelles
    (16 janvier 2007) - L’exécution théâtrale de Saddam Hussein semble avoir aggravé le contexte régional du conflit israélo-palestinien. Affrontements sunnites-chiites, déliquescence de l’Irak, enlisement américain, mais aussi autodétermination des Kurdes : Saddam ne nous manquera pas, mais cela ne signifie nullement que la situation soit meilleure sans lui.


  • Misère de la recherche historique en terre d’islam
    (12 janvier 2007) - Les historiens Benjamin Stora et Pierre Vermeren, reviennent dans une tribune du Monde, sur la pauvreté de l’enseignement de l’Histoire dans les pays arabes. Prenant comme exemple, les déclarations négationnistes sur la Shoah, particulièrement en Iran, ils expliquent : « Archiminoritaires et dépourvus de moyens financiers, orientés par leurs directeurs de recherches vers des sujets "locaux", les historiens arabes ne détiennent pas les moyens d’un discours sur la réalité scientifique de l’Holocauste. La parole est capturée par les idéologues et les producteurs d’idéologie de toute nature qui tordent la réalité historique en fonction de leurs desseins. » Inquiets, Benjamin Stora et Pierre Vermeren appellent les Historiens du monde contemporain, à « comprendre les causes de la surenchère idéologique actuellement à l’oeuvre à Téhéran. Outre qu’elle sert les intérêts politiques immédiats du président Ahmadinejad, cette surenchère s’enracine dans le terreau d’une profonde ignorance mutuelle des faits historiques et sociaux, de part et d’autre de la Méditerranée ». Enfin, ils affirment : « Ce négationnisme n’aide ni ne sert la cause palestinienne, voire il la dessert profondément, en confortant les nombreux préjugés antimusulmans en Europe ou en Amérique. Il creuse enfin le fossé des incompréhensions et du ressentiment d’une opinion publique arabe amère, que ces chimères ne pourront en rien soulager. »


  • Zeev Sternhell : Quelles frontières pour Israël ?
    (8 janvier 2007) - D’un trait de plume capital, la ministre israélienne de l’éducation, Yuli Tamir, a réussi à remettre au premier rang des préoccupations publiques une question fondamentale qui jamais, au grand jamais, n’aurait dû être laissée de côté : celle qui concerne la validité, la signification et la légitimité de la "ligne verte".


  • Aider sans donner de leçons
    (30 décembre 2006) - Les leçons de la guerre du Liban de l’été 2006 commencent à être tirées par les belligérants. Les échecs sont clairs, les gains fragiles et les défis patents. Les modérés israéliens et palestiniens ont été affaiblis. Il est de bon ton dans certains milieux de faire porter à Israël, seul, la responsabilité de tout ce qui se passe de mauvais au Moyen-Orient. Mais des composantes importantes et résolues du monde arabe continuent à créer les conditions pour qu’un état juif ne soit jamais accepté dans la région. Il serait temps de faire tomber les masques. En Occident on joue avec des idées et des concepts. Au Moyen-Orient, c’est une question de vie ou de mort.


  • En 1973 Sadate, en 2006 la Syrie : deux mains tendues refusées.
    (22 décembre 2006) - Le président syrien Bachar al-Assad a proposé récemment à Israël des négociations de paix, sans conditions préalables. Le Premier ministre Olmert les rejette, arguant de son alliance avec Washington. Il semble n’avoir pas retenu la leçon de 1973, où le refus de négocier avec Sadate conduisit à la Guerre de Kippour.


  • Assad attend Ehoud
    (22 décembre 2006) - Répondre à l’appel de la Syrie : un impératif pour Israël. "Dans un avenir pas si lointain, le refus d’Israël de parler avec le régime syrien pourrait se révéler la plus grande erreur stratégique du gouvernement Olmert"


  • Il faut parler avec la Syrie
    (18 décembre 2006) - Les intérêts américains et israéliens ne concordent pas toujours. "Il est donc important d’explorer jusqu’au bout les possibilités de la diplomatie avec la Syrie, au lieu d’attendre que la prochaine guerre éclate."


  • Mon premier antisémite
    (18 décembre 2006) - Les antisémites sont rares en Israël. Alors, quand, en Russie, un chroniqueur israélien en rencontre un (une, pour l’occasion), cela l’amuse et il s’amuse. Très israélien.


  • Rapport Baker-Hamilton sur le Proche-Orient : inverser les liens et la logique
    (15 décembre 2006) - Pour l’essentiel, le Rapport Baker-Hamilton ne traite pas du conflit israélo-palestinien. Mais, pour ce qu’il en dit, il s’engouffre dans la théorie fausse selon laquelle ce conflit est à l’origine de l’instabilité régionale. Il aurait mieux fait d’analyser les causes réelles du fiasco américain en Irak, et les conséquences de celui-ci sur le Proche-Orient.


  • Ilan Greilsammer : Les journaux de Shabbat
    (14 décembre 2006) - Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l’Université de Bar-Ilan tient une rubrique dans deux revues juives - Regards (Belgique) et l’Arche (France). Dans cette tribune d’humeur et d’humour, Ilan Greilsammer nous parle des journeaux de shabbat, qui sont une véritable institution en Israël, au même titre que la Knesset ou la Cour suprême. L’humour grinçant d’Ilan Greilsammer frappe pile au bon endroit !


  • Payer pour les erreurs commises
    (14 décembre 2006) - En prenant une décision historique, la Haute cour de Justice a provoqué hurlements à droite et félicitations à gauche : l’Etat d’Israël doit désormais indemniser les victimes palestiniennes innocentes suite aux opérations de l’armée. Signe, pour Gaï Benyovits, qu’Israël est tout simplement adulte et responsable de ses actes.


  • Fin de la conférence de Téhéran sur "la réalité de la Shoah"
    (13 décembre 2006) - La "conférence" de Téhéran sur "la réalité de la Shoah" a rassemblé la fine fleur des négationnistes du monde entier. Dont les sinistres Faurisson, Georges Theil, David Duke (Ku Klux Klan), l’Australien Frederick Toben. Bref, que du beau monde. Sans oublier les inévitables "Netourei Karta".


  • Le contexte régional domine le conflit israélo-palestinien
    (13 décembre 2006) - Un emboîtement régional lie conflit israélo-palestinien, crises en Irak et au Liban, menaces en provenance d’Iran et de Syrie, terrorisme Hezbollah et jihadiste. Il révèle une nouvelle et vaste arène géostratégique. Elle présente à la fois des opportunités et des dangers. Mais jusqu’ici l’Iran et ses clients y ont déployé une stratégie bien plus coordonnée qu’Israël, l’Occident et les pays arabes modérés.


  • Jumelage : Ces jeunes qui préparent la paix
    (13 décembre 2006) - Il y a plus de trois ans, Katty Rojtman et Selma Szwarcman, membres actives des Amis belges de Shalom Archav, lançaient l’idée d’un jumelage tripartite entre des villes belges, israéliennes et palestiniennes. Trois ans plus tard, non sans difficultés, c’est une rencontre entre quatre partenaires qui a finalement vu le jour. Cet été, à Limeil-Brevannes (Val-de-Marne), ils étaient 40 jeunes issus de France, de Belgique, d’Israël et des Territoires palestiniens à partager leurs valeurs. Dans le dialogue.


  • Rencontre entre Juifs et Arabes israéliens
    (12 décembre 2006) - Un reportage de notre correspondante israélienne. Tout semblait si simple ce samedi ensoleillé du 2 décembre 2006 à Oum El Fahem. 120 juifs israéliens ont répondu à l’invitation du « Nebras » - une association communautaire d’habitants d’Oum El Fahem dont les objectifs sont le développement de la culture et de la langue arabe en Israël, la lutte contre le racisme, le combat pour devenir des citoyens égaux et responsables - à visiter et faire connaissance des habitants de cette localité arabe israélienne de Galilée.


  • Oubliez l’idée d’un Etat binational en Palestine
    (8 décembre 2006) - Avec l’impasse d’une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien, une vieille idée refait surface dans certains cercles : un Etat binational pour les Israéliens et les Palestiniens. Raafat Dajani en démontre l’inanité. Retour sur quelques fondamentaux bons a rappeler. Avec pour intérêt supplémentaire que la voix vient du Liban.


  • Le moment de faire ses valises ?
    (8 décembre 2006) - En Israël, on assiste à une sorte d’"hystérie iranienne". Celle-ci, écrit Beilin, est devenue "le refuge de ceux qui ne veulent pas de la paix." Paix qui, justement, préserverait le mieux Israël face à la menace iranienne. Itzhak Rabin ne disait-il pas qu’Israël devait parvenir à la paix avec ses voisins avant que l’Iran n’acquière l’arme nucléaire ?


  • La ministre israélienne de l’éducation veut remettre la ligne Verte dans les manuels scolaires
    (8 décembre 2006) - Comme l’on sait, la délimitation entre Israël et la Cisjordanie n’est pas une frontière internationale. C’est la ligne d’armistice établie en 1949, dite « ligne Verte ». Les manuels scolaires israéliens ont tendance à la gommer de leurs cartes géographiques. Ils annexent dans les esprits les territoires palestiniens occupés en 1967. Youli Tamir, actuelle ministre israélienne de l’éducation, a ordonné de réintroduire la ligne Verte dans les nouveaux manuels. Tollé.


  • Bienvenue, Madame Royal
    (5 décembre 2006) - La campagne présidentielle en France a fait un détour par le Proche-Orient. Débat franco-français, certes. Mais cette interpellation de Ségolène Royal, parue dans Ha’aretz alors que celle-ci se trouvait en Israël, vaut toutes choses étant égales pour la politique extérieure de la Belgique.


  • Des peuples et de leurs leaders
    (30 novembre 2006) - Les opinions publiques palestinienne et israélienne restent intensément patriotes et motivées. Mais c’est prendre ses rêves pour la réalité que de croire les publics de chaque camp capables de contraindre leurs gouvernements respectifs à se dégager du conflit. Car il faut non seulement des opinions impliquées, mais encore des leaders compétents. Les peuples n’ont-ils pas les chefs qu’ils méritent ?


  • Avi Primor : La Syrie : aller de l’avant !
    (30 novembre 2006) - Selon Avi Primor, ancien ambassadeur toujours impliqué dans le processus de paix israélo-palestinien et israélo-arabe, le Président syrien Bachar el-Assad a de bonnes raisons de courtiser Israël et de lui demander de revenir à des négociations diplomatiques, stoppées en mars 2000. Israël a également de bonnes raisons d’accepter la cour syrienne. Pour assurer sa survie politique, Assad aspire à briser l’isolement dans lequel il a été placé par les Etats-Unis, la France et Israël. Le plateau du Golan n’est que secondaire pour lui. Sur cette question, il s’est affranchi de l’approche émotionnelle de son père, Hafez el-Assad, qui a perdu le plateau du Golan en 1967. Pour le fils, âgé seulement de deux ans à l’époque, ramener le Golan sous contrôle syrien n’est qu’un moyen de glorifier son nom et renforcer son pouvoir.


  • Amos Oz : Pas de trêve, une paix définitive
    (29 novembre 2006) - Si le cessez-le-feu entre Israël et les Palestiniens décrété dimanche dure, cela constitue un premier pas. Pour autant, il faudrait prendre trois mesures dans la continuité : libérer des prisonniers palestiniens, former un nouveau gouvernement palestinien qui soit en faveur d’une coexistence avec Israël plutôt que de sa destruction, et entamer des pourparlers globaux de paix entre Israéliens et Palestiniens.


  • Chemsi Chéref-Khan : Remplacer le sacrifice du mouton par le don
    (29 novembre 2006) - Chemsi Chéref-Khan, humaniste de culture musulmane, nous livre sa reflexion quant à l’Aït-el-Kébir, le sacrifice du mouton. Toujours à la recherche de solutions créatives et humanistes, Chemsi Chéref-Khan puise dans la spiritualité et la pureté originelle de la religion musulmane.


  • Vengeance et compassion
    (29 novembre 2006) - Dans le climat du Proche-Orient, fait de violences, de vengeances ou de représailles, quand des deux côtés, des citoyens ordinaires font preuve de compassion pour l’autre, cela paraît inhabituel. Ode à la compassion et aux "belles âmes", avec l’histoire personnelle de Gershon Baskin en sus.


  • Amos Oz : Le bout des ténèbres ?
    (28 novembre 2006) - "De combien de temps encore, de souffrances et de sang innocent les dirigeants d’Israël et de Palestine auront-ils besoin avant de parvenir là où les deux peuples, le coeur lourd, se trouvent déjà ? Le cessez-le-feu, s’il tient, pourrait être la première lumière qui vacille au bout des ténèbres."


  • Libérez Barghouti
    (24 novembre 2006) - Pour Yossi Sarid, ancien ministre et ancien Secrétaire général du petit parti israélien de gauche Meretz, il faut libérer Marwan Barghouti. Il est le seul a pouvoir fédérer l’opinion palestinienne autour d’un projet réaliste de coexistence avec Israël. Car il n’est pas possible de trouver leader palestinien plus populaire. Malheureusement « les gouvernements israéliens feront toujours ce qu’il faut trop tard. C’est ainsi qu’ils aiment faire les choses. »


  • Les enfants de Sderot ne veulent plus rentrer chez eux
    (24 novembre 2006) - Bienvenue dans l’enfer de Sderot : ses Qassam, ses enfants terrorisés, sa pauvreté, ses services publics déficients, et un milliardaire louche qui en profite pour s’acheter une popularité


  • Choix cornélien : une trêve avec le Hamas
    (24 novembre 2006) - Faute de mieux, Israël devrait exiger que le Hamas révise sa charte et engager des négociations constructives avec sa direction, afin d’aboutir à une « hudna » (trève), a court, puis à long terme. Mais le Premier ministre Olmert en a-t-il la capacité ?


  • La colonisation : un Etat mafieux
    (23 novembre 2006) - Shalom Archav vient de publier un rapport qui montre pour la première fois, chiffres à l’appui, que 40% au moins des terres sur lesquelles sont bâties les colonies, même les plus anciennes, appartiennent à des personnes palestiniennes privées. En attendant de traduire ce rapport, voici la tribune publiée dans Ha’aretz par Dror Etkes, responsable de l’Observatoire de la colonisation de Shalom Arshav et auteur de ce rapport.


  • Le plan Beilin
    (21 novembre 2006) - Encore un nouveau plan, diront certains... Mais peut-être explique-t-il la récente initiative européenne, et certaines déclarations d’Abbas. Un Genève II qui réussirait ? Allez savoir...


  • Chemsi Chéref-Khan : « Sire, il n’y a pas d’islam belge »
    (21 novembre 2006) - Chemsi Chéref-Khan est un militant laïque et humaniste de culture musulmane qui, depuis un certain nombre d’années, mène un combat infatigable et courageux en faveur de la défense des valeurs laïques menacées par la montée des extrémismes de tous bords, par l’extrémisme religieux islamique en particulier. Dans cet article, il examine en profondeur quel islam reconnaître officiellement et quel islam financer par les deniers publics.


  • Ce que nous ne pouvions pas dire pendant le désengagement
    (17 novembre 2006) - Le désengagement n’a pas été un désengagement d’avec les Palestiniens, mais il a marqué un divorce entre laïques et colons religieux nationalistes. Cet article renvoie à celui, célèbre, d’Amos Oz, "Enfin libres" .


  • Des Israéliens pleurent les victimes palestiniennes de Beit Hanoun
    (17 novembre 2006) - Des faire-parts de deuil (payants) pour les victimes de Beit Hanoun ont été publiés dans Ha’aretz, émanant de citoyens israéliens lambda. Sans oublier que des roquettes Qassam ont fait mercredi 15 novembre 1 mort et 2 blessés graves à Sderot. Des citoyens israéliens, même minoritaires, auraient-ils entendu l’appel de David Grossman de prendre leur destin entre leurs mains ?


  • Après Beit Hanoun, hélas rien de neuf
    (17 novembre 2006) - Beit Hanoun ne générera aucun électrochoc. Le conflit israélo-palestinien suivra son cours négatif. Celui-ci verra encore des tragédies similaires.


  • Un accord intérimaire, faute de mieux
    (10 novembre 2006) - La situation actuelle entre Israël et les Palestiniens est bloquée. Les fossés entre les parties sont trop profonds et les leaderships respectifs trop faibles. Inutile de songer à une négociation sur un accord de paix global. Dans ces circonstances, conclure un accord intérimaire est la seule voie possible. Deux options s’ouvrent : avec Abou Mazen (Mahmoud Abbas) ou avec le Hamas.


  • Combattants palestiniens jusqu’à la mort
    (9 novembre 2006) - Dans un reportage Le Monde plonge au cœur de ce qu’il appelle “les combattants palestiniens jusqu’à la mort”. « Terroristes pour Israël, résistants pour les Palestiniens », note le quotidien qui interroge un des responsables de l’attentat à Ashdod qui a coûté la vie à 11 Israéliens. Cet homme recherché par Israël explique son combat et déclare : « Ma conviction est qu’Israël va, un jour, quitter la Palestine » précisant que ses deux enfants sont « des cadeaux pour la résistance ». Deux terroristes membres des brigades Al-Qods du Djihad islamique déclarent encore : « Mon rêve est de tuer le plus grand nombre de juifs. Je suis prêt demain et à tout moment à faire un attentat-suicide. Si on avait l’arme atomique, on ferait péter tout Israël comme cela il n’y aurait plus de juifs."


  • David Grossman : discours à la commémoration Yitzhak Rabin
    (7 novembre 2006) - Depuis quelques années, les commémorations Rabin étaient consensuelles. Cette année, les proches du Premier ministre assassiné n’en ont pas voulu ainsi. Ils ont refusé la tribune aux politiciens. Le grand écrivain israélien David Grossman, dont le fils est mort au combat l’été dernier, était l’orateur principal. Devant 100.000 personnes, il tient un discours passionnément humaniste et patriote, pour la paix israélo-palestinienne, pour la main tendue aux Palestiniens, pour négocier avec la Syrie. Un discours d’homme d’Etat (les intertitres sont ceux de la version de Ha’aretz en hébreu).


  • Une idée née du désespoir
    (2 novembre 2006) - Ces dernières semaines, les cercles arabes modérés ont suggéré de tracer les frontières définitives entre Israël et la Palestine avant de négocier les problèmes difficiles. Mais aujourd’hui cette idée ne figure à l’ordre du jour prioritaire de personne. Il s’agirait plutôt dans un avenir proche d’ouvrir un dialogue avec la Syrie afin de contrer les ambitions régionales de Téhéran.


  • Aider l’économie palestinienne pour combattre le terrorisme
    (2 novembre 2006) - Après un résumé des derniers développements politiques en Palestine, Rubinstein affirme que, dans la lutte de pouvoir actuelle entre Fatah et Hamas, une victoire des modérés palestiniens ne peut être acquise que par une reprise économique, en particulier à Gaza, avec quelques propositions à la clé. Avec l’aide d’Israël, car, écrit-il, "s’il y a un secteur à Gaza qui ne souffre pas de problèmes budgétaires, c’est bien le terrorisme".


  • Yossi Sarid : "Yitzhak, tes braises sont mortes depuis longtemps"
    (2 novembre 2006) - Yossi Sarid, ancien Ministre et ancien secrétaire général du Meretz, parti laïque de gauche, lance pour le onzième anniversaire de l’assassinat d’Yitzhak Rabin un de ces célèbres coups de gueule.


  • Ilan Greilsammer : Vingt raisons de garder le sourire
    (19 octobre 2006) - Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l’Université de Bar-Ilan tient une rubrique dans deux revues juives - Regards (Belgique) et l’Arche (France). Dans cette tribune d’humeur et d’humour, Ilan Greilsammer nous donne vingt raison de garder le sourire. L’humour grinçant d’Ilan Greilsammer frappe pile au bon endroit !


  • Stabilités gouvernementales et conflit israélo-palestinien : la question de la poule et de l’œuf
    (19 octobre 2006) - Une instabilité chronique afflige les gouvernements israélien et palestinien. Est-ce le conflit israélo-palestinien qui entraîne l’instabilité, ou celle-ci qui perpétue le conflit ? C’est la question de la poule et de l’œuf. Même si le conflit influence chaque camp de manière asymétrique.


  • Un haut responsable du Hamas : la violence est-elle une "maladie palestinienne" ?
    (18 octobre 2006) - Ghazi Hamad, personnalité importante du Hamas et porte-parole du gouvernement, a publié mardi un article qui condamne la violence inter-palestinienne et se demande si elle est devenue une "maladie palestinienne". Hamad s’inquiète des clivages dans les territoires palestiniens, et des heurts sanglants qui se sont récemment produits entre mouvements politiques rivaux.


  • Nous avons réussi : ils s’entretuent !
    (17 octobre 2006) - La seconde guerre du Liban a soulevé de nombreux doutes sur la capacité du gouvernement à réfléchir à l’avance aux conséquences de ses actions, à analyser leurs répercussions futures et à agir en conséquence. Mais le comportement du gouvernement à l’égard des Palestiniens atteste sans aucun doute des capacités de planification stratégique d’un joueur d’échecs émérite qui, patiemment, tend un piège à son adversaire, coup après coup, jusqu’à la défaite du Roi. Echec et mat.


  • Des Juifs américains colombes et de gauche s’organisent pour contrer
    (17 octobre 2006) - Ce qui se passe aux Etats-Unis et dans la communauté juive américaine n’est jamais anodin pour ce qui concerne Israël et le conflit israélo-arabe. L’AIPAC, le puissant lobby pro-israélien a joué, à notre avis, un rôle très néfaste par ses positions très à droite. Depuis peu, un groupe s’est constitué pour contrer l’AIPAC et tenter d’influencer la politique américaine dans un "meilleur sens".


  • Les limites à la tolérance
    (13 octobre 2006) - Tout le monde a en tête les déclarations haineuses du Président iranien Ahmadinejad ainsi que la sinistre exposition de caricatures montée par le régime de Téhéran visant à nier la Shoa. A côté de cette réalité, l’article nous en expose une autre, plus surprenante : celle d’une communauté juive iranienne florissante ayant pignon sur rue. De quoi nous rappeler que la réalité est toujours plus nuancée que les discours simplistes des faiseurs de guerre.


  • Bernard-Henri Lévy : Soutien sans bémol
    (8 octobre 2006) - Pour Bernard-Henri Lévy, le contenu de l’article rédigé par Robert Redeker, « son caractère possiblement polémique ou injurieux n’a plus rien à faire dans un débat où ce qui est en cause, c’est, outre la vie d’un homme, ce principe de laïcité ». Dans son bloc-notes au point, BHL affirme que « dès lors que ce texte lui vaut d’avoir sur la tête, au pays des droits de l’homme et de Voltaire, une sorte de fatwa, mérite un soutien total, indiscuté, sans bémol ». Le chroniqueur rejette l’idée même que ce professeur en tant que fonctionnaire est tenu par un devoir de réserve (en référence aux propos du ministre de l’Education nationale, Gilles de Robien) : « Car autant le professeur est en effet astreint dans l’exercice même de son métier, dans l’enceinte de sa salle de classe, à un devoir de neutralité, autant le citoyen est, quand il s’exprime dans un journal, libre de son propos. » Pour Bernard-Henri Lévy ceux qui soutiennent le professeur du « bout des lèvres » ou ceux qui parlent de « provocation, « donnent la nausée » car « ils prennent le risque, et de justifier le crime, et d’affaiblir la République ».


  • Robert Redecker : Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ?
    (2 octobre 2006) - A la demande de nos lecteurs, nous publions la tribune du philosophe Robert Redecker parue dans Le Figaro du 19 septembre 2006, interdit à la vente en Tunisie pour offense à l’islam. Sans partager l’analyse du philosophe, nous publions cet aticle par solidarité pour cet homme qui aujourd’hui - en France - doit vivre dans la clandestinité pour échapper à la mort, car il est la victime d’une sorte de "fatwa". Redecker dénonce la violence du Coran par opposition aux textes sacrés des Juifs et des Chrétiens. Nous ne partageons pas son point de vue. A l’instar d’Elie Barnavi, historien israélien spécialiste des guerres de religion, nous pensons au contraire que les textes sacrés des trois religions peuvent - selon les époques - mener à la violence la plus extrême ou au contraire favoriser l’entente, le savoir et l’ouverture... Les textes sacrés sont de véritables "auberges espagnoles" où chacun trouve ce qu’il recherche en fonction de ses besoins et son époque. Les textes sacrés sont de véritables "auberges espagnoles" où chacun trouve ce qu’il recherche en fonction de ses besoin et son époque. Le texte ne change pas, mais notre regard change en fonction des époques.


  • Ressusciter un mort
    (2 octobre 2006) - Khaled Duzdar dresse le tableau de l’impasse dans laquelle se trouvent les Palestiniens. Pessimiste et quasiment désespéré, Duzdar ne trouve pour seul conseil à donner à Mahmoud Abbas que de se débarrasser du Hamas par une sorte de "coup d’Etat constitutionnel". Très risqué, reconnaît-il lui-même.


  • Un terroriste juif prend 4 fois la perpétuité
    (2 octobre 2006) - Le 27 septembre 2006, le tribunal du district de Jérusalem a condamné un terroriste juif à 4 peines de perpétuité, plus 12 ans de prison, pour l’assassinat de 4 Palestiniens. Asher Weisgan a été condamné le 11 septembre pour l’assassinat de 4 ouvriers arabes, et pour avoir blessé un cinquième homme, dans l’usine de la colonie de Shilo, en Cisjordanie, où ils travaillaient, le jour qui a précédé la mise en oeuvre du plan de désengagement de Gaza en août 2005.


  • Olmert et Abbas ont besoin l’un de l’autre, mais pour de mauvaises raisons
    (2 octobre 2006) - Si la reprise d’un véritable processus de paix est trop ambitieuse pour la réunion Olmert-Abu Mazen, que pouvons-nous en attendre ? Voici les scénarios optimistes et pessimistes proposés par Yossi Alpher.


  • Vers une tutelle sur la Palestine ?
    (21 septembre 2006) - L’expérience libanaise actuelle d’engagement international - singulièrement européen, vu la paralysie américaine régionale - pourrait servir d’exemple pour la Palestine. Une tutelle internationale permettrait d’avancer. Cette idée requiert toutefois la présence de partenaires locaux stables et de bonne volonté. Elle serait impossible à mettre en œuvre contre la volonté du Gouvernement palestinien. Quoi qu’il en soit, elle ne semble, pour l’heure, pas réaliste.


  • Le 11 Septembre fut un tournant
    (14 septembre 2006) - Indirectement, le 11 Septembre déclencha de la part des Etats-Unis un ensemble d’actions et de réactions en chaîne dans le grand Moyen-Orient. Certaines sont positives pour Israël, comme l’élimination de Saddam Hussein et d’autres, imprévues et négatives, comme la montée en puissance de l’islamisme radical sous influence iranienne. Quoi qu’il en soit, le 11 Septembre affecta profondément l’équation israélo-palestinienne.


  • Le retour du partenaire
    (14 septembre 2006) - Pour le secrétaire général de Shalom Archav Israël, la recomposition politique en Palestine annonce le "retour d’un partenaire".


  • Yossi Beilin : La fenêtre d’opportunité de septembre
    (12 septembre 2006) - La nouvelle initiative arabe représente une occasion unique pour Israël. Pour Beilin, une "coalition de la lucidité" entre Israéliens et Arabes est encore possible, mais pas pour longtemps. Rêvons un peu : Israël et les Etats arabes présentent conjointement une proposition aux Nations unies. Utopique ? Probablement...


  • Le récit palestinien : incompatible avec une solution à deux Etats
    (8 septembre 2006) - Le récit palestinien refuse fondamentalement de reconnaître la légitimité de l’Etat juif en Terre d’Israël / Palestine historique. Il continue d’exiger le droit au retour des réfugiés de 1948 et de leurs descendants. Même si, dans chaque camp, une majorité se dégage en faveur d’une solution à deux Etats, cette persistance empêchera de vraiment mettre un terme au conflit.


  • Trêve sur un baril de poudre
    (6 septembre 2006) - Ran Halévi, historien et directeur de recherches au CNRS, fait un point sur le « fiasco général » que fut la guerre du Liban aussi bien pour Israël que pour le Hezbollah. Cette guerre a montré qu’ « un petit Etat démocratique, aussi puissant qu’il puisse être, ne peut provoquer une guerre préventive contre une menace terroriste, aussi avérée soit-elle ». Par ailleurs, Ran Halévy énumère les conséquences négatives pour le Hezbollah et son allié iranien. Cette guerre les a affaiblis. Même si le Hezbollah a remporté la guerre des images, il a subi des pertes matériels et humaines. Sa popularité auprès des Libanais « a fléchi au vu des conséquences calamiteuses de ses provocations intempestives, de sa politique d’intimidation envers ses adversaires politiques et, plus généralement, de ses atteintes répétées à la souveraineté de l’Etat libanais ». Le Hezbollah s’est, également, lourdement trompé sur "l’ennemi sioniste", note l’historien, qui précise : « Du fond de sa cachette, M. Nasrallah vient de découvrir les ressorts insoupçonnés d’une société qui marie dans un curieux dosage les "futilités" de notre époque avec un puissant sentiment de son identité nationale. » Enfin, « les termes du cessez-le-feu ne lui sont pas favorables. L’installation d’une force internationale à la frontière israélienne et le risque de voir bloquer ses voies d’approvisionnement en armes lourdes placent le Hezbollah dans une situation nettement moins avantageuse qu’il y a quelques semaines encore. Il en va de même pour son protecteur iranien. L’Iran, en effet, qui a tiré à peu de frais d’inappréciables dividendes de son soutien au Hezbollah, ne sort guère conforté de cette guerre, où son ingérence dans les affaires libanaises, et de toute la région, a été révélée au grand jour. »


  • Georges Bensoussan : Une petite musique de mort
    (2 septembre 2006) - La menace de détruire Israël fait son chemin, sournoise en Occident, tonitruante en Orient. Quand on parle de disproportion au Proche-Orient, on oublie que l’Etat juif défend son droit à exister. Aux jeunes d’aujourd’hui, le conflit du Proche-Orient paraît éternel.


  • Disparition de l’Autorité Palestinienne : tous perdants
    (28 août 2006) - L’Autorité Palestinienne pourrait bien disparaître. Cette situation compliquerait encore davantage la donne. A ce jeu, tous seraient perdants. C’est pourquoi les Israéliens et les Palestiniens sensés et leurs amis dans la communauté internationale devraient déployer de grands efforts pour éviter son effondrement.


  • Yossi Sarid refuse la nationalité norvégienne !
    (27 août 2006) - Pour court-circuiter un boycott contre un journaliste israélien estimé qui devait participer à une conférence sur les moyens de "combler les fossés qui séparent les religions, les cultures et les peuples", les Norvégiens avaient trouvé un truc : étrange et pas très honorable, pour une "question de principe"...


  • Examens de conscience : en Palestine aussi
    (27 août 2006) - Un porte-parole du gouvernement palestinien, représentant du Hamas, critique le chaos et la violence à Gaza, et dit que l’occupation n’explique pas tout. Il appelle les Palestiniens à admettre leurs erreurs.


  • Grossman, hisse le drapeau
    (26 août 2006) - Devant les dérives possibles des mouvements de colère et de protestation qui se développent en Israël, et alors qu’en cas de nouvelles élections, les sondages prédisent la victoire d’une coalition droite-religieux, Dan Jacobson, membre du secrétariat de Shalom Archav Israël, appelle à une manifestation populaire dont David Grossman serait porte-parole. Si, bien sûr, il se relève du deuil terrible qui l’a touché.


  • Un point de vue libanais : Après la guerre, le temps des illusions
    (23 août 2006) - Cette analyse d’un journaliste libanais, parue dans un journal libanais, L’Orient Le Jour, est particulièrement intéressante en raison de sa critique du Hezbollah depuis le retrait israélien de mai 2000.


  • Israël se concentre sur le Nord, non sur la Palestine
    (23 août 2006) - A l’issue de la guerre au Liban durant l’été 2006, Israël fait face à des ennemis islamistes agressifs soutenus par l’Iran et son vassal, la Syrie. Une éventuelle initiative de paix passerait vraisemblablement par celle-ci. Sur le front palestinien, c’est l’impasse politique. Elle pourrait engendrer une nouvelle escalade militaire et terroriste.


  • Yossi Beilin : Pour une conférence de Madrid II
    (22 août 2006) - Yossi Beilin, l’artisan israélien de l’Initiative de Genève, réclame une commission d’enquête sur la guerre et appelle Olmert à prendre l’initiative d’une conférence de paix internationale à l’image de la conférence de Madrid de 1991. Cette initiative, pense Beilin, aurait de meilleures chances de succès que la précédente, qui avait déjà changé en partie le cours de l’histoire du Moyen-Orient.


  • Shlomo Ben-Ami : La communauté internationale : combien de divisions ?
    (22 août 2006) - Les effets retard de la guerre du Liban vont-ils provoquer une révolution copernicienne dans la pensée stratégique israélienne, et verra-t-on revenir au premier plan la "communauté internationale", dont la simple mention provoquait il y a peu en Israël railleries ou indifférence, et ce aux dépens de l’allié américain, ou en tout cas de ses méthodes ? C’est que paraît souhaiter l’ancien ministre Shlomo Ben-Ami, car pour lui, ce n’est qu’avec son aide que des accords avec la Syrie et les Palestiniens, vitaux pour Israël, seront possibles.


  • David Grossman : "Notre famille a perdu la guerre"
    (21 août 2006) - David Grossman, l’un des plus grands romanciers israéliens et figure emblématique du camp de la paix, vient de perdre son fils Uri, 20 ans, sergent-chef tué au Liban par un missile anti-char le samedi 12 août. Quelques jours avant la mort de son fils, il avait lancé, avec les écrivains Amos Oz et A. B. Yehoshua, d’abord dans une tribune publiée par Haaretz, puis lors d’une conférence de presse, un appel au gouvernement israélien pour qu’il mette fin aux opérations militaires au Liban. Les trois hommes de lettres, considérés comme proches du "camp de la paix", avaient soutenu la riposte à l’attaque du Hezbollah, mais estimaient inutile l’extension de l’offensive décidée le 9 août.


  • Après la bataille
    (21 août 2006) - Bernard Cohen, membre du bureau de la Fondation Emile-Cohen pour le rapprochement judéo-arabe, nous livre une analyse très intéressante sur le conflit du Liban, qui a creusé le fossé entre le monde arabe et les démocraties occidentales. L’analyse critique d’un homme de paix.


  • La signification du soutien arabe israélien au Hezbollah
    (21 août 2006) - Yossi Alpher constate que le Hezbollah a largement conquis le cœur des arabes israéliens, ainsi que le prouve le dernier sondage du Centre pour la recherche de la paix de l’Université de Tel Aviv. Analyse.


  • Elie Barnavi : Israël, le droit d’exister
    (10 août 2006) - Elie Barnavi, intellectuel israélien de premier plan (historien, écrivain, professeur à l’Université de Tel-Aviv et ancien ambassadeur d’Israël en France) a réagi à une tribune libre d’un enseignant-écrivain, un certain Nico Hirtt, paru dans La Libre Belgique -- particulièrement odieuse, assimilant le sionisme au racisme et refusant à Israël le droit d’exister. Selon Elie Barnavi, ce pamphlet nauséabond dépasse tout ce qu’on a pu lire jusqu’à présent dans la presse européenne. La Libre Belgique a demandé à Elie Barnavi de publier un ancien article - prémonitoire - paru à la veille de la Conférence de Durban (2001) qui explique de manière très pédagogique pourquoi Israël a le droit d’exister... Par souci de cohérence, nos lecteurs pourront lire l’article de Nico Hirtt à la fin de celui d’Elie Barnavi (même document).


  • André Glucksmann : Proche-Orient : les illusions calamiteuses d’une géopolitique surréaliste
    (10 août 2006) - "L’indignation de beaucoup d’indignés m’indigne à mon tour. Pour l’opinion publique mondiale, certains morts musulmans pèsent le poids d’une plume, d’autres des tonnes. Deux poids, deux mesures. Le meurtre terroriste d’une cinquantaine de civils chaque jour à Bagdad est relégué à la rubrique des faits divers, tandis que le bombardement qui tue vingt-huit habitants à Cana est élevé au rang de crime contre l’humanité - seuls quelques rares esprits comme Bernard-Henri Lévy et Magdi Allam, rédacteur en chef du Corriere della Sera, s’en étonnent. Pourquoi les deux cent mille massacrés du Darfour ne suscitent-ils pas le quart de la moitié des réactions horrifiées qu’éveillent les victimes deux cents fois moins nombreuses du Liban ? Lorsque des musulmans tuent d’autres musulmans, faut-il croire que cela ne compte pas, ni pour les autorités coraniques ni pour la mauvaise conscience occidentale ? L’explication est boiteuse, car lorsque l’armée russe, chrétienne et bénie par les popes, rase la capitale des musulmans tchétchènes (Grozny, 400 000 habitants) et tue les enfants par dizaines de milliers, cela ne compte pas davantage." André Glucksmann


  • Nouvelles réalités politiques : spéculations
    (10 août 2006) - Que sera l’après-guerre en Israël et en Palestine ? Il ouvrira une période d’instabilité gouvernementale. Il ne permet que des spéculations. Revue des différentes hypothèses.


  • Pas de stabilité sans paix
    (6 août 2006) - L’esquisse d’un cessez-le-feu se met en place sur les fronts du Liban comme de Gaza. Mais aucun cessez-le-feu ne pourra rester stable aussi longtemps que, côté arabe, le gouvernement sera institutionnellement faible et incapable d’exercer une souveraineté effective.


  • Bernard-Henri Lévy : Disproportion, suite
    (5 août 2006) - Est-il encore possible, face aux images du carnage de Cana, face au spectacle odieux, insupportable à la conscience, de ces corps d’enfants que l’on sort des décombres de leur maison, est-il encore possible, dans l’émotion, le chagrin, le deuil qui nous étreignent, de rappeler quelques faits ?


  • Marek Halter : Sharon, réveille-toi
    (1er août 2006) - J’ai assez manifesté pour l’indépendance du Liban pour comprendre la rage des Libanais. J’aime assez Israël pour comprendre le drame des Israéliens. Si cette guerre pouvait enclencher un processus qui n’aboutirait certes pas à la paix mais à une forme de coexistence ? Au cours de l’Histoire, bien des conflits se sont réglés dans l’urgence. Pourquoi pas celui-là ?


  • Ce qu’Israël devrait faire. Ce dont il devrait s’abstenir
    (28 juillet 2006) - Dans le conflit actuel, Israël devrait adopter un profil bas politique et se contenter de porter un coup sévère à l’islamisme radical. Il devrait se rapprocher discrètement des Etats arabes modérés. Avec leur aide, il devrait négocier des cessez-le-feu séparés, pour isoler le Hezbollah, reprendre le retrait unilatéral de Cisjordanie occupée et réparer les erreurs américaines dues aux politiques précipitées de réforme démocratique régionale.


  • La question humanitaire : un élément constitutif du conflit
    (25 juillet 2006) - La question humanitaire fait partie intégrante de la crise actuelle à Gaza et au Liban, avec d’inévitables implications militaires et politiques. La plus odieuse étant celle des autorités palestiniennes sous houlette du Hamas, qui n’hésitent pas à prendre en otage la population de Gaza.


  • Nasrallah n’a pas le droit de prendre seul la décision de la guerre
    (20 juillet 2006) - La majorité des titres de la presse arabe condamnent le « parti de Dieu » de mener le pays du cèdre à sa perte. Ils s’accordent par ailleurs dans leurs accusations virulentes contre Israël et son utilisation de la force.


  • Amoz Oz : La guerre du Hezbollah contre Israël et le Liban
    (20 juillet 2006) - À de nombreuses reprises dans le passé, le mouvement israélien pour la paix a critiqué les opérations militaires israéliennes. Pas cette fois. Cette fois, la bataille ne relève pas de l’expansion d’Israël et de la colonisation. Aucun territoire libanais n’est occupé par Israël. Il n’existe aucun contentieux territorial bilatéral. Le 12 juillet dernier, sans être provoqué, le Hezbollah a lancé une violente attaque en territoire israélien. Il s’agissait aussi, en réalité, d’une attaque contre l’autorité et l’intégrité du gouvernement libanais puisque le Hezbollah, en attaquant Israël, a pris en otage la capacité de ce gouvernement à contrôler son propre territoire et à décider de la paix ou de la guerre.


  • Simon Epstein, enseignant à l’Université de Jérusalem, membre du parti travailliste : « Israël ne peut pas accepter d’être systématiquement menacé par le Hezbollah »
    (19 juillet 2006) - Historien et spécialiste de l’extrême droite israélienne et de l’antisémitisme, chercheur à l’Université hébraïque de Jérusalem, Simon Epstein est membre du parti travailliste et militant pour la paix. Dans cet interview donnée au CRIF lors de son passage à Paris, il nous livre son analyse de la situation actuelle au Proche-Orient.


  • Bernard-Henri Lévy : Disproportion ?
    (19 juillet 2006) - Bernard-Henri Levy, philosophe français de premier plan et militant de la cause de la paix nous soumet son analyse sur la "disproportion" de la riposte israélienne. Et de rappeler la ligne de partage du conflit : d’un côté, les partisans de la cohabitation de deux peuples apprenant, avec le temps, sans illusions ni angélisme, à négocier, faire la paix, puis peut-être, un jour, s’entendre et s’aimer  : ce sont, en Palestine, les amis de Mahmoud Abbas  ; c’est, dans le monde arabe en général, un nombre croissant de dirigeants et de représentants de l’opinion éclairée  ; et c’est l’essentiel, droite et gauche confondues, d’une population d’Israël qui a fini par comprendre qu’il n’y a pas d’autre voie, à terme, que celle du partage de la terre. Et, de l’autre, les jusqu’au-boutistes d’une cause qui n’a plus qu’un très lointain rapport, et avec la cause nationale palestinienne, et avec la souffrance qui la soutient  : c’est, à Gaza, le Hamas de Khaled Mechaal et c’est, ici, au Liban, le Hezbollah - ces deux piliers d’un fascislamisme dont on ne répétera jamais assez que les marionnettistes se cachent à Damas et, surtout à Téhéran et dont les responsables sur le terrain sont visiblement prêts, si la victoire finale est à ce prix, à se battre jusqu’au dernier Libanais, Palestinien et, bien sûr, Juif.


  • David Grossman : Une guerre légitime, une bataille problématique
    (17 juillet 2006) - Selon l’écrivain israélien David Grossman, figure emblématique du camp de la paix, l’attaque surprise massive du Hezbollah sur la Galilée, au nord d’Israël, prouve pour autant que quelqu’un ait un doute ­à quel point toute cette région du monde est sensible et explosive et à quel point il en faut peu pour l’amener au bord de la guerre. Israël a répliqué, avec un plein droit à le faire. Cette offensive violente et ample du Hezbollah, depuis le territoire libanais, sur des dizaines de paisibles agglomérations israéliennes, n’a aucune justification. Aucun Etat au monde ne peut demeurer les bras croisés et abandonner ses citoyens à leur sort, à l’heure où son voisin l’attaque sans qu’il l’ait en rien provoqué. Analyse.


  • Les liaisons dangereuses du Hamas de l’extérieur
    (14 juillet 2006) - Le Hamas est traversé par des stratégies concurrentes : la cause nationale palestinienne d’un côté, la cause pan islamiste de l’autre. Cette analyse des contradictions au sein du mouvement islamiste peut nous aider à comprendre ce qui se passe à Gaza et même au Liban, où ce schéma pourrait peut-être s’appliquer au Hezbollah. En tout cas, nous dit ce Palestinien nationaliste laïque qu’est Ziad Asali, "si les Palestiniens se laissent aller à servir de pions dans une stratégie islamiste au niveau régional, cela pourrait bien signer l’arrêt de mort du mouvement national palestinien".


  • Les échanges de prisonniers : pourquoi pas un contre un ?
    (13 juillet 2006) - Quel regard porter sur les libérations de prisonniers palestiniens ? Curieusement, Israël rechigne à libérer des prisonniers palestiniens âgés et malade en tant que geste de bonne volonté envers des leaders palestiniens modérés tels que le Président Mahmoud Abbas, mais peuvent libérer des centaines de prisonniers susceptibles de reprendre leurs activités terroristes quand il s’agit de demandes de rançon émanant d’organisations terroristes. Analyse.


  • Une récompense offerte à quiconque tue un homosexuel
    (13 juillet 2006) - Durant le mois d’août 2006, la Gay Pride internationale sera organisée en Israël. La parade ne se tiendra pas Tel-Aviv mais à Jérusalem le 10 août. La tenue de ce défilé suscite la colère des Juifs orthodoxes et ultra orthodoxes. Prêts à tout pour que cette parade soit annulée, ils ont lancé une campagne d’intimidation et de haine contre les homosexuels. Ils n’hésitent pas à s’allier aux Chrétiens et aux Musulmans, qu’ils méprisent généralement, mais surtout ils lancent des appels au meurtre d’homosexuels.


  • Leçons provisoires tirées l’opération "Pluies d’été"
    (10 juillet 2006) - Comment analyser la situation actuelle qui règne dans la Bande de Gaza ? D’une part, l’attaque de Keren Shalom constitue un "casus belli", tout comme les fusées Qassam envoyées sur Sderot - Keren Shalom et Sderot sont au coeur d’Israël, à l’intérieur de la Ligne verte. D’autre part, le Liban a appris aux Israéliens une bonne leçon à retenir : "ne pas s’occuper de la politique de ses voisins". Quelles premières leçons tirer de l’opération "Pluies d’été" ? Analyse.


  • Non à Lau comme Président
    (29 juin 2006) - Dans les colonnes du Yedioth Aharonoth au début du mois, Amos Carmel considérait la possibilité d’une élection de Lau à la présidence, comme « une injure à la moitié du pays ». Et il a raison. Dans un pays où les femmes sont majoritaires, où une majorité laïque existe et où un establishment rabbinique extrémiste incite ses troupes à s’opposer vigoureusement au retrait, un rabbin comme président de l’Etat d’Israël est une dangereuse proposition -politiquement, parce qu’en tant que président, il est susceptible de soutenir les opposants au retrait de la Terre d’Israël, et socialement, parce qu’il est susceptible de tourner le dos à un million d’immigrants russes et autres mangeurs de porc et crevettes, ou de laisser les mains de femmes israéliennes, impatientes de féliciter leur président, se balancer vainement dans les airs.


  • Gaza : le dilemme d’Israël
    (28 juin 2006) - Quelle est la nature de la responsabilité israélienne dans la mort de civils palestiniens ? Et comment Israël devrait-il réagir aux incessantes attaques palestiniennes visant ses propres civils ? Tel est le dilemme posé à la société israélienne à l’heure où, à nouveau, une flambée de violences secoue la Bande de Gaza.


  • Une nécessaire conversion laïque
    (26 juin 2006) - Les religieux détiennent aujourd’hui les clés d’accès à la citoyenneté israélienne - la conversion au judaïsme. Il est temps de permettre à ceux qui le désirent de se convertir au judaïsme et de devenir israélien sans devoir pratiquer les mitzvot (commandements sacrés du judaïsme).


  • Chemsi Chéref-Khan : "Il faut soutenir les musulmans d’ici à accomplir l’aggiornamento de l’islam européen"
    (23 juin 2006) - Chemsi Chéref-Khan est un militant laïque de culture musulmane qui, depuis un certain nombre d’années, mène un combat infatigable et courageux en faveur de la défense des valeurs laïques menacées par la montée des extrémismes de tous bords, par l’extrémisme religieux islamique en particulier. Dans cet interview paru dans "Le Soir", il oppose sa vision de l’islam des Lumières à la vision obscurantiste de Tariq Ramadan. En fin d’article vous trouverez une analyse de fond de Chemsi Chéref-Khan intitulée "Les musulmans d’Europe et la réforme de l’islam".


  • Le « Document des Prisonniers » : bon pour l’unité palestinienne, néfaste à la paix
    (23 juin 2006) - Le manifeste produit par des prisonniers palestiniens sous la houlette de Marwan Barghouti servira l’unité palestinienne autour du Hamas et du Fatah. Mais par ses exigences inacceptables, entre autres sur le droit au retour des réfugiés, il ne fera pas avancer la paix israélo-palestinienne. Il pourrait même gêner les évolutions en ce sens.


  • Emmenez-les à l’avenue Shenkin
    (21 juin 2006) - Le Rabbin libéral Meir Azari voudrait donner une autre image d’Israël aux touristes potentiel que l’habituel circuit touristique "Mur des Lamentations-Massada-Yad-Vashem-Kibboutz". Le poids de l’histoire et la religion découragent les visiteurs alors qu’Israël, c’est aussi Jaffa et Tel-Aviv, des villes modernes, culturelles, ouvertes et tolérantes. Ainsi, Tel-Aviv est devenue une des capitales "gays" du monde. Il est temps qu’Israël se présente sous un jour plus pluraliste et moins orthodoxe.


  • Les Haredim offensés par un spectacle mixte
    (20 juin 2006) - La cérémonie de remise des prix aux écoles les plus avenantes de Jérusalem a été interrompue lorsque les étudiantes ultra-orthodoxes ont décidé de quitter la salle après avoir constaté que des comédiens hommes et femmes se trouvaient ensemble sur la scène. Les concessions octroyées en vain aux ultra-orthodoxes lors de ce spectacle surprendront maints lecteurs de Kol Shalom. A propos, comment dit-on "A bas la calotte" en hébreu ?


  • Un parti fondé sur la laïcité peut-il exister en Israël ?
    (16 juin 2006) - Chacun peut tirer les conclusions qu’il veut des récentes élections israéliennes. Ilan Greilsammer, professeur de sciences-poltiiques à l’université Bar-Ilan à Jérusalem a choisi de refléchir sur les causes de la disparation de l’échiquier politique d’un parti ultra-laïque, le Shinouï. En effet, ce parti a littéralement été rayé de la carte ! Après une telle défaite, un parti laïque a-t-il encore une place en Israël ?


  • Du rôle de la politique intérieure palestinienne dans les relations avec Israël
    (16 juin 2006) - Depuis un peu plus d’un an, le Hamas observe envers Israël un cessez-le-feu relatif. Mais cette « hudna » est sujette à des ruptures, au gré des enjeux de politique intérieure palestinienne. Cela n’incite guère à la confiance israélienne quant aux intentions du Hamas sur le long terme.


  • Mieux présenter le désengagement israélien de Cisjordanie
    (8 juin 2006) - Le plan du Premier israélien Ehud Olmert de retrait unilatéral de Cisjordanie, dit de « réalignement », souffre d’un défaut d’image. Il faut faire comprendre qu’il s’agit d’un premier pas, non-définitif, motivé par des raisons sécuritaires, faute de possibilité actuelle de négocier avec les Palestiniens. Alors seulement les puissances étrangères seront susceptibles de l’accepter, au premier rang desquelles l’Egypte.


  • « Le droit au retour : oui, mais en Palestine »
    (7 juin 2006) - Cet article, qui expose de façon très claire la position israélienne sur la question du droit au retour des réfugiés palestiniens, s’adressait aux lecteurs palestiniens du quotidien Al-Quds qui a finalement refusé de le publier. Gershon Baskin y appelait les lecteurs à faire preuve de réalisme en renonçant à la revendication palestinienne du droit au retour...


  • Les « Protocoles » à la mode du XXIe siècle
    (6 juin 2006) - Un professeur d’une université israélienne a passé deux ans à Oxford et a été très surpris de la virulence et de l’injustice des discours anti-israéliens, qui franchissent souvent les limites entre l’antisionisme et l’antisémistisme... Le boycott universitaire voté en Angleterre contre Israël en est la dernière preuve d’une longue liste. Coup de gueule.


  • L’unilatéralisme israélien : une réaction salutaire
    (6 juin 2006) - Personne ne semble encore comprendre l’unilatéralisme israélien. D’où l’extraordinaire variété des interprétations, tant à l’étranger qu’en Israël même. Pourtant, face à l’impasse actuelle en Palestine, partagée entre un Président de bonne volonté mais sans pouvoir et un Parti gouvernemental voué à la destruction d’Israël, le retrait unilatéral de Cisjordanie est l’option la plus salutaire. Tant pour les Palestiniens eux-mêmes que pour préserver l’avenir d’une solution politique à deux Etats


  • Les Amis belges de Shalom Archav ont un fil RSS !
    (6 juin 2006) - Depuis ce samedi 4 juin, les Amis belges de Shalom Archav ont rejoint le club des sites qui proposent un fil d’information RSS.


  • L’antisémitisme est-il de retour ?
    (29 mai 2006) - A l’occasion de la parution du livre de Stéphane Zagdanski sur les racines de l’antisémitisme, le Nouvel observateur publie un débat entre l’auteur de l’essai et Théo Klein, l’ancien président du CRIF. Pour Stéphane Zagdanski il n’y a pas de « renouveau de l’antisémitisme » : « l’antisémitisme disparaît et reparaît à la surface, mais il est toujours là, très intense, dans les entrailles mêmes de notre civilisation. » L’écrivain définit l’antisémitisme comme une « pulsion au sens civilisationnel » tandis que Théo Klein distingue « les sentiments diffus dans une population et la situation politique ». « Ce qui est important pour moi, c’est l’antisémitisme lorsqu’il se traduit par des mesures politiques lors de poussées réactionnaires. Celui qu’on a vu au moment de Dreyfus ou de Vichy. Quant au reste, il est inutile à mes yeux pour un juif de se préoccuper sans relâche de l’imbécillité antisémite latente autrement qu’en favorisant les progrès de l’éducation », explique pour sa part l’ancien président du CRIF. Dans son livre, Stéphane Zagdanski écrit que la critique d’Israël sert de paravent à un antisémitisme qui ne s’avoue pas : « Comparer les Israéliens aux nazis relève de l’inversion antisémitisme typique. » De son côté, Théo Klein souligne que parmi les personnalités qui critiquent la politique israélienne il y a beaucoup de juifs et que même si lui-même n’est pas d’accord avec la vision de certains d’entre eux, il n’en conclurait jamais à une « haine de soi ». Stéphane ZAGDANSKI sera l’invité du CCLJ le vendredi 15 septembre à 21h. Plus d’infos sur www.cclj.be


  • Brisons le silence, rétablissons nos valeurs !
    (24 mai 2006) - Après les crimes racistes d’une rare gravité perpétrés à Anvers, le comité belge de Ni Putes Ni Soumises s’interroge sur une nouvelle manifestation de la régression qui frappe nos sociétés. Communautarismes, nationalismes, racismes, ethnicismes de tous bords et de toutes origines, manifestations haineuses, xénophobes, anti-noirs, anti-arabes, anti-blancs, antisémites, anti-femmes, homophobes, amalgames, repli sur des traditions fantasmées, violence verbale, violence morale, violence physique : cette culture de la violence fait beaucoup de mal à la société en général et aux femmes en particulier.


  • Olmert aura besoin des Arabes israéliens
    (24 mai 2006) - Olmert aura besoin, pour faire adopter son plan de retrait unilatéral, de l’appoint des députés arabes de la Knesset. Car il ne pourra y réunir qu’une majorité relative juive. Or ces députés arabes sont proches du Mouvement national palestinien, opposé à l’unilatéralisme.


  • Zut, mon parti a perdu !
    (22 mai 2006) - Dans sa tribune mensuelle dans la revue française l’Arche, Ilan Greilsammer, politilogue israélien, nous propose son programme politique personnel & hilarant en vingt points - qui nous permet, une fois de plus, de nous imprégner de l’ambiance quotidienne en Israël. L’humour grinçant d’Ilan Greilsammer frappe pile au bon endroit !


  • Si l’Autorité palestinienne saute : mauvaises nouvelles pour tous
    (18 mai 2006) - L’anarchie menace en Palestine. Avec elle, un chaos dont il est difficile de prédire les conséquences, non seulement pour la population palestinienne, mais aussi pour Israël et le monde arabe. C’est pourquoi mieux vaut consacrer nos énergies à empêcher l’effondrement - à défaut d’alternative constructive.


  • A l’armée : qu’en est-il des filles ?
    (17 mai 2006) - Roni Aloni-Sadovnik est une ancienne Maire-adjointe de Jérusalem. Dans cet article, elle s’insurge violemment contre le fait que les filles ultra-orthodoxes sont dispensées de service militaire et civil, alors qu’elles ne se consacrent pas à l’étude de la Torah, à l’instar de leur collègues masculins. Il s’agit tout simplement d’une discrimination envers les filles laïques qui servent leur pays. Les filles ultra-orthodoxes pourraient tout simplement


  • L’épouse du premier ministre : "Je vais devoir la fermer !"
    (15 mai 2006) - Aliza, l’épouse du Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, est une femme de caractère, très marquée à gauche sur l’échiquer politique... Rencontre avec une femme hors du commun, qui n’a pas sa langue en poche.


  • Un gouvernement de « gens ordinaires »
    (11 mai 2006) - Les principaux ministres du nouveau gouvernement Olmert ne possèdent guère d’expérience en matière de sécurité nationale. Aucun ne sont des généraux chevronnés. Ces « gens ordinaires » réussiront-ils à initier un désengagement de Cisjordanie ?


  • L’influence islamiste extérieure : une menace stratégique
    (3 mai 2006) - Israël se voit flanqué sur trois fronts de mouvements islamistes. Ceci représente une tendance régionale lourde. A quoi s’ajoutent l’Iran, la Syrie et al-Qaida. Séparément aucune de ces forces ne constitue une menace stratégique. Ensemble, elles en représentent bel et bien une. Etude de scénarios. Mais c’est probablement le status quo qui prévaudra.


  • Ni Abbas, ni le Hamas, hélas
    (28 avril 2006) - Le programme du gouvernement Olmert sera bouclé sous peu. Il réclamera presque certainement une tentative de négociation avec les Palestiniens. S’agit-il d’une proposition réaliste, ou d’un rituel exigé avant des mesures unilatérales ? Car d’une part le Hamas refuse de négocier et de l’autre Abou Mazen souffre d’un manque flagrant de crédibilité.


  • Echec de la dissuasion. Une explosion pointue demande une riposte pointue
    (20 avril 2006) - Ze’ev Schiff, spécialiste des questions de défense et de stratégie, pose un regard très critique sur la lutte antiterroriste menée par Israël. La lutte contre le terrorisme est loi d’être remportée : le Jihad islamique recrute beaucoup de jeunes futurs candidats aux attentats-suicide et les tirs de roquette Qassam s’intensifient.


  • Un plan en quatre points
    (19 avril 2006) - Le moment est venu pour les Etats-Unis et l’Union Européenne d’élaborer une nouvelle stratégie à moyen terme. Elle peut tenir en quatre points. Un : agir avec circonspection. Deux : peaufiner l’effort d’assistance aux Palestiniens. Trois : enterrer la Feuille de Route et définir un nouveau cadre stratégique pour traiter le conflit au niveau politique. Quatre : faciliter les contacts informels entre Israéliens et Hamas.


  • Chronique d’une disparition annoncée : la fin du Parti national religieux
    (19 avril 2006) - Parmi tous les changements que les élections israéliennes du 28 mars auront occasionnés, et ils ont été nombreux, il en est un qu’on a très souvent passé sous silence. Pour la première fois, le parti politique qui a longtemps représenté le sionisme religieux, le parti qui représente l’héritage spirituel du grand rabbin Avraham Hacohen Kook, le Parti national religieux (PNR, ou en hébreu, Mafdal), ne s’est pas présenté seul aux urnes. Il a fusionné dans une liste commune avec le parti d’extrême droite Union nationale dirigée par le rabbin Benny Eilon. Une analyse d’Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l’université de Bar-Ilan.


  • Etude : 44% des Israéliens se définissent comme laïcs, 8% ultra-orthodoxes
    (14 avril 2006) - Selon le rapport qui vient d’être publié par le bureau central des statistiques d’Israël et repris par Haaretz, 44% des Juifs israéliens se considéraient pour la période 2002/2004 comme laïcs. Ce taux est de 63% chez les Israéliens d’origine européenne ou américaine, de 33% chez ceux d’Asie mineure et de 25% chez ceux d’Afrique du nord. 27% se définissent comme traditionalistes, 12% comme pratiquants traditionalistes, 9% comme orthodoxes et 8% comme ultra-orthodoxes. En 2004, 81% des Israéliens se définissaient comme juifs, 12% comme musulmans, 3,5% comme chrétiens, 1,5% comme druzes, 1,5% comme athées et 0,5% comme appartenant à une autre religion.


  • Vue réaliste sur les futures années Olmert
    (14 avril 2006) - La majorité conduite par Ehud Olmert subira les tensions inhérentes à toutes les coalitions israéliennes, qui chutent sur la question palestinienne. Il est probable que Olmert réussira un début de retrait supplémentaire en Cisjordanie, dans un contexte de renforcement du Hamas en Palestine et d’accroissement des tensions régionales. Ensuite, il retournera aux urnes pour des élections anticipées.


  • Elections israéliennes : les étoiles montantes
    (4 avril 2006) - Dans sa rubrique mensuelle de l’Arche, le politologue Ilan Greilsammer examine les candidats sur les différentes listes élecorales en Israël. Un certains nombre d’entre eux sont très connus en Israël mais totalement inconnu de la diaspora juive. Présentations.


  • Amos Oz : Israël : le triste choix du désengagement unilatéral
    (3 avril 2006) - Selon Amos Oz, le futur gouvernement de centre gauche devra entamer des négociations avec la Ligue arabe (en pratique, avec l’Egypte et l’Arabie Saoudite), pour espérer une paix durable et globale. En effet, n’oublions pas que presque chaque gouvernement arabe n’est pas moins préoccupé par la victoire du Hamas, pas moins menacé par lui qu’Israël. C’est pourquoi les pays arabes pourraient être aussi désireux que les Israéliens de résoudre le conflit israélo-palestinien.


  • L’ultime mission du Hamas : islamiser la Palestine
    (31 mars 2006) - Les nouveaux gouvernements palestinien et israélien doivent prendre leurs marques. Le Président palestinien Mahmoud Abbas est hors jeu. Il y a peu de chances de voir une relance du processus de paix. Toutefois le cessez-le-feu pourrait durer encore quelques mois. L’arrivée au pouvoir en Palestine des Frères Musulmans est une première, et partant, une totale inconnue. Mais, dans le flou actuel, il existe une certitude : leur mission à long terme vise à islamiser la société palestinienne.


  • Sabra et Chatila : les tueurs parlent
    (30 mars 2006) - Jeudi 16 septembre 1982, à Beyrouth, des groupes de miliciens chrétiens attaquent la population des camps palestiniens. C’est le plus grand massacre de civils de la guerre du Liban. Pour la première fois, un film livre le récit des assassins. Un document exceptionnel.


  • Résultats des élections législatives israéliennes 2006
    (25 mars 2006) -


  • Cisjordanie-Gaza : maintenir le principe d’unité
    (23 mars 2006) - Le projet de liaison terrestre Gaza-Cisjordanie est le meilleur plan actuel de nature à favoriser la stabilité régionale à long terme. Mais sa faisabilité dépendra des choix du gouvernement palestinien Hamas. Quoi qu’il en soit la question de l’unité territoriale de la Palestine ne pourra être résolue qu’entre Israéliens et Palestiniens.


  • Amos Oz : Le choix qui s’offre aux Israéliens
    (22 mars 2006) - Le choix qu’auront à faire les Israéliens : soit garder les yeux ouverts avec le Meretz et reprendre le dialogue avec les Palestiniens, "partenaires naturels", soit s’enterrer dans une "mentalité de bunker", avec le Likoud ou Kadima. Malheureusement, il est plus que probable que le Meretz n’aura que très peu de sièges.


  • Deux scénarios
    (22 mars 2006) - Exercice de prévision politique sur la scène israélo-palestinienne, a partir des déclarations actuelles des Chefs de gouvernement respectifs, israélien et palestinien. La vérité se situera vraisemblablement entre un scénario optimiste et un scénario catastrophe. De toutes façons, les relations futures Israël-Hamas ne sont pas gravées dans le roc.


  • Non, Abou Mazen n’est pas utile
    (14 mars 2006) - De manière quelque peu provocante, le commentateur israélien s’interroge sur « l’utilité » du Président de l’Autorité Palestinienne, à l’heure où le Hamas s’apprête à exercer le pouvoir. Car, pour le meilleur ou pour le pire, le parti islamiste est désormais le seul « partenaire » possible d’Israël.


  • André Glucksmann : Choc des civilisations ? Non : des philosophies
    (7 mars 2006) - Faut-il mettre sur le même plan la négation d’Auschwitz et la désacralisation de Mahomet ? C’est ici que deux philosophies irréductiblement s’opposent. L’une dit oui, il s’agit de deux "croyances" équivalentes, également bafouées ; il n’existe pas de différence entre vérité de fait et profession de foi ; la conviction que le génocide a eu lieu et la certitude que Mahomet fut éclairé par l’ange Gabriel sont du même registre. L’autre dit non, la réalité des camps de la mort est de l’ordre du constat, pas la sacralité des prophètes, qui relève de l’engagement des fidèles. Pareille distinction entre le factuel et la croyance est au fondement de la pensée occidentale. Déjà Aristote sépare, d’une part, le discours indicatif susceptible d’être discuté afin d’aboutir à une affirmation ou une négation, d’autre part, les prières. Ces dernières échappent à la discussion parce qu’elles ne constatent pas, elles implorent, promettent, jurent, décrètent ; elles ne visent pas une information, mais une performance. Lorsque l’islamiste fanatique affirme que les Européens pratiquent la "religion de la Shoah", comme lui celle de Mahomet, il abolit la distinction du fait et de la croyance ; pour lui, il n’existe que des croyances, donc l’Europe favorise les unes contre les autres.


  • Manifeste des douze : "Ensemble contre le nouveau totalitarisme"
    (2 mars 2006) - Le débat engagé par « douze dessins » sur Mahomet doit se poursuivre sur le terrain des idées et non plus des anathèmes. Refusant de se laisser intimider au nom du respect des cultures et surtout des religions, douze intellectuels - dont plusieurs dissidents de l’islam menacés de mort et exilés en Europe et aux Etats-Unis à cause de leur positions laïques - ont décidé de signer ce manifeste pour appeler ensemble à une résistance idéologique à l’intégrisme, ce nouveau totalitarisme qui menace le siècle.


  • Les sanctions économiques contre le Hamas. Mettre nos priorités au clair
    (2 mars 2006) - Le gouvernement du Hamas exprime la volonté palestinienne. Israël doit s’y résoudre. Seule carte en jeu actuellement, les sanctions économiques seront vaines à contrecarrer les islamistes. Leur arrivée au pouvoir a surtout renforcé la tendance d’une majorité d’Israéliens à vouloir une barrière de protection, à évacuer les implantations isolées, à assurer la sécurité démographique, et cela de manière unilatérale. Ceci dictera vraisemblablement le programme israélien pour les prochaines années. En étroite coopération avec l’Egypte et la Jordanie, elles aussi menacées par l’islam radical.


  • Ahad Haam, un anniversaire à ne pas oublier
    (23 février 2006) - A l’approche de nouvelles élections en Israël, la commémoration du 150ème anniversaire de la naissance du grand penseur sioniste, Ahad Haam, pourrait être l’occasion de rappeler aux candidats des différents partis politiques l’importance de la culture juive, de l’éducation et des sources du judaïsme dans la construction d’un Etat qui ne soit pas seulement fort politiquement et militairement mais qui sont aussi, dans l’esprit d’Ahad Haam, une lumière pour les Nations.


  • Actualiser le sens stratégique de la Vallée du Jourdain
    (23 février 2006) - La Vallée du Jourdain a toujours revêtu pour Israël une importance stratégique. A divers moments de 1948 à 2003, elle a placé le pays sous la menace d’une coalition de forces arabes sur son flanc oriental. A partir de 1990, cette menace a progressivement décru, permettant à Israël de dégarnir la Vallée militairement. L’arrivée au pouvoir du Hamas en Palestine, les évolutions en Iran et en Irak pourraient changer la donne.


  • Amos Oz : guérir le fanatisme
    (21 février 2006) - Amos Oz est un des romanciers israéliens les plus célèbres. Il est également l’un des fondateurs et l’une des voix essentielles de Shalom Archav (La Paix Maintenant). Il est le porte-voix des colombes israéliennes, des opposants à l’occupation qui veulent un retrait israélien de la Cisjordanie et une solution négociée à deux Etats. Au cours d’un entretien récent, il analyse les répercussions politiques et diplomatiques de la victoire du Hamas.


  • Après la victoire du Hamas : il nous faut une stratégie cohérente
    (16 février 2006) - Les implications internationales de la victoire du Hamas en Palestine vont croissant. A brefs délais, Israël a besoin d’une stratégie cohérente tant politique que militaire, sur les plans israélo-palestinien comme international, capable de traiter tous les aspects de la montée en puissance du parti islamiste radical.


  • Apocalypse Now
    (16 février 2006) - Après avoir analysé les raisons de la victoire du Hamas, Khaled Duzdar analyse le Hamas lui-même. Conclusion ? Pessimiste, très pessimiste : "S’il existe une personne sur terre capable de convaincre les musulmans de changer un seul verset du saint Coran, alors peut-être pourrait-il y avoir une chance de faire changer le Hamas", écrit-il.


  • Bernard-Henri Lévy : Triangulation de la haine
    (14 février 2006) - Bernard-Henri Lévy tente d’analyser ce qu’il appelle « l’Intifada planétaire » née de la découverte des caricatures de Mahomet dans le journal danois. D’après lui, « il est difficile de ne pas relier tout ceci à une nouvelle configuration planétaire, elle-même déterminée par trois événements récents majeurs : la fuite en avant d’une Syrie que l’on n’avait jamais vue si sourcilleuse sur les affaires de religion, mais qui se révèle prête à tout (...) pour retrouver son rôle de grand agitateur régional et faire oublier, au passage, l’implication de ses services dans le meurtre d’Hariri ; le durcissement d’une République islamique d’Iran décidée, elle aussi, à toutes les alliances (...) pour prendre la tête, dans le monde musulman et arabe, de la croisade antichrétienne, antisémite et antidémocratique ; cette tragédie qu’est enfin, dans les territoires palestiniens, la victoire d’une idéologie dont les thèmes (l’appel, sur fond de négationnisme, à la destruction pure et simple d’Israël et des juifs) n’étaient au pouvoir, jusqu’ici, que dans des Etats clairement dictatoriaux, voire fascistes, et dont il faut bien admettre qu’ils viennent de s’imposer, pour la première fois depuis longtemps, par la voie sacrée des urnes et de la décision démocratique ». Face à ce triangle de la mort, « nous n’avons pas d’autres solutions que d’opposer une autre triangle de vie et de raison », explique le philosophe. Il faut pour cela réaffirmer des principes comme le libre droit de la presse et la réaffirmation du soutien aux musulmans modérés.


  • Yossi Beilin : La prochaine étape politique
    (13 février 2006) - Pour Yossi Beilin, président du parti laïque de gauche Yachad (ex Meretz) et négociateur israélien des Accords de Genève, le Hamas doit changer avant qu’Israël ne négocie avec cette organisation. Le Hamas doit renoncer au terrorisme, reconnaître l’Etat d’Israël et souscrire à une solution basée sur le principe de deux Etats pour deux peuples. La communauté internationale devrait faire pression en ce sens. A défaut de partenaire de négociation, Israël devra mener un retrait unilatéral mais cette solution est loin d’être idéale.


  • Joël Kotek : Pas de censure, mais des limites pour tous !
    (10 février 2006) - Le point de vue de Joël Kotek, historien, politologue et professeur à l’ULB et spécialiste des caricatures sur l’affaire des "caricatures danoises". Extrait : "Ainsi, s’il va sans dire que le caricaturiste peut se moquer des religions (et l’islam en est une), même de manière outrancière et excessive - car cela fait partie de ses privautés -, il ne peut le faire en faisant mentir son crayon. Tel devrait être le code de conduite de tout dessinateur de presse... même arabe, surtout arabe, car le paradoxe veut que la caricature contemporaine arabe soit la plus intolérante et partiale de ce nouveau siècle."


  • Tewfic Allal : Pour la liberté d’expression
    (10 février 2006) - Tewfic Allal est un des fondateurs du Manifeste des Libertés, une pétition sur le thème "Etre de culture musulmane et contre la misogynie, l’homophobie, l’antisémitisme et l’islam politique". Aujourd’hui, il prend fermement position sur l’affaire des "caricatures danoises". En France, les démocrates de culture musulmane se mobilisent et font entendre leur point de vue.


  • Après la victoire du Hamas : qui transigera en premier ?
    (9 février 2006) - La victoire du Hamas aux élections palestiniennes a produit une impasse. Ni Israël, ni le Hamas n’acceptent de négocier ensemble. Les Etats-Unis, l’Union européenne et l’Egypte ont posé des conditions draconiennes à tout pouvoir palestinien dominé par le parti islamiste. Pour débloquer la situation qui transigera en premier, et comment ?


  • Yossi Sarid : "Fanatiques, arrêtez de nous pourrir la vie"
    (8 février 2006) - Yossi Sarid, ancien Ministre et ancien secrétaire général du Meretz, parti laïque de gauche, apporte sa contribution personnelle au débat des caricatures du prophète Mahomet. Les fanatiques religieux - juifs, musulmans ou chrétiens - n’ont qu’un seul objectif : nous pourrir la vie avec leurs idéologies fondamentalistes et régressives.


  • Après la victoire du Hamas : que devrait faire Israël ?
    (2 février 2006) - La victoire du Hamas aux élections palestiniennes appelle Israël à une réponse tactique et stratégique. Dans l’immédiat, Israël devrait se contenter de gérer le quotidien. Au plan stratégique, Israël, désormais entouré sur divers flancs de mouvements islamistes inféodés à l’Iran, devrait adapter son action vers les Etats-Unis, dont le plan de réforme démocratique du Moyen-Orient risque de lui nuire et vers les régimes arabes qui, comme l’Egypte et la Jordanie, partagent ses préoccupations. Il ne pourra négliger d’éventuelles options militaires pour réduire la menace islamiste sur les fronts avoisinants. Enfin, devant l’évidente absence de partenaire de paix, Israël devra poursuivre son désengagement unilatéral de Cisjordanie, tout en se garantissant sur le plan sécuritaire


  • Le Hamas, hélas
    (1er février 2006) - Matti Steinberg, expert auprès des services de renseignements israéliens, analyse les caractéristiques du Hamas, qui transforme un conflit territorial en un conflit religieux. Il n’y a pas de compromis possible avec le Hamas, seulement une trêve pour une durée déterminée, tout simplement parce que les positions du Hamas dérivent de la loi religieuse musulmane, donc d’une vision théologique archaïque. Face à une victoire islamiste totalement prévisible, Matti Steinberg fustige les responsables israéliens pour ne pas avoir renforcé à temps le Fatah et Mahmoud Abbas par des avancées concrètes.


  • Les check points : un symptôme plus qu’une cause
    (26 janvier 2006) - Les check points représentent un des aspects les plus détestables de l’occupation israélienne. Le fait est qu’ils sont réellement efficaces pour démasquer les kamikazes et autres terroristes. Mais ils sont essentiellement un symptôme et une conséquence du vrai problème plus qu’une cause. Déjà retirés de Gaza, ils pourraient l’être de Cisjordanie sous certaines conditions, sans attendre la fin du conflit.


  • A l’approche des élections israéliennes, moi, je me mets en grève
    (25 janvier 2006) - La recomposition du paysage politique israélien permet à Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l’université de Bar-Ilan, de nous livrer une chronique politique pleine d’humour et de cynisme...


  • Amos Oz : L’Enigme Sharon
    (20 janvier 2006) - Amos Oz : "Pendant trente-cinq ans, je lui en ai voulu. J’exécrais en lui l’ennemi de la paix. Puis, il y a deux ans, s’est produite une mystérieuse métamorphose..."


  • Jérusalem et les élections palestiniennes : encore une crise temporairement évitée
    (20 janvier 2006) - « Jérusalem unifiée, capitale éternelle d’Israël » depuis 1967, compte 230.000 résidents palestiniens, soit près de 40% de sa population. En 39 ans, ni les gouvernements israéliens ni les autorités municipales n’ont pratiquement rien entrepris pour les intégrer. Situation explosive, elle risque de conduire à une troisième Intifada. Le Premier ministre intérimaire Ehud Olmert l’a provisoirement désamorcée en autorisant les Palestiniens de Jérusalem à voter aux élections nationales palestiniennes du 25 janvier. Mais il faudra opérer des choix stratégiques pour s’attaquer au cœur du problème.


  • Elie Barnavi : Le lion et le renard
    (19 janvier 2006) - Ancien ambassadeur d’Israël en France, Elie Barnavi témoigne en historien des multiples visages du grand fauve politique qu’était Sharon.


  • David Grossman : Les métamorphoses du « roi David »
    (19 janvier 2006) - Pour l’écrivain israélien David Grossman, Ariel Sharon est devenu un « monarque démocratique, que le peuple était prêt à suivre les yeux fermés là où il voulait le conduire ». Portrait.


  • La lettre de Yossi Beilin
    (17 janvier 2006) - Dans sa lettre mensuelle adressée à ses sympathisants en diaspora, Yossi Beilin, président de Yachad (ex-Meretz) et initiateur israélien des Accords de Genève, commente les derniers développements politiques de son pays : l’incapacité d’Ariel Sharon, les élections palestiniennes ainsi que les futures élections israéliennes.


  • Elie Barnavi : « La vérité d’Ariel Sharon est un solide pessimisme »
    (16 janvier 2006) - Dans un entretien accordé au Figaro, Elie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France, analyse les enjeux de l’après-Sharon. « Sharon a été successivement tout et son contraire, jusqu’à ce que l’accession tardive au sommet de l’Etat et l’évolution de l’opinion publique lui permettent de révéler cette part de sa personnalité que la plupart des observateurs refusaient de voir : son pragmatisme », explique Elie Barnavi et ajoute que « sa « conversion » à une politique d’abandon des territoires palestiniens n’a pas été un ralliement aux idées de Shalom Ahshav (La Paix maintenant). Simplement, il a fini par comprendre que le temps, c’est-à-dire la démographie, jouait contre Israël ».


  • L’après Sharon : Défis immédiats
    (13 janvier 2006) - La perte du leadership d’Ariel Sharon est un rude coup. Son successeur, probablement le Premier ministre intérimaire Ehud Olmert, devra faire face à des défis immédiats : le vote des Palestiniens de Jérusalem, l’anarchie dans les territoires occupés, la montée en puissance du Hamas. Sans compter les provocations des extrémistes de chaque camp.


  • Israël, une nation entière au chevet d’Ariel Sharon
    (12 janvier 2006) - Dans une tribune au Figaro, Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l’université de bar Ilan, s’intéresse à l’image émotionnelle provoquée par la maladie d’Ariel Sharon chez qui l’on retrouve ce fond de « familialisme juif ». Ilan Greilsammer parle de la relation entre les citoyens israéliens et du Premier ministre comme comme un saba tov, un bon grand-père. Il souligne également l’image du père, celui d’Omri et de Gil’ad, et rappelle « l’histoire vraiment attendrissante de l’amour que Sharon portait à sa femme Lily, prématurément morte d’un cancer ». « On ne saurait surestimer les conséquences de cette extraordinaire intensité familiale sur le plan politique. Déjà, à l’image positive qui s’attachait à Sharon du fait du désengagement de Gaza, largement plébiscité par les Israéliens, se joint cette représentation du mari amoureux, du bon père, du grand-père attentif, du voisin serviable et de l’ami fidèle. Comme dans le cas d’Itzhak Rabin, ce sont ces dernières images émotionnelles, d’une force phénoménale, qui façonneront le souvenir que la nation gardera de l’homme. Mais surtout, c’est un apport de voix incalculable pour le parti fondé par Sharon, Kadima, comme le montrent les sondages », commente Ilan Greilsammer.


  • A. B . Yehoshua : Sharon, le tournant gaulliste
    (12 janvier 2006) - Abraham B. Yehoshua, écrivain israélien, revient sur l’émoi que suscite la maladie d’Ariel Sharon essentiellement du à sa décision politique de se retirer de la bande de Gaza et de créer une nouvelle formation, Kadima. D’après l’écrivain israélien, « l’initiative de Sharon ressemble, dans une certaine mesure, à la création d’une formation gaulliste par de Gaulle après la crise algérienne en France à la fin des années 50 ». Mais, « est-ce que cette initiative « gaullienne » a une chance de se réaliser sans Sharon ? », s’interroge l’intellectuel. D’après lui, « Oui, mais à une condition : une intervention plus active des Etats-Unis et de l’Europe dans le conflit israélo-palestinien ». « Si la communauté internationale estime qu’il est vital que le retrait des territoires ne s’arrête pas avec la disparition de Sharon, elle doit faire désormais ce qu’elle n’a jamais fait. Renoncer à son apathie et exercer une plus grande pression sur Israël et sur les Palestiniens afin que la voie de l’évacuation demeure ouverte. La majorité du peuple israélien et des Palestiniens la remercieront dans le secret de leur cœur », estime A. B. Yehoshua.


  • Yossi Sarid : "L’espion qui m’a aimé"
    (10 janvier 2006) - L’affaire Jirias Jirias est celle d’un parfait inconnu soupçonné de vouloir infiltrer la Knesset pour le compte des services de sécurité iraniens. Pour cela, l’espion présumé aurait choisi de s’affilier ... au Meretz, petit parti de gauche aux ambitions électorales modestes. Avec une ironie cinglante, Yossi Sarid dépeint cette situation aux relents d’absurdité, vue du côté de ce drôle d’espion aussi bien que du côté d’Israël, où même le Shin Bet est en émoi.


  • Ariel Sharon : le lion du "Grand Israël"
    (9 janvier 2006) - Le quotidien Le Monde nous livre un portrait très fidèle et intéressant d’Ariel Sharon. En cinquante ans de carrière, Ariel Sharon aura tout expérimenté : l’ivresse des combats, la déchéance politique et la résurrection électorale. Que d’habits pour un seul homme ! Le reître de Qibbya, le ministre de la défense jeté en pâture à l’opinion publique par la commission Kahane après les massacres de Sabra et Chatila, devenu "homme de paix" pour George Bush, célébré pour le retrait unilatéral de Gaza. Le "bulldozer", le père de la colonisation à marche forcée, changé en fossoyeur du Goush Katif.


  • Elections... calmes
    (2 janvier 2006) - Malgré sa rhétorique, le Hamas semble prêt à poursuivre le cessez-le-feu actuel au moins jusqu ‘aux élections nationales palestiniennes du 25 janvier. Israël, aussi, a intérêt à maintenir un calme relatif jusqu’à ses propres élections fin mars. Et ensuite ? Si le Hamas remporte ces élections et maintient un cessez-le-feu, lui et l’Etat d’Israël ne pourront plus s’ignorer l’un l’autre longtemps encore. Analyse et commentaires écrits avant la brusque aggravation de l’état de santé du Premier Ariel Sharon.


  • Mustaqbal, Kadima : aller de l’avant ?
    (20 décembre 2005) - En Israël et en Palestine, les deux partis politiques au pouvoir se sont divisés. D’abord, le Likoud est devenu Kadima ("en avant"), puis le Fatah est devenu le Mustaqbal ("futur"). Cette double dynamique politique parallèle en Israël et en Palestine ne semble pas avoir beaucoup de points communs, mais augmente la probabilité que, dans le meilleur cas, la phase suivante du processus israélo-palestinien sera la phase "deux" du désengagement unilatéral plutôt que la reprise des négociations.


  • Ilan Greilsammer : La loi laïque de 1905 : un exemple pour Israël ?
    (19 décembre 2005) - Quelle laïcité en Israël ? Comment séparer en Israël la religion et l’Etat ? Quels sont les changements depuis la fameuse lettre de David Ben Gourion aux dirigeants ultra-orthodoxes de l’Agoudat Israël en 1947, leur promettant que dans l’Etat juif à venir, certaines règles religieuses seraient respectées pour l’éternité ? Sans répondre directement à ces questions délicates, Ilan Greilsammer, professeur à l’Université de Bar-Ilan, nous permet toutefois d’y voir un peu plus clair.


  • Mahmoud Ahmadinejad me fait honte
    (16 décembre 2005) - Le cri du coeur - non dépourvu d’humour - d’un jeune écrivain iranien habitant en Allemagne par rapport aux déclarations haineuses du président iranien. : "Oui, j’ai honte. J’ai honte du nouveau président iranien et j’espère que les présentateurs de télévision n’arriveront jamais à prononcer son nom correctement. J’ai honte quand il déclare qu’il faut détruire Israël. J’ai honte de son manque d’éducation. J’ai honte de son mépris pour la culture séculaire iranienne. J’ai honte de ses costumes mal taillés qui lui donnent l’air d’un clown. J’ai honte de voir ses chaussures mal cirées. A en croire certains blogs iraniens, il paraîtrait qu’il ne se lave même pas. Sans doute trouve-t-il que le savon fait bourgeois. Sans doute veut-il ressembler à quelqu’un qui arrive tout droit des barricades ou, encore mieux, du dernier siège de l’ambassade américaine. Dans chaque conversation téléphonique avec l’Iran, vous pouvez être sûr qu’il y aura au moins une blague sur le nouveau président. Un exemple ? Pourquoi le président se coiffe-t-il ces derniers temps avec la raie au milieu ? Pour séparer les puces mâles des puces femelles."


  • Négocier, oui. Mais sur quoi ?
    (16 décembre 2005) - A l’approche des élections palestinienne et israélienne, les négociations sont à l’ordre du jour. Mais les points de vue divergent dans chaque camp entre les formations en présence de chaque côté de la ligne verte. Tour d’horizon. Quoi qu’il en soit, aucun progrès vers une solution négociée à deux Etats ne sera possible sans implication américaine. Ces derniers voudront-ils s’engager ?


  • Ami Ayalon : La voie royale israélienne
    (14 décembre 2005) - Le retrait de Gaza sans la perspective d’un Etat palestinien viable ne peut mener qu’au renforcement des éléments radicaux palestiniens. Or Israël ne peut, une nouvelle fois, être l’otage de la terreur et subir les conséquences de la faiblesse de l’Autorité palestinienne.


  • Ilan Greilsammer : « Beaucoup dépend en fait des Palestiniens. Vont-ils renouveler les attentats, reprendre la lutte armée, continuer à envoyer des roquettes sur la ville de Sderot ? »
    (14 décembre 2005) - Ilan Greilsammer enseigne la politique comparée et les relations internationales au département de sciences politiques de l’Université Bar Ilan (Ramat-Gan), où il détient la chaire d’études européennes. Pour le CRIF, il commente les enjeux des prochaines élections législatives, qui se tiendront en mars 2006, en Israël.


  • Discours de M. Karel DE GUCHT, Ministre des Affaires étrangères à l’occasion de la commémoration officielle en Mémoire à Yitzhak Rabin
    (13 décembre 2005) - Discours prononcé au CCLJ le 30 novembre 2005 par M. Karel De Gucht, Ministre des Affaires étrangères à l’occasion la soirée officielle en hommage à Yitzhak Rabin, assassiné il y a déjà dix ans par un juif extrémiste religieux.


  • Débat autour de la laïcité : un Juif laïque non honteux
    (13 décembre 2005) - "Quelle est donc cette identité juive laïque dont un grand nombre de Juifs se réclament sans toujours savoir l’interpréter ? Question complexe que chacun examinera de son point de vue déterminé non seulement par son propre choix mais aussi par l’histoire de sa vie. Le mien est celui d’un Juif laïque non honteux." Le point de vue d’un israélien, Yaïr Tzaban, ancien ministre et membre du Meretz.


  • Elections en Israël et en Palestine : fécondes spéculations
    (12 décembre 2005) - Pour la première fois, des campagnes électorales israélienne et palestinienne démarrent simultanément de chaque côté de la ligne verte. Il est certain qu’elles s’influenceront mutuellement. Comment ? Difficile à prévoir. Ce qui suit constitue donc essentiellement un exercice spéculatif, mais il est potentiellement fécond. Tour des hypothèses.


  • Peretz vient du monde arabe
    (2 décembre 2005) - Arié Lova Eliav, secrétaire général du Parti travailliste au début des années 1970, une des premières figures publiques israéliennes qui a rencontré l’OLP, soutien Amir Peretz et nous éclaire sur la personnalité du nouveau président fraîchement élu.


  • Le passage de Gaza et les tierces parties : Trois importants précédents
    (2 décembre 2005) - L’accord sur l’accès à Gaza traite en apparence de problèmes techniques. Mais il inclut trois précédents importants. D’abord, Israël a fait le choix de retirer tout son personnel d’une frontière palestinienne avec le monde arabe. Ensuite il accepte de confier à l’Union Européenne un rôle opérationnel pour surveiller un accord israélo-palestinien. Enfin, pour la première fois depuis cinq ans l’Administration Bush exerce des pressions au plus haut niveau entre Israéliens et Arabes pour permettre à un accord d’émerger. Mais ni les Etats-Unis, ni l’UE ne pourront imposer la paix en absence de leadership local engagé et efficace.


  • Message mensuel de Yossi Beilin
    (30 novembre 2005) - Pour Yossi Beilin, leader du petit parti de gauche Meretz-Yahad et père israélien de l’Initiative de Genève, le séisme politique que constitue la désignation d’Amir Peretz à la tête du Parti travailliste et la création par Ariel Sharon d’un nouveau parti du Centre est porteur de grands espoirs de paix. Rappel des troupes pré-électoral.


  • Amir Peretz et l’avenir du conflit : "Pronostic mitigé"
    (24 novembre 2005) - La désignation d’Amir Peretz à la tête du Parti travailliste, est potentiellement révolutionnaire, tant pour la politique israélienne que pour les possibilités de paix israélo-palestinienne. Peretz doit encore gagner les élections afin de consolider son leadership sur la gauche. Son plan de paix est ambitieux. Peretz sera-t-il assez solide pour le mener à bon port ? Echouer pourrait être moins utile aux perspectives à long terme qu’une nouvelle phase limitée de désengagement couronnée de succès.


  • La médecine au chevet de la paix
    (23 novembre 2005) - Le Figaro présente un grand reportage sur l’hôpital Hadassah de Jérusalem. Dans cet établissement sont soignés côté à côte Israéliens et Palestiniens sans distinction ni préjugés. A côté du lit du bébé palestinien, celui d’un petit enfant roux atteint d’une malformation digestive, rapporte le quotidien qui cite le père israélien, juif orthodoxe : « Notre fils est là depuis plusieurs mois. Je sais maintenant que les juifs et les Arabes peuvent vivre ensemble. J’ai vu un enfant mourir ici. Tout le monde pleurait, tous les parents, juifs et Arabes. » Dans cet hôpital, on ne fait pas de politique. Comme l’indique le chef de service de cancérologie pédiatrique, Michael Weintraub : « Nous n’avons qu’un seul ennemi ici : c’est le cancer. Nous n’avons pas d’énergie à perdre à combattre autre chose. » Le Figaro rappelle que l’association Hadassah, fondée en 1912 par une juive américaine, contribue grâce à des dons, au financement de deux hôpitaux à Jérusalem, celui d’Ein Kerem et celui du mont Scopus, avec pour seul objectif de lutter contre la maladie, quelle que soit la religion. Cet hôpital, qui a fait partie des institutions proposées pour recevoir le prix Nobel de la paix, donne un peu d’espoir dans la région.


  • Les « oranges » et les bleus
    (23 novembre 2005) - Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l’université de Bar-Ilan, nous livre encore une analyse pleine d’humour sur la campagne des rubans oranges et bleus contre ou en faveur du désengagement. La guerre des rubans, été 2005, comme si vous y étiez...


  • Enflammer une guerre culturelle
    (18 novembre 2005) - C’est l’histoire d’un bus de la compagnie Egged, qui fait la navette entre Jérusalem et Safed. Les ultra-orthodoxes, clients majoritaires du bus, imposent leurs lois intolérantes, au détriment des utilisateurs laïques, qui se sentent comme des citoyens de seconde zone. Une analyse qui souligne bien les clivages entre religieux et laïques et le chemin qui reste à faire pour que l’Etat d’Israël devienne laïque et puisse défendre l’idéal d’égalité et de mixité.


  • Shlomo Artzi : "Cher Rabin". Dix ans plus tard, nous sommes encore à la recherche d’un successeur à Rabin
    (18 novembre 2005) - Shlomo Artzi est un chanteur et compositeur de premier plan en Israël. "Dix ans après", une analyse très personnelle, chaleureuse, ironique et cynique de l’idole des jeunes israéliens et juifs dans le monde.


  • Une année après Arafat : Arafat, Rabin
    (18 novembre 2005) - Yasser Arafat est mort voici un an ; Yitzhak Rabin voici dix. Bilans politiques croisés et contrastés.


  • Alain Finkielkraut : « L’illégitimité de la haine »
    (16 novembre 2005) - Le philosophe Alain Finkielkraut, interrogé par le Figaro sur les violences dans les banlieues françaises, se dit « terrifié mais pas étonné ». Il explique qu’ « il y avait des signes avant-coureurs : la Marseillaise conspuée lors du match France-Algérie, les agressions de lycéens pendant une manifestation contre la loi Fillon. Il y avait aussi des livres avertisseurs comme celui d’Emmanuel Brenner, « Les Territoires perdus de la République », ou le rapport de juin 2004 du ministère de l’Education nationale sur les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans certains établissements scolaires des quartiers difficiles ». Le philosophe va même jusqu’à citer un couplet d’un rap français très explicite : « La France est une garce, n’oublie pas de la baiser jusqu’à l’épuiser comme une salope, il faut la traiter, mec ! Moi, je pisse sur Napoléon et le général de Gaulle. » Il s’insurge sur les réactions et sur ce sentiment de compréhension : « Au lieu d’être outragés par le scandale des écoles incendiées, on pontifie sur le désespoir des incendiaires. Au lieu d’entendre ce qu’ils disent - « Nique ta mère ! », « Nique la police ! », « Nique l’Etat ! » -, on les écoute, c’est-à-dire que l’on convertit leurs appels à la haine en appels à l’aide et la vandalisation des établissements scolaires en demande d’éducation. » « La violence actuelle n’est pas une réaction à l’injustice de la République, mais un gigantesque pogrome antirépublicain », estime Alain Finkielkraut.


  • Elie Barnavi : Le jour où Yitzhak Rabin a été assassiné
    (15 novembre 2005) - Historien, mais également militant de la paix, Elie Barnavi a participé de très près à la grande fête donnée à Tel-Aviv, le 4 novembre 1995, au cours de laquelle le Premier ministre Yitzhak Rabin a été assassiné. Il se souvient.


  • Amir Peretz : une nouvelle chance pour la gauche
    (15 novembre 2005) - Dès son élection à la tête du Parti travailliste, Amir Peretz a réaffirmé que le parti se situerait désormais dans l¹opposition, ce qui entraîne quasi automatiquement de nouvelles élections, peut-être en mars prochain. Une recomposition du paysage politique israélien est probable. Sharon restera-t-il au Likoud ou va-t-il créer un parti "centriste", peut-être avec Shimon Peres ? Déjà, dans cet article, Sarid propose une fusion entre travaillistes et Meretz.


  • "Nous sommes tous à effacer de la carte du monde !"
    (9 novembre 2005) - Dans une tribune du Monde, Marek Halter proteste contre les propos du président iranien. Il souhaite crier haut et fort : « Nous sommes tous des sionistes à effacer de la carte du monde. » L’écrivain lance un appel : « Amis, hommes politiques de gauche comme de droite, intellectuels, simples citoyens d’un pays que j’aime, vous, femmes et hommes admirables que je croise régulièrement lors de nos multiples manifestations pour la défense des droits de l’homme, contre le racisme, pour la paix, venez crier ensemble contre cette nouvelle épidémie qui nous menace. Epidémie plus dangereuse que la grippe aviaire, plus tenace que les ouragans et le tsunami : l’épidémie de la haine. »


  • Soutien plus énergique de l’administration Bush s.v.p.
    (2 novembre 2005) - L’administration Bush a mis sur pied la mission Wolfensohn afin d’exploiter les ouvertures offertes par le retrait unilatéral de Gaza. Il s’agit de promouvoir de grands projets d’infrastructures capables de rendre viable l’Etat palestinien à créer, ceci sans attendre d’improbables avancées politiques. Mais pour réaliser cet objectif, l’administration américaine devrait déployer davantage d’énergie qu’elle n’en met actuellement.


  • Le dernier discours d’Yitzhak Rabin
    (2 novembre 2005) - Il y a dix ans, le 4 novembre 1995, quelques minutes avant d’être assassiné, Yitzhak Rabin prononçait un discours lors d¹une manifestation pour la paix, sur la grande place de Tel-Aviv qui, depuis, porte son nom. Ce discours n’a rien perdu de son actualité. En hommage à la mémoire de Rabin, nous le reproduisons ici.


  • Elie Barnavi : « Les limites de l’unilatéralisme, c’est la paix »
    (1er novembre 2005) - Quelle est la portée du désengagement de Gaza et du démantèlement d’implantations du nord de la Cisjordanie ? Cette mesure unilatérale crée-t-elle une dynamique permettant de reprendre des négociations de paix avec les Palestiniens ? Elie Barnavi, professeur d’histoire à l’Université de Tel-Aviv et ancien ambassadeur d’Israël en France, le accueille cette initiative avec enthousiasme tout en étant conscient des limites évidentes de son caractère unilatéral.


  • Dix questions pour l’Etat d’Israël
    (25 octobre 2005) - « Un jour sans doute, les questions brûlantes qui occupent aujourd’hui le devant de la scène politique israélienne passeront au second plan. Ce jour-là, il faudra bien que l’Etat d’Israël s’occupe des problèmes cruciaux qui sont restés en suspens. Car trop de questions qui touchent à la vie quotidienne des Israéliens sont restées de côté, négligées, sans qu’aucun gouvernement daigne s’en occuper. Ces problèmes ne datent pas d’hier, de telle ou telle équipe dirigeante, de tel ou tel parti au pouvoir. Leurs racines remontent souvent à la création de l’Etat d’Israël, voire à la période pré-étatique. J’ai choisi, au seuil de cette nouvelle année, de mentionner les dix grandes questions qu’Israël doit au moins tenter de traiter, pour que nous puissions vraiment être fiers de notre pays. »


  • Le plan de paix de Shalom Archav après le désengagement
    (24 octobre 2005) - Comme la presse israélienne l’annonçait, Shalom Arshav Israël (La Paix Maintenant) publie un plan de paix en trois points : réouverture des canaux de dialogue - démantèlement des avant-postes - poursuite de l’évacuation des colonies. Le voici en version détaillée.


  • Ces colons ne demandent qu’à partir, à condition qu’on y mette le prix
    (24 octobre 2005) - Un député de gauche, favorable à l’évacuation des colonies de Cisjordanie, rend visite à une colonie de la vallée du Jourdain. Il s’avère que ces colons, qui vivent mal et qui se sentent comme des pions dans le jeu politique, ne demandent qu’à partir, à condition qu’on leur offre la possibilité de recommencer leur vie dans des conditions acceptables.


  • Shalom Archav : « la prochaine évacuation bientôt près de chez vous »
    (24 octobre 2005) - Le mouvement Shalom Archav Israël (La Paix Maintenant) a présenté une nouvelle initiative de paix qui appelle à l’évacuation en deux étapes de 43 colonies de Cisjordanie, en même temps qu’au démantèlement des avant-postes illégaux. Shalom Archav appelle également à la reprise des négociations avec les Palestiniens.


  • Histoires de gens de paix.
    (24 octobre 2005) - Pourquoi le conflit israélo-palestinien compte-t-il tant de figures de bonne volonté, tant de femmes et d’hommes acharnés à franchir le fossé de la haine et à découvrir l’ennemi, et pourquoi cela va-t-il toujours aussi mal ?


  • Le voyage de Vargas Llosa au cœur du conflit israélo-palestinien
    (16 octobre 2005) - Victimes d’attentats. Parents de kamikaze. Partisans et fanatiques. Au terme d’un périple au Proche-Orient, le grand romancier sud-américain Mario Vargas Llosa raconte ses rencontres et ses impressions. Extraits.


  • Quand hallal et cacheroute se rencontrent
    (14 octobre 2005) - Une histoire extraordinaire d’une rencontre improbable entre un Palestinien et un soldat israélien à un check-point... qui se termine avec la création d’un restaurant commun à Montréal.


  • De quoi Abu Mazen et Sharon devraient parler : Discutez tactique, pas stratégie
    (14 octobre 2005) - Etant donné leurs divergences fondamentales, leur faiblesse politique respective et le désintérêt américain actuel, Ariel Sharon et Mahmoud Abbas seraient bien inspirés, lors de leur prochain sommet, de modérer leurs ambitions. Ils devraient se concentrer sur certaines avancées tactiques mutuellement avantageuses. Car ils ne possèdent pas les moyens d’en faire davantage.


  • Sharon a-t-il changé ?
    (11 octobre 2005) - Il était l’ennemi numéro un des partisans de la paix, l’homme de la multiplication des implantations dans les territoires occupés. Aujourd’hui, c’est lui qui fait évacuer la bande de Gaza et reconnaît le droit des Palestiniens à un Etat. Le baroudeur intraitable a-t-il changé d’objectif ? Josette Alia retrace le destin de ce combattant hors du commun...


  • Sur la voie de Bnei Brak
    (6 octobre 2005) - Jérusalem, toujours plus pauvre et toujours plus religieuse - voilà les résultats d’une étude récente. Une simple promenade dans Jérusalem permet déjà au voyageur étranger de s’en rendre compte de ses propres yeux. Cette réalité n’est pas sans conséquences pour l’avenir de la ville.


  • Cinq années d’années d’Intifada : la seule bonne nouvelle est le désengagement
    (6 octobre 2005) - La seule bonne nouvelle des cinq années de la deuxième Intifada est le retrait unilatéral de la Bande de Gaza et du Nord de la Cisjordanie. Le processus de paix est au point mort. Aucun des leaders actuels - Sharon, Abbas, Bush - susceptibles de le relancer n’en possèdent ni la force ni la capacité. Une sixième année d’Intifada (ou une troisième Intifada) se dessine. Dans ces circonstances, il convient de réaliser davantage de retraits unilatéraux. Mais sans démantèlement des implantations restantes en Cisjordanie, aucune chance n’existe de voir la fin du conflit.


  • Petites libertés surveillées à Gaza
    (3 octobre 2005) - Ce reportage paru dans Le Monde décrit l’ambiance à Gaza juste après le retrait des soldats israéliens.


  • Le TNT serait de retour à Gaza
    (29 septembre 2005) - Dans un reportage pour le Figaro, Georges Malbrunot revient sur le trafic d’armes dans la bande de Gaza et plus particulièrement sur le retour du TNT.


  • Samedi 24 septembre : manifestations simultanées pour la paix à Ramallah et à Jérusalem Ouest
    (29 septembre 2005) - Le 24 septembre dernier ont eu lieu, pour la première fois, deux manifestations simultanées en faveur de la paix en Israël et en Palestine (Ramallah et Jérusalem Ouest) organisées par l’Initiative de Genève, la Coalition palestinienne pour la Paix et Shalom Archav (La Paix Maintenant). Voici le compte-rendu envoyé par les bureaux israélien et palestinien de l’Initiative de Genève.


  • Israël, le Hamas et les élections palestiniennes : peser les alternatives
    (28 septembre 2005) - Israël doit-il continuer d’empêcher le Hamas, organisation terroriste dont le but est sa destruction, de participer aux élections palestiniennes du 25 janvier prochain ? Quelle que soit la manière de tourner le problème, celui-ci présente des inconvénients, tant sur le plan des relations israélo-palestiniennes, qu’avec les Etats-Unis. Toutefois, il serait pire pour Jérusalem de persévérer à écarter le Hamas plutôt que de le tolérer au scrutin. D’ailleurs Israël a-t-il vraiment le choix ?


  • Les sites religieux et le conflit : religion et cynisme
    (22 septembre 2005) - L’affaire des synagogues désacralisées de Gaza, laissées intact après le retrait militaire, n’est qu’une manœuvre cynique du cabinet israélien visant, soit à discréditer l’Autorité Palestinienne, soit à encourager les colons radicaux. La religion imbibe le conflit israélo-palestinien. Quant à l’intense et réel dialogue inter-religieux pour la paix, il est difficile d’en mesurer l’impact politique. Il se révèle impuissant à barrer la route aux fous de Dieu. Et si les croyants de bonne volonté consacraient leurs efforts à édifier un lieu de culte commun aux trois religions du Livre.


  • Dire ce qui est vraiment sacré
    (15 septembre 2005) - Que faut-il penser de l’affaire des synagogues détruites par les Palestiniens à Gaza ? Pour Nehemia Strasler, rien de "sacré" dans cette affaire : un peu de politique intérne, un peu de lâcheté de dernière minute face aux pressions de rabbins, un peu de cynisme... Et, toujours le petit mot de trop du rabbin Ovadia Yossef, dont la scélératesse n’est plus à prouver : tout en pleurant la destruction des bâtiments vides à Gaza, il a déclaré que les victimes de l’ouragan de la Nouvelle Orléans méritaient leur sort parce qu’ils "sont noirs et n’étudient pas la Torah".


  • Les implantations et le conflit : les erreurs des colons
    (15 septembre 2005) - Pourquoi les colons ont-ils autant perdu, que ce soit d’un point de vue politique, de relations publiques, géographique et idéologique au cours du récent désengagement de Gaza ?


  • Même Dieu s’efface pour tenter la paix
    (15 septembre 2005) - Comment un esprit religieux pourrait-il accepter qu’Israël se retire de territoires bibliques, promis il y a plus de 3000 ans ? Que disent les sages du Talmud ? Et la Torah ?


  • La lettre de Yossi Beilin
    (15 septembre 2005) - Dans sa lettre mensuelle adressée à ses sympathisants en diaspora, Yossi Beilin, président du Yachad (ex-Meretz) et initiateur israélien des Accords de Genève, dresse un bilan positif du retrait de Gaza. Désormais, son parti reprend son rôle d’opposition du gouvernement actuel et milite en faveur d’élections anticipées. Il annonce également qu’un important rallye pour la paix se tiendra simultanément à Tel-Aviv et à Ramallah le 24 septembre prochain.


  • Le passage de Rafah : percée sécuritaire
    (5 septembre 2005) - Quoi qu’il puisse arriver d’autre à propos des aspects commerciaux et douaniers du dilemme de passage de Rafah, l’approche d’Israël envers les aspects sécuritaires représente un départ spectaculaire qui est de bon augure pour les futurs arrangements concernant les frontières. Israël dit en fait aux Palestiniens que, sous certaines circonstances, il laissera tomber pas mal de ses exigences sécuritaires relatives aux frontières externes de la Palestine.


  • Le retrait de Gaza : gagnants et perdants.
    (29 août 2005) - Il est trop tôt pour déterminer définitivement qui a gagné et qui a perdu à Gaza. Et il est certainement prématuré de savoir si et comment les perdants tireront des leçons de leurs revers. C’est pourquoi, ce qui suit doit être pris comme un jugement très approximatif et provisoire.


  • Le statut légal de Gaza : une question élaborée
    (22 août 2005) - Quel sera le statut légal de Gaza, désormais évacué ? Rien n’est encore décidé de manière définitive. Mais il est évident que si le Hamas gagne les prochaines élections à Gaza, ce serait l’isolement économique et politique qui l’emporterait.


  • Désengagement et au-delà : doutes, espoirs et pensées dérangeantes
    (15 août 2005) - Quoiqu’il arrive après le désengagement, un processus de paix israélo-palestinien n’est pas possible. En effet, la période à laquelle nous devons faire face est l’une des plus incertaines, pour laquelle tant les prévisions optimistes de paix que les pronostics négatifs concernant la violence à grande échelle doivent être traitées avec beaucoup de scepticisme.


  • Unilatéralisme : L’approche la plus pragmatique
    (12 août 2005) - Selon Yossi Alpher, l’ancien conseillé principal d’Ehud Barak, même en cas d’hypothèses positives peu probables - à savoir un engagement réel des Etats-Unis dans la résolution du conflit, la volonté du gouvernement israélien à entrer dans un processus de négociation, et la consolidation du pouvoir de Mahmoud Abbas - ce sera toujours l’approche unilatérale qui caractérisera le conflit israélo-palestinien durant les prochaines années.


  • Un rapport coût-bénéfice
    (9 août 2005) - A l’heure du désengagement israélien de la Bande de Gaza, Yossi Alpher nous livre un bilan en terme de coûts & bénéfices de la politique des implantations. Des arguments qui nous permettront de mieux comprendre pourquoi Ariel Sharon veut sortir de Gaza et du Nord de la Cisjordanie. Et pourquoi d’autres évacuations sont inéluctables pour les tenants d’un Etat juif et démocratique.


  • Reste un plus longtemps, Condi
    (25 juillet 2005) - Pour faire bouger les choses, la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, ne devrait pas se contenter de venir un ou deux jours tous les deux, trois mois, généralement une semaine environ après une crise majeure. A l’instar d’un Kissinger ou d’un Baker, elle devrait s’installer plus durablement dans la région afin d’obtenir des résultats concrets.


  • Le Passage sécurisé : un projet phare
    (18 juillet 2005) - La conception et la mise sur pied d’un passage sécurisé entre Gaza et la Cisjordanie a curieusement été complètement délaissé par les dirigeants palestiniens depuis la Déclaration d’Algeren 1988. Pourtant ce passage est crucial pour la continuité territoriale du futur état palestinien. Pour Israël aussi, ce passage est très important d’un point de vue sécuritaire. L’administration Bush pourrait s’en occuper dès maintenant, même en dehors de toutes négociations sur le statut final, tout simplement afin d’envoyer un message clair de son engagement à long terme vers une solution de deux états sans mettre la sécurité de quiconque en danger à court terme.


  • Le conflit, la criminalité et la police
    (11 juillet 2005) - Quel lien y a-t-il entre le conflit israélo-palestinien et la criminalité, en israêl et en Palestine ? La fin du conflit pourra-t-elle réduire la criminalité ? Comment se fait-il qu’en Israël la policier est une des plus petite par nombre d’habitant selon les normes occidentales, et en Palestine, le même ratio est un des plus élevés de la planète ?


  • Sharon : l’épreuve de Gaza
    (8 juillet 2005) - Dans un reportage dans la bande de Gaza, l’envoyé spécial du Nouvel Observateur, Henri Guirchoun, montre l’état d’esprit dans lequel est la population israélienne récalcitrante à un mois du désengagement - aujourd’hui baptisé « D Day, le jour de la déportation ». 8.000 personnes vont devoir évacuer ce territoire. Certains ont déjà décidé qu’ils résisteront. Ils appellent à la désobéissance des soldats israéliens et préviennent qu’ils n’hésiteront peut-être pas à utiliser leur fusil. D’autres comme le rabbin Shlomo Aviner, de Beit El affirme qu’« il est hors de question de prôner la désobéissance et de risquer de provoquer l’anarchie ». Il ajoute : « Toutefois, je crois qu’un grand nombre de soldats ne seront pas en mesure d’accomplir leur mission, et qu’ils seront brisés. ». Déjà des dizaines de psychologues ont déjà commencé à préparer le moral des troupes militaires israéliennes.


  • Des colons devancent l’ordre d’évacuation à Gaza
    (7 juillet 2005) - Dans un reportage, Libération présente le départ d’une famille israélienne de la bande de Gaza vers un Mochav de Masluv (en territoire israélien). La famille Gross a décidé de partir de leur implantation avant la date officielle (le 15 août). Mali, la mère de famille, explique ce choix : « Un petit groupe va tenter de résister aux soldats, c’est pour cela que j’ai voulu partir plus tôt, pour que mes enfants ne voient pas ces images horribles de bataille entre des extrémistes - qui ne sont même pas du coin - et des soldats, comme on a vu la semaine dernière. » Nostalgiques, ils vont regretter la beauté de l’endroit et la convivialité avec le voisinage. Quant aux relations avec les Palestiniens, elles semblaient bonnes. Puisque que Mali travaillait dans une entreprise de la bande de Gaza qui appartenait à un Israélien et un Palestinien. « Les employés sont juifs et arabes, tout se passe bien » raconte t-elle.


  • Il s’agit de sécurité démographique, pardi !
    (7 juillet 2005) - Pourquoi quittons-nous la bande de Gaza ? Cette question en apparence inoffensive est au cœur de la controverse publique israélienne au sujet du désengagement. Comme beaucoup d’Israéliens n’ont pas une idée claire quant au motif réel concernant le retrait, ils sont des proies faciles pour la campagne anti-désengagement du lobby des colons qui puise dans les thèmes religieux, pionniers et "démocratiques".


  • On regarde ses mains brûlées et on se tait
    (30 juin 2005) - Seule, peut-être, Amira Hass avait la crédibilité nécessaire pour écrire cet article. Parce qu’elle vit à Gaza mais qu’elle est israélienne, que c’est une excellente journaliste, qu’elle est connue pour sa sympathie pour la cause palestinienne, et qu’elle est une femme. Elle revient sur le cas de la jeune Palestinienne arrêtée avec 10 kg d’explosifs sur le corps, et évoque des aspects d’une certaine "résistance" dont on ne parle en général qu’à mots couverts. Elle n’a pas aimé non plus que la presse palestinienne n’ait pas assez couvert l’événement, ni que celui-ci n’ait pas donné lieu à un débat public au sein de la société palestinienne où, souvent, "on se tait". Cet article est suivi du témoignage paru dans le Jerusalem Post du Dr. Izzeldin Abuelaish - un médecin palestinien qui a travaillé plus de 8 ans à l’hôpital Soroka de Be’er Sheva - cible de la kamikaze palestinienne.


  • Le sommet et la visite de Condoleezza Rice : Problème d’attitude
    (30 juin 2005) - Rétrospectivement, il aurait été préférable que la rencontre Sharon-Abbas de la semaine dernière n’ait pas eu lieu. D’abord et avant tout, les Palestiniens demandent d’Israël davantage de soutien au Président palestinien Mahmoud Abbas (Abou Mazen) et à sa plate-forme de paix. Or Sharon est en réalité politiquement faible. D’où, lors de la réunion, son besoin d’humilier Abbas devant l’opinion publique israélienne. A supposer que, homme de la « vieille école », il soit capable d’une autre attitude envers les Palestiniens.


  • Le bulldozer ne s’arrêtera-t-il jamais ?
    (29 juin 2005) - Démolir ou ne pas démolir les maisons des colonies de la bande de Gaza lors du retrait ? La démolition apporterait une dégradation sans pareille de l’image d’Israël dans le monde et une recrudescence de l’antisémitisme. Démolir les maisons est un acte barbare, inhumain, immoral et non-juif.


  • Après Gaza, encore plus de Gaza
    (29 juin 2005) - On dirait parfois que durant les 53 jours restants avant le désengagement, chacun des colons assignés à l’évacuation sera interviewé par les médias israéliens ou étrangers. L’obsession des médias envers les menus détails de l’histoire d’un point de vue humain est peut-être compréhensible. Mais le silence assourdissant par rapport à n’importe quel débat sérieux sur ce qui va se passer ensuite tient de l’irresponsabilité.


  • La Troisième Intifada
    (24 juin 2005) - Dans les circonstances actuelles, il y a fort à parier que le désengagement d’Israël de Gaza et du Nord de la Cisjordanie sera suivi d’une troisième Intifada, celles des roquettes et des obus de mortiers. En effet, faute d’un accord sur le contrôle des frontières et le passage entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, les Palestiniens risquent fort de ne voir dans ce désengagement qu’un redéploiement militaire sans perspectives de paix.


  • Si nous avions établi des implantations au Liban
    (23 juin 2005) - Dror Etkes, le directeur de l’Observatoire des Colonies de Shalom Archav Israël rappelle qu’il y a un péché qu’Israël n’a heureusement jamais commis : établir des implantations au Liban. Pourtant, dès le début de la guerre, en 1982, plusieurs rabbins ont plaidé en faveur de ces colonies de peuplement - puisque cette terre est également une Terre d’Israël. Heureusement, les dirigeants politique de l’époque n’ont pas suivi les revendications du mouvement des colons.


  • Travailleurs et kamikazes, Nord et Sud
    (23 juin 2005) - Comme d’autres économies post-industrielles, Israël a besoin de main d’œuvre immigrée bon marché pour effectuer des travaux que les Israéliens n’acceptent plus. Ceci crée un effet d’attraction chez les pays arabes environnants. D’autre part, la seule mesure réellement efficace contre les kamikazes fut la barrière de sécurité. Si Israël établissait celle-ci sur la ligne verte et la présentait comme une voie permettant à un grand nombre de Palestiniens de travailler à nouveau en Israël, alors l’opposition palestinienne et internationale à la barrière pourrait diminuer.


  • Une enquête constate que les Arabes israéliens acceptent un Etat à caractère juif mais pas le sionisme
    (22 juin 2005) - La vaste majorité des Arabes israéliens accepte la définition d’Israël en tant qu’Etat juif et démocratique, mais en rejette la description en tant qu’Etat sioniste. Telles sont les conclusions d’une enquête menée par le Professeur Sami Smooha et financée par le Centre judéo-arabe de l’Université de Haïfa et le Forum d’Accord des Citoyens.


  • Elie Barnavi : Le désengagement
    (21 juin 2005) - Dans le grand dossier du Monde 2, Elie Barnarvi, l’ancien ambassadeur d’Israël en France explique les tenants et les aboutissants du plan de retrait. La querelle qui entoure ce retrait masque, d’après l’ancien ambassadeur, un débat de fond sur la nature de l’Etat d’Israël. « D’un côté, la vaste majorité des Israéliens, épuisés par un combat apparemment sans fin, et qui aspirent à un peu de normalité. De l’autre, une minorité fortement motivée de juifs messianiques, pour qui la notion de normalité relève du blasphème. Les premiers sont les héritiers du sionisme originel, d’essence laïque, qui aspirait à assurer la survie du peuple en le fixant sur une terre et en l’érigeant en Etat-nation. Les seconds cherchent à perpétuer l’exceptionnalité d’un peuple juif conçu comme inséparable de l’intégralité de la Terre promise », explique Barnavi.


  • Les valeurs religieuses ne sont pas supérieures
    (17 juin 2005) - Les leaders colons mettent aujourd’hui en exergue leur mode de vie prétendument sain et moral, par opposition à celui, permissif et criminogène, des laïcs, pour justifier le maintien des implantations. Un argument qui ne résiste pas à l’analyse tant la moralité des colons est discutable à bien des égards.


  • Dossier Jérusalem : Pure folie
    (16 juin 2005) - La barrière de séparation / le mur et les implantations juives en cours de construction sur chaque flanc de la ville arabe de Jérusalem-Est sont susceptibles de la transformer en poudrière car ils l’isolent de la Cisjordanie. La dernière Intifada débuta à Jérusalem. La prochaine risque d’éclater là aussi, et ensuite risque de se déchaîner sur la ville.


  • Y a-t-il un « mystère Sharon » ?
    (14 juin 2005) - Pour beaucoup de gens, à droite comme à gauche, en Israël et dans le monde, il existe aujourd’hui un « mystère Ariel Sharon ». Voici un homme que l’on croyait solidement ancré à la tête du camp ultranationaliste. Ariel Sharon ? N’importe quel enfant de dix ans aurait dit : c’est celui qui a créé des implantations juives un peu partout à Gaza, en Judée, en Samarie, dans la vallée du Jourdain, sur le Golan. Bref, Sharon était l’homme qui symbolisait plus que tout autre Eretz Israël Ha-Shléma - « le Grand Israël ». Bête noire de la gauche et du camp pacifiste des colombes, idole de la jeunesse sioniste-religieuse et des pionniers de Judée-Samarie... Or, tout d’un coup, la situation se renverse.


  • Palestine : le "pari islamiste" de Mahmoud Abbas
    (14 juin 2005) - Quelle stratégie Mahmoud Abbas peut-il adopter face au Hamas ? Marginaliser ou intégrer politiquement les islamistes ? La question est loin d’être simple. Robert Malley, ancien conseiller pour les affaires israélo-arabes de Bill Clinton et Hussein Agha, politologue palestinien nous proposent une grille d’analyse pour mieux comprendre les choix stratégiques de l’actuel président palestinien.


  • La route qui n’a pas été prise
    (9 juin 2005) - Dans le cadre du 38e anniversaire de la Guerre des Six Jours, l’historien Tom Seguev revient sur l’attitude de Shimon Pérès à l’époque, où il dirigeait avec David Ben Gourion et Moshe Dayan un petit parti, le Rafi, une dissidence du Mapaï. En effet, Shimon Pérès, avait mis sur la table une proposition de nature à éviter la guerre, qui finalement n’a pas été suivie. Tom Segev examine également des propositions égyptiennes et jordaniennes formulées avant la guerre, inacceptables à l’époque, mais qui prennent un tout autre sens aujourd’hui...


  • La meilleure décennie de notre vie
    (8 juin 2005) - Alors qu’Israël a fêté cette année le 38e anniversaire du déclenchement de la guerre des Six Jours, plusieurs intellectuels israéliens ont publié des tribunes dans la presse. Nous proposons de lire le billet d’humeur de Yossi Beilin, iniatiateur israélien des Accords de Genève, président du Yachad (ex-Meretz) et ancien Ministre de la Justice sous le gouvernement Barak.


  • Les lignes de 1949 ou de 1967 ? Loin du vrai problème.
    (8 juin 2005) - Le Président américain banalise le processus politique. Il a ouvert la boîte de Pandore de mystérieuses distinctions entre les lignes d’armistice de 1949 et celles de 1967. Les gesticulations rhétoriques récurrentes de Bush sont des tentatives pour retarder toute implication significative de son Administration dans le conflit. Car les vrais problèmes sont ailleurs. Ils sont politiques et non géographiques.


  • Le rôle des Etats-Unis : Bush, est-il sérieux ?
    (3 juin 2005) - Une fois de plus, lors de la visite de Mahmoud Abbas, le leader palestinien, les propos du Président américain ont été ambigus et des plus prudents : son discours laisse entendre plus - et moins d’implications dans la résolution du conflit israélo-palestinien. Selon Yossi Alpher, ancien conseiller principal de Ehud Barak, seule l’implication du Président américain pourrait faire bouger les choses après le désengagement. Et encore, rien n’est moins sûr.


  • Déchiré entre deux identités
    (1er juin 2005) - Né d’une mère juive et d’un père palestinien, Ibrahim Miari est un acteur Arabe israélien qui vient de la ville d’Akko (Acre, au nord d’Israël), une ville connue pour sa plus grande proportion de non-Juifs que dans d’autres villes israéliennes. Il a transposé son histoire personnelle dans une nouvelle pièce de théâtre intitulée "Parent de sang" (Blood Relative) actuellement en tournée aux Etats-Unis.


  • L’Egypte interdit à un célèbre dramaturge de se rendre en Israël afin de recevoir une distinction officielle
    (1er juin 2005) - Pourquoi l’Egypte a-t-elle interdit au célèbre dramaturge égyptien Ali Salem de se rendre en Israël pour recevoir le titre de Docteur honoris causa que l’Université Ben-Gourion souhaitait lui décerner lors d’une cérémonie officielle ?


  • La lettre de Yossi Beilin
    (31 mai 2005) - Dans sa lettre mensuelle adressée à ses sympathisants en diaspora, Yossi Beilin, président de Yachad (ex-Meretz) et iniatiateur israélien des Accords de Genève, rappelle les enjeux du Plan de Désengagement du Premier Ministre Ariel Sharon. Yossi Beilin regrette que le retrait de Gaza et du Nord de la Cisjordanie sera la seule avancée réalisée par Ariel Sharon sur le chemin de la paix. Toutefois, le Président Bush, qui vient de rencontrer Abu Mazen, le leader palestinien, a été très clair sur ce qu’il attendait des Israéliens : retrait des avant-postes illégaux, arrêt de l’expansion des colonies, prise en compte de considérations humanitaires pour la construction de la barrière de séparation, et retrait des troupes sur les positions tenues avant le début de l’Intifada. Mais tout se jouera au lendemain du retrait de Gaza.


  • Histoire contre géographie : on peut refaire la géographie, pas l’histoire
    (26 mai 2005) - Le conflit israélo-palestinien est aussi bien une lutte pour la terre qu’un affrontement de deux narratifs. En d’autres mots, la géographie et l’histoire sont impliquées en même temps. En soi, cela n’est pas unique : pensez aux conflits insolubles du même acabit comme ceux de la Serbie avec le Kosovo ou même la Chine et Taiwan. Il semble qu’il est dans la nature humaine de créer des récits historiques pour expliquer l’attachement à la terre et vice versa : intégrer des régions géographiques spécifiques à des récits historico-religieux.


  • L’apartheid n’est pas l’explication
    (26 mai 2005) - On ne cesse de comparer Israël à l’Afrique du Sud sous l’apartheid. Cette comparaison permet-elle de saisir la réalité du conflit israélo-palestinien ? C’est à cette question que Meron Benvenisti, esprit critique et remuant, répond par la négative en rappelant bien les caractéristiques distinguant Israël de l’Afrique du Sud sous l’apartheid.


  • Réaction de Paul Delmotte (ABP) à l’édito de Kol Shalom "Peut-on parler du sionisme ? Oui, mais pas avec n’importe qui."
    (25 mai 2005) - Nous publions ici la réaction de Paul Delmotte de l’Association Belgo-Plestinienne (ABP) envoyée à la suite de notre dernier éditorial du 19 mai intitulé "Peut-on parler du sionisme ? Oui, mais pas avec n’importe qui."


  • Amram Mitzna : "Un examen d’entrée pour la démocratie"
    (24 mai 2005) - Amram Mitzna, député travailliste de la Knesset rappelle dans cet article combien il est important pour la démocratie israélienne d’appliquer le plan de désengagement tel que voté par le Parlement israélien. Les tentatives des extrémistes de légitimer le recours à la violence et à l’anarchie sous prétexte que le plan de désengagement a été voté par un pays qui a cessé d’être démocratique est tout simplement inacceptable et constitue une grave atteinte à la démocratie. De telles déclarations donnent une légitimité au désastre à venir parce que si Israël n’est plus une démocratie, la force peut être utilisée pour destituer le dictateur qui en est à la tête. L’exemple le plus récent et le plus accablant est la coupure des lignes de téléphone d’un tribunal, afin de gêner le travail des juges qui examinaient le cas de ceux qui avaient été arrêtés pour avoir bloqué des routes. Saboter les lignes de téléphone d’un tribunal revient à saboter la démocratie. Ce n’est pas une exagération ou un jeu de mot.


  • Au rendez-vous des chiens
    (19 mai 2005) - Une fois n’est pas coutume, cet article ne parle pas du tout du conflit israélo-palestinien, mais nous n’avons pas pu résister à proposer à nos lecteurs un texte plein d’humour et de tendresse pour une catégorie d’habitants de Jérusalem dont on ne parle jamais...


  • Le boycott académique d’Israël : "Répugnant"
    (19 mai 2005) - Yossi Alpher, l’ancien conseiller d’Ehud Barak, revient sur la motion imposant le boycott académique à deux universités israéliennes, Haïfa et Bar-Ilan à l’initiative de l’association britannique des professeurs d’université. Après avoir démontré combien le boycott académique est contre-productif, injuste et stigmatisant, Yossi Alpher rappelle combien il est dangereux de s’aventurer dans les frontières nébuleuses qui séparent l’antisionisme de l’antisémitisme et que ces actions ne contribuent guère à nous rapprocher de la solution "Deux Peuples, Deux Etats".


  • Lettre ouverte à Nicolas Zomersztajn, Directeur de publication de Regards
    (19 mai 2005) - La rédaction de Kol Shalom a décidé de publier cette lettre ouverte de Larissa Gruszow, en réaction à la tribune de Nicolas Zomersztajn du 10 mai dernier intitulée "L’enfer est pavé de bonnes intentions". Cette tribune avait été rédigée à la suite de la conférence organisée par l’Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB) et le centre régional du Libre-Examen de Bruxelles le 18 avril à l’ULB avec trois représentants d’"Une Autre Voix Israélienne" : Oren Medicks, vétéran de la lutte contre l’occupation et contre le mur de séparation, Elik Elhanan, refuznik dont la sœur a été tuée dans un attentat-suicide et Yonatan Shapira, pilote d’hélicoptère, officier, démis après 11 ans de service dans l’armée de l’air israélienne pour avoir été l’initiateur de la lettre des 27 pilotes refusant les missions de "tirs ciblés" dans les territoires occupés. Par souci de clarification, nos lecteurs pourront trouver le texte de Nicolas Zomersztajn à la suite de celui de Larissa Gruszow.


  • Gaza, le cimetière de la discorde
    (18 mai 2005) - Le retrait de la bande de Gaza, prévu pour le mois d’août, pose plusieurs problèmes de gestion concernant notamment le déplacement des sépultures. Dans un reportage, le Monde montre l’attachement sentimental des habitants des implantations pour cette terre et revient sur le destin de certaines de leurs proches décédés.


  • La violence ne paie pas
    (18 mai 2005) - Selon une étude récente menée par Centre Jaffa d’études stratégiques, il apparaît que la deuxième Intifada a plutôt renforcé la confiance que placent les Israéliens dans des dirigeants "à poigne". La majorité des Israéliens était en phase avec la position du gouvernement assurant qu’"il n’y a personne avec qui discuter" et "pas de négociations sous le feu". Les leçons que les Palestiniens doivent tirer de ces études sont que les héros du retrait de Gaza ne sont pas les bombes humaines et que de futures attaques ne produiront pas davantage de retraits mais durciront les positions du peuple israélien.


  • Yachad continuera à fournir un "filet de protection" à Ariel Sharon
    (17 mai 2005) - Le Yachad (ex-Meretz, gauche) est le parti que dirige Yossi Beilin, négociateur israélien du Pacte de Genève. Le Yachad soutient le Plan de désengagement de Gaza du Premier Ministre Ariel Sharon et vient d’affirmer qu’il continuera à fournir à Ariel Sharon un "filet de protection" parlementaire pendant la session d’été de la Knesset et ce jusqu’à ce que le plan de désengagement ait été mené à terme, ce qui, d’après le calendrier d’Ariel Sharon, devrait intervenir peu de temps après la fin de ladite session d’été.


  • Les frères ennemis du sionisme
    (14 mai 2005) - Dans la bande de Gaza, les colons juifs du Goush Katif refusent l’évacuation décidée par Ariel Sharon. Avec le soutien de la droite religieuse, ils se préparent à la désobéissance civile et chacun redoute un affrontement avec l’armée. A quelques kilomètres, le kibboutz de Nirim, qui se réclame lui aussi du sionisme, mais celui des origines, laïque et socialiste, offre un tout autre discours. Ici, on condamne l’occupation de Gaza et on se félicite du retrait. Reportage chez les frères ennemis du sionisme.


  • Entre nos mains et en notre pouvoir
    (11 mai 2005) - En Israël, Yom Hazikaron, qui tombe cette année le 11 mai, est le Jour du Souvenir qui rend honneur à la mémoire de ceux qui sont tombés sur champ de bataille. Il s’agit d’une fête solennelle et austère, propice à la réflexion. Yom Hazikaron précède Yom Haatzmaout, le Jour de l’Indépendance qui célèbre cette année le 57e anniversaire de l’Etat d’Israël. Lors de ces deux journées, la presse consacre des articles spéciaux. Nous avons choisi de vous livrer l’éditorial de la rédaction d’Haaretz, consacré au fait qu’Israël peut à l’heure actuelle se permettre de faire des concessions avec les Palestiniens. En effet, l’absence de frontières a divisé le public en deux camps avec deux visions du monde : "Prends ce que tu peux" et "Prends trop et tu perdras tout". Face à ceux veulent recourir à la force pour s’installer parmi les Arabes et les dépouiller, se tient le camp qui est prêt à utiliser la force seulement pour défendre l’Etat existant, sans déposséder le voisin.


  • Désengagement : unilatéral ou coordonné ? Un monde imparfait
    (11 mai 2005) - Yossi Alpher : "Dans les circonstances présentes, seul le désengagement unilatéral de Gaza voulu par Sharon est jouable. Sharon ne veut pas la paix avec les Palestiniens, mais seule sa voie nous permet d’avancer actuellement, même de manière désordonnée, dans la bonne direction. Nous verrons après. C’est le mieux que nous puissions faire en ce monde imparfait".


  • L’enfer est pavé de bonnes intentions
    (11 mai 2005) - L’Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB) et le centre régional du Libre-Examen de Bruxelles ont organisé le 18 avril dernier une rencontre à l’ULB de trois représentants d’"Une Autre Voix Israélienne" : Oren Medicks, vétéran de la lutte contre l’occupation et contre le mur de séparation, Elik Elhanan, refuznik dont la sœur a été tuée dans un attentat-suicide et Yonatan Shapira, pilote d’hélicoptère, officier, démis après 11 ans de service dans l’armée de l’air israélienne pour avoir été l’initiateur de la lettre des 27 pilotes refusant les missions de "tirs ciblés" dans les territoires occupés. Dans cette tribune écrite par le directeur de publication de la revue Regards et le porte-parole de Shalom Archav Belgique, Nicolas Zomersztajn explique les travers de la médiatisation de ces initiatives hors d’Israël.


  • "Tellement désolés que nous n’ayons pas gagné"
    (10 mai 2005) - Même si le Ministre des finances, Benjamin Netanyahu, et les chefs de l’armée continuent de clamer qu’Israël a gagné, ou préviennent qu’ils ne présenteront pas les choses de manière à ce que les Palestiniens les perçoivent comme leur victoire, la réconciliation verbale ne couvrirait pas les cicatrices de la réalité. La guérilla palestinienne est en effet en train de chasser Israël hors de toute la Bande de Gaza et d’une partie de la Samarie du Nord. Les puissantes forces armées israéliennes et le reste des services de sécurité spécialisées, avec toutes leurs ressources abondantes, ont échoué à soumettre la rébellion palestinienne. Ce n’est pas un mauvais résultat d’un point de vue israélien. Cela a appris à Israël les limites du pouvoir.


  • Yossi Beilin : "La coordination est vitale"
    (10 mai 2005) - L’insistance de Sharon à poursuivre son plan unilatéral même après l’élection de Mahmoud Abbas (Abu Mazen), qui est en effet présenté par Sharon comme un partenaire de son point de vue, est problématique et laisse perplexe. Le refus déterminé de Sharon de négocier le désengagement, couplé à une série de décisions qu’il a prises sans consulter sérieusement le gouvernement palestinien, se fait au détriment des intérêts nationaux israéliens, qui sont d’arriver à un accord avec un partenaire palestinien pragmatique qui est prêt à un compromis historique et est capable de le présenter au public palestinien.


  • "Malveillante, cette attaque académique contre Israël"
    (8 mai 2005) - Dans cette tribune écrite par un professeur israélien de l’Université de Haïfa à la suite de la décision de l’Association of University Teachers (AUT) de boycotter deux université israéliennes, Bar-Ilan et Haïfa, l’auteur fustige la paresse académique des tenants du boycott. Il est plus facile de tirer à boulets rouges, mû par la haine, sur ceux qui demandent des bourses de recherches ou qui cherchent à se faire publier dans des revues internationales plutôt que rechercher le dialogue. Par ailleurs, les tenants du boycott ne font que se tirer une balle dans le pied : après les universités israéliennes, il est temps de s’occuper des universités arabes, dont les scores en matière de Droits de l’Homme restent faibles, sans parler des universités anglaises dont leur gouvernement a envoyé des soldats en Irak et en Afghanistan.


  • La fin d’une génération
    (4 mai 2005) - La mort d’Ezer Weizman, ancien président d’Israël et grande figure morale, plonge les Israéliens dans la mélancolie parce qu’ils ont perdu encore un leader de cette génération en voie de disparition connue sous le nom de génération 1948 - une génération dont les membres ont transmis le flambeau du commandement venant du temps des fondateurs, dans l’espoir qu’un jour Israël devienne un pays sans guerre, un pays aux frontières reconnues. En un mot, un pays normal. De cette génération, il ne reste plus que ... Ariel Sharon et Shimon Peres.


  • Toujours la même rengaine
    (28 avril 2005) - Cet article traite de plusieurs sujets importants. D’une part, le gaspillage des fonds investis dans les implantations avec le scandale des préfabriqués - scandale qui continue avec le plan de désengagement. D’autre part, les mauvais choix de l’administration responsable du retrait et finalement, une réflexion très critique sur la colonisation dans la Bande de Gaza, l’exploitation de la main d’œuvre locale, l’accaparement des ressources aquifères, et la vie impossible menée aux Palestiniens.


  • Les colons peuvent-ils rester après l’évacuation ? Hors des sentiers battus
    (27 avril 2005) - Une analyse de Ghassan Khatib, Ministre de l’Autorité palestinienne pour la planification. L’idée de maintenir sur place des colons comme citoyens palestiniens est un peu bizarre d’un point de vue palestinien, car le milieu des colons figure parmi les plus hostiles aux Palestiniens. Toutefois, garder en Palestine à titre individuel un nombre raisonnable de colons israéliens ne semble pas irréaliste, si cela ne compromet pas la fin complète de l’occupation, l’établissement d’un Etat palestinien indépendant et une solution au problème des réfugiés.


  • Des Grands Rabbins disent qu’ils sont contre le plan de désengagement
    (27 avril 2005) - Les deux Grands Rabbins d’Israël, les plus hautes autorités religieuses, ont déclaré qu’ils sont contre le plan de désengagement mais qu’ils réprouvent la désobéissance des soldats face à un ordre légal. Ainsi, le Rabbin Amar a déclaré : "il n’y a pas un jour que je ne prie pas le Saint, béni soit-il, espérant l’accomplissement de miracles permettant que la terre d’Israël ne soit pas à nouveau divisée. Nous tâcherons qu’il n’y ait pas de désengagement ou de déracinement, mais si cela vient du Seigneur, nous l’accepterons en silence."


  • Un dieu sans coeur
    (26 avril 2005) - La journaliste israélienne Avirama Golan, fine observatrice du monde religieux, reproche aux rabbins de ne pas contester la dernière trouvaille en date pour empêcher l’exécution du plan de désengagement de la Bande de Gaza : la soi-disante prescription selon laquelle il est interdit de déménager pendant les trois semaines de la période de deuil entre le 17 Tamouz et le 9 Av (calendrier hébraïque).


  • Pour le sionisme, le temps de la maturité est arrivé
    (26 avril 2005) - L’historien et essayiste Tom Segev nous livre ici une interprétation intéressante du mouvement des colons, qui s’inscrirait dans une tradition "adolescente" et rêveuse du sionisme, face à une autre, tout aussi prégnante : celle de la rationalité et de la maturité. Pour Segev, avec la résistance des colons au retrait, on assiste aux derniers soubresauts de cette tradition juvénile, qui s’ébroue une dernière fois avant de renoncer définitivement à ses rêves et d’entrer dans l’âge adulte.


  • Le rêve d’Aland
    (21 avril 2005) - Il y a quelques années, Benjamin Netanyahu avait manifesté beaucoup d’intérêt pour les îles Aland, petit archipel sous souveraineté finnoise dont 95% de la population parle le Suédois. Ces îles bénéficient d’une autonomie locale. C’est évidemment la raison pour laquelle ceux qui repoussent un cadre de paix impliquant la création d’un état palestinien souverain, rêvent d’une "Alandisation" de la Palestine. Tout cela n’est pas sérieux. Israêl n’est pas la Finlande et la Palestine n’est pas l’archipel d’Aland.


  • C’est l’heure de rentrer à la maison
    (21 avril 2005) - Ariel Sharon souhaite réinstaller les colons du Goush Katif dans des logements spécialement construits pour ceux-ci dans la zone des dunes de Nitzanim. Si ce projet se concrétise, cela entraînera des conséquences fâcheuses. Non seulement, l’équilibre de cette réserve naturelle protégée sera complètement bouleversée mais le gouvernement commettra l’erreur déjà maintes fois commise de réserver aux colons un statut privilégié. Il est grand temps de rappeler aux colons qu’ils doivent revenir à la maison et vivre comme tous leurs concitoyens israéliens, sans bénéficier de privilèges et sans souffrir de discriminations.


  • L’aveuglement des partisans de la paix
    (21 avril 2005) - Le plan de désengagement de Gaza et les futures élections palestiniennes ne doivent pas nous faire perdre de vue que l’essentiel est loin d’être acquis. Tandis que le Hamas se prépare à devenir incontournable sur la scène politique palestinienne, la droite et les religieux israéliens s’unissent face aux modérés incapables d’une vision à long terme. Rien de très réjouissant en perspective.


  • Les colons peuvent-ils rester après l’évacuation ? Trop dangereux ?
    (21 avril 2005) - Puisque certains colons désirent rester à tout prix sur place après l’évacuation de la Bande de Gaza, pourquoi ne pas les autoriser à vivre sous autorité palestinienne ? Cela créerait un précédent en vue de l’évacuation de la Cisjordanie. Que certains colons continuent à vivre à titre personnel au sein du futur Etat palestinien faciliterait les difficiles négociations d’échanges territoriaux et de redéfinition des frontières, que rendent nécessaires l’existence de grands blocs d’implantations juives en Cisjordanie. Mais l’idée semble hautement improbable, vu les dangers encourus par les colons qui opéreraient ce choix.


  • Shimon Pérès : « Nous devons aider Mahmoud Abbas »
    (19 avril 2005) - En visite à Paris, Shimon Peres s’est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier. Le ministre français a une nouvelle fois proposé la tenue, « avant la fin de l’année », d’une conférence internationale sur la question israélo-palestinienne. Dans une interview au Figaro, le vice premier ministre israélien estime que « Mahmoud Abbas fait du bon travail, mais il n’a pas vaincu la terreur. Il met l’avenir en danger, en refusant de désarmer les militants ». Afin d’aider Mahmoud Abbas, les Israéliens doivent « améliorer le passage aux barrages routiers pour que les personnes et les biens puissent circuler plus rapidement et plus librement » et « fournir des emplois et faire en sorte que l’infrastructure économique aux mains des colons dans la bande de Gaza soit remise, intacte, aux Palestiniens ». Shimon Peres est ferme quant au Hamas. Tant qu’il « portera des armes, il sera hors de question pour nous de négocier avec lui ». Concernant les implantations, il dit devoir « conserver la possibilité de procéder à des échanges territoriaux (en cas d’accord avec les Palestiniens) afin de pouvoir conserver en Israël les blocs de colonies les plus importants », précisant qu’Ariel Sharon « s’est engagé à démanteler les colonies illégales et il respectera cet engagement ».


  • Comment Israël traitera-t-il un Hamas devenu politique ?
    (13 avril 2005) - Le Président Abbas tente d’intégrer le Hamas dans le système politique palestinien. Si l’opération réussit, la donne changera pour Israël. Il se trouvera face à une Autorité palestinienne plus dure où le Fatah ne règnera plus en maître. Mais paradoxalement, cette situation pourrait favoriser un accord intérimaire à long terme, qui remettrait à plus tard les problèmes finaux liés au conflit israélo-palestinien.


  • L’Israélien chasseur de colonies
    (13 avril 2005) - Dror Etkes est le directeur de l’Observatoire des Colonies de Shalom Archav Israël. Son travail n’est pas facile et il est devenu le bouc émissaire de l’extrême droite. Pourtant, depuis l’annonce du plan de retrait de Gaza, Dror Etkes jubile. Les dirigeants du Conseil des colons, qui, au début de la guerre en Irak, lui avaient envoyé un SMS moqueur annonçant la création d’un « avant-poste » en lisière de Bagdad, ne fanfaronnent plus. « Ils ont compris, estime-t-il, que Gaza n’est qu’un hors-d’œuvre. Ils savent que Sharon a engagé un processus qui le dépasse et qu’ils sont condamnés. C’est une affaire de cinq à dix ans. Comme De Klerk et Gorbatchev. Le système qu’ils voulaient juste réformer s’est décomposé entre leurs mains. »


  • Le seul problème de viabilité est la volonté nationale
    (12 avril 2005) - Dans cet article particulièrement critique, l’ancien conseiller principal d’Ehud Barak, Yossi Alpher, examine la question de la viabilité du futur état palestinien. Pourquoi le futur état ne serait pas viable ? Le manque de ressources naturelles peut être compensé par des ressources humaines florissantes, le manque de continuité territorial peut également se résoudre de manière originale au XXIe siècle. Par contre, un critère déterminant est la capacité de diriger son pays vers la prospérité.


  • Sionisme : Rav Alkalay, Rav Kalischer, et le débat israélien actuel
    (11 avril 2005) - Parmi les précurseurs du sionisme, deux rabbins orthodoxes, Rabbi Yehouda Hai Alkalai (Bosnie) et Zvi Hirsch Kalischer (Posnanie), d’inspiration messianique (1840-1880), imprégnés de modernisme, avaient lancés des appels aux Juifs à s’installer en Palestine, en vue de hâter la rédemption. Le fait d’attribuer au retour collectif des Juifs en Terre sainte une valeur messianique allait avoir des conséquences très importantes. Bien que ce mouvement soit resté largement minoritaire, leur idéologie a gagné du terrain après la Guerre des Six Jours. Ainsi, la dialectique de nos deux rabbins du XIXè siècle, en donnant un sens théologique à des événements politiques, et en considérant que l’action de l’homme entraîne le miracle divin, a inauguré une pensée dont les effets sont actuellement au cœur du débat israélien. Dans l’Israël d’aujourd’hui, déchiré par la question de l’évacuation des implantations de Gaza, se trouvent clairement confrontées deux conceptions de l’Etat juif : la première est fonctionnelle et rationnelle, la seconde est idéologique et messianique.


  • Deux états, une nation
    (9 avril 2005) - Les événements dans la Bande de Gaza sont capables de dégénérer vers un conflit violent et total entre deux états juifs avec des buts totalement distincts. Le premier est l’état d’Israël, l’autre est l’état des colons. L’état d’Israël a établi l’état des colons, et, force est de constater que le Golem se rebelle contre son créateur. L’état des colons a un seul but, perpétuer l’occupation et la domination du Peuple palestinien, et donc continuer le conflit. Si les menaces de certains colons, de profaner les lieux saints islamiques, sont mis à exécution, il faudra faire face à une guerre mondiale avec le monde musulman, et une rupture à jamais avec la communauté arabe en Israël. Une analyse du correspondant militaire du Haaretz.


  • Fin de la période de rédemption
    (8 avril 2005) - Les sionistes religieux du Goush Emounim se revendiquent les seuls héritiers du sionisme des Pères fondateurs d’Israël. Ils sont parvenus à imposer leur vision religieuse du sionisme, où l’Etat d’Israël ne symbolise que "la première marche de l’accomplissement de la rédemption", à tous les Israéliens, qu’ils soient religieux ou laïques. A l’heure du retrait de Gaza et du Nord de la Cisjordanie, ces mêmes religieux, veulent imposer une vision toute contraire au sionisme : ils souhaitent se désolidariser de l’Etat d’Israël en préconisant un exil (galout) à la fois physique et moral. Après avoir trompé les Israéliens pendant plus de 35 ans en les persuadant de l’importance des implantations pour l’Etat, il est évident que plus personne, qu’il soit religieux ou laïque, ne pourra les suivre sur ce terrain là. C’est une très grande bataille qu’ils viennent de perdre.


  • Une décision sioniste par excellence
    (8 avril 2005) - La Cour suprême israélienne a ouvert une brèche dans le monopole du rabbinat orthodoxe d’Israël sur les conversions, dans un arrêt rendu le 31 mars dernier reconnaissant de facto la validité de conversions à d’autres courants du judaïsme. Cette décision doit permettre à des personnes converties par les courants dits réformé ou conservateur de bénéficier de la Loi du Retour. Elle a aussitôt provoqué une levée de boucliers des partis orthodoxes alors qu’elle était saluée par les partis laïques et la gauche. Cet arrêt affirme un des grands principes du sionisme : pour bénéficier de la loi du retour, c’est l’adhésion à la religion juive, selon ses convictions, qui prime. A partir du moment où le monopole des conversions orthodoxe est supprimé, la voie est ouverte pour mettre sur pied des conversions non-religieuses au judaïsme, idée chère à Yossi Beilin, dirigeant du parti de gauche Yachad (ex-Meretz).


  • David Grossman : "Sharon est un personnage de roman"
    (7 avril 2005) - David Grossman, le grand écrivain israélien qui vient de publier "J’écoute avec mon corps" évoque dans cet interview plusieurs thèmes : le conflit avec ses amis palestiniens, la Bible et la jalousie, Georges W. Bush et la paix. Sur le conflit, David Grossman note que "La situation paraît s’améliorer, même s’il faut être prudent" précisant que "Cela ne signifie pas qu’Israéliens et Palestiniens se soient mis brusquement à s’aimer, mais les deux camps sont fatigués et ont compris la nécessité d’un compromis. Il est tellement difficile de reconnaître la légitimité de la souffrance de l’adversaire". Très ferme à propos de la politique d’implantation, il souhaite "qu’elle cesse, car elle est immorale et détruit des milliers de vies". Il avoue aussi "qu’il faudra des décennies pour que le Proche-Orient accepte l’existence d’Israël, pour des raisons d’intolérance religieuse, politique, voire raciale". Pragmatique, il déclare : "Ne nous faisons pas d’illusions : la terreur persistera, même dans dix ans, et les extrémistes des deux bords feront tout pour saboter le processus. Cela dit, la terreur ne menace pas l’existence d’Israël." Quant à Sharon, l’écrivain le considère comme "un personnage de roman" qui "s’est métamorphosé".


  • La saisie de Jérusalem par Sharon
    (6 avril 2005) - Bien qu’il soit extrêmement important d’encourager et de soutenir le Plan de désengagement de Gaza, il faut garder à l’esprit que la colonisation continue, en Cisjordanie et autour de Jérusalem. Dans cet article très critique, Naomi Hazan, ancienne députée travailliste, dénonce la création chaque jour plus visible du "Grand Jérusalem".


  • Une décision historique pour le sionisme religieux
    (6 avril 2005) - Le courant dit du sionisme religieux ne constitue pas un bloc homogène, mais est divisé en deux grands courants qui sont en désaccord sur un nombre important de sujets, dont par exemple leurs relations en général avec la société israélienne. Parce que ces deux courants portent des kippas crochetées similaires et servent à l’armée, ces différences fondamentales de vue sont restées floues - non seulement vu de l’extérieur, mais encore plus important, au sein du courant lui-même. Le manque de distinction a parfois mené à l’identification du sionisme religieux avec la minorité fanatique. L’absurdité atteint à présent de nouveaux sommets, alors que la faction dissidente d’Effi Eitam se réfère aux jugements de Rabbi Shlomo Aviner, qui s’oppose au refus de collaborer au plan de désengagement, et le Parti National Religieux, qui formellement au moins, est plus modéré que Eitam, et continue à considérer les rabbins Avraham Shapira et Mordechai Eliyahu comme leurs autorités rabbiniques, en dépit de leur soutien marqué au refus.


  • Interview de David GROSSMAN
    (31 mars 2005) - David Grossman, romancier israélien de grand talent et figure emblématique du camp de la paix, est né à Jérusalem en 1954. Il est l’auteur de six romans, trois essais politiques, et d’une dizaine de livres pour la jeunesse. Ses livres sont traduits dans 22 langues. Ses oeuvres romanesques, encensés par la critique et le public, manifestent une grande sensibilité artistique et morale et une qualité d’écriture qui lui valent d’être considéré comme l’écrivain le plus brillant de sa génération. Après sa visite à Bruxelles le 22 mars dernier, David Grossman a donné un interview politique à nos collègues français de Shalom Archav (La Paix Maintenant) qui a été diffusée le 25 mars sur Judaïques-FM.


  • Sur Dieudonné, son fonds de commerce, ses ambitions et ses relais
    (30 mars 2005) - "Léon BLUM a incarné les principes républicains fondateurs de la cohésion nationale : Liberté - Egalité - Fraternité - Laïcité - Tolérance. Parce qu’aujourd’hui ces valeurs universelles sont menacées dans notre pays, nous, militants ou sympathisants du Parti Socialiste et de la Gauche, créons le Cercle Léon BLUM". Créé en France en mars 2003, le Cercle Léon Blum a pour objectif de combattre politiquement et démocratiquement la résurgence d’un nouvel antisémitisme qui provient, depuis quelques années, d’une partie de la gauche française en contradiction fondamentale avec les principes de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Cet article dénonce sans concessions les agissements de Dieudonné et constate le travail immense à accomplir par la gauche française authentique, celle qui ne veut ni haïr, ni caricaturer personnes afin de trouver l’antidote à ce poison.


  • 10.000 personnes se rassemblent à Tel-Aviv pour soutenir le retrait
    (25 mars 2005) - Contrairement à leurs attentes, les organisateurs de la manifestation de soutien sur le thème "Israël quitte Gaza" du samedi 19 mars dernier ne sont pas parvenus à rassembler des groupes ou des orateurs qui sont en faveur du désengagement sans toutefois s’identifier au camp de la paix. Explications.


  • Les Arabes chrétiens d’Israël ne veulent pas se battre pour s’intégrer
    (24 mars 2005) - Les Arabes chrétiens, pour la plupart, pensent que servir dans l’armée israélienne ne les aidera pas à mieux s’intégrer dans la société israélienne. Les chrétiens voient le service militaire comme une trahison envers la population musulmane et le monde arabe. Ils se rendent compte que cela pourrait éventuellement leur servir à l’intérieur d’Israël mais déclarent qu’ils ont un sentiment réel d’appartenance au peuple palestinien. De plus, de nombreuses figures du mouvement palestinien étaient chrétiennes. Finalement, la situation des Druzes, qui sont engagés au sein de l’armée, n’est guère encourageante : ils ne se sentent pas intégrés au sein de la société israélienne et leur situation économique reste précaire.


  • A propos du Hezbollah et du Hamas
    (24 mars 2005) - Les opinions publiques palestiniennes et libanaises réagissent selon d’instructifs contrastes aux récentes « démocratisations » en Irak, au Liban et en Palestine. Pour des motifs divers, les Libanais en sont ravis. Les Palestiniens quant à eux semblent davantage sceptiques, voire pessimistes. Tant au Liban qu’en Palestine, les progrès recèlent les semences d’un désastre potentiel. L’implication du Hezbollah et du Hamas dans les vies politiques nationales pourrait s’insérer en un « arc chiite » radical fédérant les forces anti-démocratiques iraniennes, irakiennes, syriennes libanaises et palestiniennes.


  • L’alya ou le grand départ pour Israël, le pays rêvé
    (21 mars 2005) - Jonathan a 23 ans. Sigalith en a 19. Ils se sont mariés à la synagogue de Marseille. Puis ils se sont installés en Israël. Comme 2 415 autres Juifs en 2004, ils ont décidé de faire leur « alya » pour enfin réaliser ce rêve : vivre pleinement leur judaïté. Une identité qu’ils estiment aujourd’hui remise en cause en France.


  • La question de la libération de prisonniers
    (18 mars 2005) - Une série de réunions ont été tenues récemment en Irlande et en Israël par l’Institut Van Leer, avec des participants qui sont impliqués dans le processus de formulation et d’exécution de l’accord de paix d’Irlande du Nord. Le but était de tirer des leçons du rôle et du statut de prisonniers "politiques" dans le processus de paix. Les rencontres dans la République d’Irlande et en Irlande du Nord impliquaient des prisonniers protestants et catholiques qui ont été relâchés au cours de la procédure et sont actuellement actifs dans le suivi dynamique de réconciliation en Irlande du Nord. Tirant parti de ces réunions, l’Institut Van Leer a convoqué des débats qui trouvent une expression partielle dans cet article. Une étude du processus d’Irlande du Nord génère un nombre pertinent de points analytique qui pourraient aider à la compréhension du processus déployé entre l’Etat d’Israël et l’Autorité palestinienne.


  • Yossi Beilin : Faire la paix dans un monde dangereux.
    (18 mars 2005) - Le retrait israélien de la Bande de Gaza s’annonce et son soutien dans le monde ne faiblit pas. Mais qu’en sera-t-il du « jour d’après » ? Mahmoud Abbas souhaite entamer des négociations sur le statut permanent dès après le retrait de Gaza. Ariel Sharon n’envisage au mieux que l’application de la Feuille de Route qui prévoit un accord intérimaire. C’est le devoir des grandes puissances de démontrer, dès à présent, leur capacité à éviter une nouvelle escalade au lendemain du retrait du Gaza.


  • La fin du rêve
    (17 mars 2005) - Israël est comme la FDA, l’administration américaine "Food and Drug", qui découvre parfois qu’un médicament commercialisé depuis longtemps provoque des attaques cardiaques et ordonne dès lors de le retirer de la vente. Le fait que l’administration même ait approuvé le médicament n’est pas retenu contre elle, tant qu’elle garde les yeux ouverts et reste capable d’admettre ses erreurs et de les réparer avant qu’une catastrophe n’arrive. Les implantations dans les Territoires, considérés un temps comme un médicament miracle pour créer un lien entre l’Etat d’Israël et la Terre d’Israël, s’est révélé un médicament dangereux. Mais historiquement, il est faux de dire que le Likoud et la droite sont seuls à porter le blâme pour les colonies. La droite israélienne n’a pas été le moteur des colonies. C’était le mouvement travailliste.


  • Libérez des prisonniers « aux mains tachées de sang »
    (17 mars 2005) - Israël détient actuellement des centaines de Palestiniens ; les Palestiniens et leurs divers alliés arabes, aucun Israélien. La relaxe de prisonniers se situe en tête des revendications palestiniennes relatives aux mesures de confiance. Un processus de paix, même le fragile processus de « pré-paix » actuel, requiert des concessions. L’une d’elles, relativement acceptable d’un point de vue sécuritaire, concerne la libération d’anciens combattants palestiniens terroristes devenus inoffensifs. Certes, ils ont du sang juif sur les mains. Mais si leur libération immédiate et sans contrepartie peut aider à stabiliser la situation et à sauver les vies d’innombrables Israéliens, le jeu n’en vaut-il pas la chandelle ?


  • Donc, c’est okay de me tuer, moi aussi ?
    (14 mars 2005) - Les propos haineux du rabbin Ovadia Yossef, leader spirituel du Shas, sont particulièrement inquiétants. Quand ses propos ne sont pas intégristes, racistes, sexistes, il profère des incitions à la haine ou des appels au meurtre - dont celui du Premier ministre Ariel Sharon. Pourtant, il n’a jamais été tourmenté par les autorités israéliennes... De fait, le bureau du ministère public n’aime pas s’occuper de tels sujets. Il a peur de s’opposer aux rabbins et craint des manifestants violents. Mais lorsqu’un état démocratique cède à la violence, c’est le début de la fin de la démocratie. La loi est faite pour protéger la démocratie des incitateurs, qui grâce à leur autorité spirituelle veulent user de la violence pour changer le cours de l’histoire.


  • Les dix commandements de Tel-Aviv
    (12 mars 2005) - En dépit des attentats qui la meurtrissent, contestée par les intégristes de tous bords, la cité israélienne est en état d’ébullition créatrice permanent. Comme si elle voulait se prouver que l’on peut non seulement survivre mais aussi vivre dans un environnement hostile.


  • Le jour d’après le retrait de Gaza
    (10 mars 2005) - Que faire après le retrait de Gaza ? Une fois de plus, la gauche israélienne est divisée. Yossi Beilin et Yasser Abed Rabbo, de l’Initiative de Genève, pensent comme Mahmoud Abbas qu’il faut passer très vite à la phase des négociations sur un règlement final. Gershon Baskin plaide, lui, pour une période d’intérim qui, pense-t-il, pourrait permettre aux parties de panser leurs plaies et de rapprocher leurs positions.


  • Les paroles tuent
    (9 mars 2005) - Ces derniers mois, depuis que le plan de désengagement avance à bonne vitesse, les administrations responsables du respect des lois ont montré une faiblesse inquiétante - et une indulgence étonnante - dans le traitement des déclarations incendiaires des rabbins et des éducateurs de l’extrême droite, qui ont appelé à stopper le retrait de Gaza en assassinant Ariel Sharon. Le meurtre d’un autre Premier ministre sonnerait le glas de la démocratie en Israël, puisque le Premier ministre suivant aurait peur de penser même à un retrait. Il obéirait aux ordres des bandits. Si Yigal Amir, l’assassin de Yitzhak Rabin, a réussi à modifier un processus historique, le prochain meurtre changera la face de la nation.


  • De vraies prisons pour les vrais terroristes
    (9 mars 2005) - Malgré tous ses inconvénients et ses limites, l’actuel cessez-le-feu informel entre Israël et l’Autorité Palestinienne constitue un exploit impressionnant. Il fait partie d’un tableau stratégique plus vaste caractérisé par les réformes palestiniennes - dans les champs sécuritaires, économiques et gouvernementaux - et par le mouvement d’Israël vers le désengagement. Tant le Premier Ministre Ariel Sharon que le Président Mahmoud Abbas ont fait preuve d’un admirable courage politique et personnel. A cet égard, le défi de maintenir le cessez-le-feu présente de vastes implications stratégiques de part et d’autre. Explications.


  • Yossi Beilin & Yasser Abed Rabbo : Qui a dit que nous avions adopté la barrière ?
    (9 mars 2005) - Cet article signé par les deux protagonistes de l’Initiative de Genève nous propose une reflexion sur deux sujets délicats : d’une part, le nouveau tracé de la clôture de séparation, d’autre part, sur le "matin après Gaza".


  • Pourquoi nous ne devons pas détruire les maisons
    (3 mars 2005) - Le débat sur "Que faire des implantations à Gaza ?" divise la gauche israélienne. Selon Ephraïm Sneh, général à la retraite et député travailliste à la Knesset, il ne faut pas détruire les maisons à Gaza, et il faut trouver des acquéreurs pour les serres. Se basant essentiellement sur des arguments économiques pour maintenir les implantations en état, le député rappelle toutefois que les ennemis d’Israël se réjouissent déjà des futures destructions : "Le drame, que les téléspectateurs du monde entier verront étalé sur plusieurs semaines, mettra en scène un bulldozer israélien "rasant" des maisons attrayantes de telle sorte qu’elles ne soient pas réutilisées par les Palestiniens. Ceci, et c’est un euphémisme, n’améliorera pas l’image d’Israël aux yeux du monde".


  • Traîner les pieds est diabolique
    (3 mars 2005) - Cet article à l’humour sarcastique, rappelle que l’évacuation de Gaza doit être faite le plus rapidement possible afin d’éviter qu’un climat de guerre civile ne s’instaure en Israël. En effet, les extrémistes fourbissent leurs armes et appellent à la désobéissance civile, avec une fougue et une violence inédite : "Arik nous inflige un holocauste", "nous avons plus d’armes que les héros du soulèvement du Ghetto de Varsovie. Nous ne nous rendrons pas à l’ennemi. Nous refuserons d’obéir à tout ordre qui causera ravage et destruction". C’est pourquoi, le Chef d’Etat-Major, Shaul Mofaz, souhaite sortir de Gaza au plus vite, si possible déjà en mars.


  • Malheureusement, il faut détruire les maisons
    (2 mars 2005) - Le débat sur "Que faire des implantations à Gaza ?" divise la gauche israélienne. Selon Yossi Alpher, ancien conseiller principal d’Ehud Barak, mieux vaut détruire les habitations des colons évacués de Gaza. Elles ne répondent pas aux besoins des Palestiniens. Et leur présence pourrait attiser la nostalgie des ex-colons et les revendications extrémistes. La suite du redéploiement d’Israël, après le retrait de Gaza, pourrait s’en trouver compromise.


  • Retour à Oslo
    (2 mars 2005) - Contrairement à une opinion largement répandue, le processus d’Oslo n’est pas mort et enterré. Bien au contraire, le plan de désengagement de Gaza s’inscrit dans la philosophie d’Oslo et ressemble étrangement à l’Accord Intérimaire, à savoir un processus par étapes. D’après les interprétations légales qui font autorité, le retrait constituera la mise en oeuvre du "troisième redéploiement" de Oslo, dans lequel Israël était supposé se retirer des territoires sans rien en échange des Palestiniens. Le Gush Katif et le nord de la Cisjordanie seront remis à la même Autorité palestinienne qui a reçu les zones A et B en son temps. Ariel Sharon, qui voulait faire éclater Oslo, est maintenant emprisonné par ses cordes.


  • "Vous savez, on ne peut être sûr de rien". Une rencontre avec Elias Sanbar
    (28 février 2005) - Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l’Université de Bar-Ilan tient une rubrique dans deux revues juives - Regards (Belgique) et l’Arche (France). Dans cette tribune d’humeur et d’humour, Ilan Greilsammer nous parle de sa dernière conférence à Lille en novembre 2004 où il a été invité pour donner la répartie à Elias Sanbar, directeur de la Revue d’Etudes palestiniennes. Comment se fait-il qu’un intellectuel palestinien de l’envergure d’Elias Sanbar manie toujours autant la langue de bois, en faisant croire entre autres que le sionisme est un acte pur de colonialisme... Et comment peut-il dire à un membre de l’assistance qui se demande s’"ils" n’ont pas empoisonné Arafat : "Vous savez, on ne peut être sûr de rien". Accablant.


  • Dieudonné : Enquête sur un antisémite
    (25 février 2005) - L’affaire Dieudonné qui scandalise aujourd’hui la France est un double drame. Celui de la chute tragique d’un humoriste de talent et celui de la naissance troublante d’un antisémitisme sur le terreau progressiste.


  • Pour l’heure, surtout ne rien démanteler
    (23 février 2005) - Pour des raisons opérationnelles et politiques, toute nouvelle tentative de démantèlement des avant-postes en Cisjordanie devrait être reportée. Il faut les isoler, leur couper l’électricité et l’eau et les "affamer" par tous les moyens disponibles, mais non tenter encore de les faire évacuer par la force. Il faut concentrer les efforts sur la réussite du plan Sharon de retrait de Gaza.


  • Déception
    (23 février 2005) - Le simple fait d’opérer une distinction dans le débat entre implantations et avant-postes illégaux est de nature à alimenter la cause des colons - puisqu’elle légitime les implantations en noyant le poisson à propos des implantations sauvages, habitées par quelques dizaines de famille. Selon Dror Etkes, directeur de l’Observatoire des colonies de Shalom Archav Israël, la problématique des implantations doit être abordée de manière globale.


  • Les Druzes : là où a mené "l’alliance par le sang"
    (22 février 2005) - Mi-février, des émeutes violentes ont éclaté dans le village de Maghar en Galilée. Au cours de celles-ci des centaines de jeunes Druzes ont agressé violemment des Arabes chrétiens, pillé leurs magasins et brûlé leurs voitures. Ces violences ayant fait une dizaine de blessés parmi les chrétiens ont été déclenchées par des rumeurs concernant des photos montages de filles druzes diffusées sur internet par des jeunes chrétiens. Ces émeutes peuvent être perçues comme un appel de détresse de la part d’une minorité religieuse confrontée de nombreuses difficultés économiques, sociales, et identitaires. Bien qu’ils expriment leur allégeance à Israël en servant en masse dans l’armée, les Druzes n’ont pas encore trouvé leurs marques au sein de la société israélienne et les jeunes générations sont tiraillées entre modernité et tradition.


  • Le retrait comme option à défaut de mieux
    (21 février 2005) - Et si le plan de désengagement n’était qu’une mesure unilatérale de gestion de conflit adoptée à défaut de mieux pour contraindre les Palestiniens à participer à cette gestion de conflit. Dans ce cas, le plan de désengagement peut à terme devenir un instrument diplomatique permettant de résoudre le conflit. De telles conclusions ont été tirées par un groupe de réflexion réunissant des anciens responsables du renseignement civil et militaire ainsi que des professeurs d’univerités. Le rapport qu’ils ont transmis au chef d’Etat-major remet sérieusement en cause la conception communément admise par le ministère de la défense et l’état-major selon laquelle la répression armée est suffisante pour neutraliser un peuple luttant contre l’occupation.


  • Circonspection politique, générosité sécuritaire
    (16 février 2005) - La réunion de Charm el-Cheikh de la semaine passée présente de meilleures chances de succès que celle d’Akaba de juin 2003. D’abord et surtout, Yasser Arafat ne rôde plus dans les parages pour saboter les efforts d’Abbas. Il est de plus en plus clair qu’Arafat était en effet un obstacle majeur au progrès. Secundo, le Premier Ministre Ariel Sharon a entre-temps lancé le plan de retrait. Celui-ci, malgré tous ses inconvénients, constitue une initiative positive autour de laquelle les parties peuvent organiser un cessez-le-feu et déployer des efforts pour établir la confiance. Tant Abbas que Sharon semblent avoir tiré quelques leçons pragmatiques de l’échec d’Akaba. Mais pousser prématurément dans des négociations de paix un Sharon réticent et un Abbas intraitable, c’est s’assurer un autre échec désastreux et mettre en péril le processus de désengagement que Sharon est prêt à effectuer.


  • Shlomo Ben Ami : « Le sionisme est pluriel et démocratique »
    (14 février 2005) - L’historien et ancien ministre israélien des Affaires étrangères, Shlomo Ben Ami, salue le courage et la lucidité de Mahmoud Abbas qui "donnent toutes leurs chances à la reprise d’un processus politique entre Israël et les Palestiniens". Il reste inquiet face à "la fascinante incompréhension dont certains secteurs de l’intelligentsia européenne continuent de faire montre à l’égard du sionisme". "Je serai bien le dernier à dénoncer comme un antisémitisme caractérisé la moindre critique formulée à l’encontre de l’Etat d’Israël. Reste qu’un processus mental particulièrement pervers est à l’oeuvre. Il consiste à ériger une politique contestable en prétexte à la délégitimation d’un Etat et à la flétrissure des principes qui le fondent. La satanisation d’Israël a passé les bornes de la simple critique politique légitime pour dégénérer en atteinte du droit des Juifs à l’autodétermination", ajoute t-il.


  • Le jeu perdant
    (10 février 2005) - Un retour actif à la Feuille de Route serait nuisible à tout espoir de progrès. La raison immédiate de cette affirmation est la nature problématique des obligations imposées aux deux côtés dans la phase I de la Feuille de Route. Une seconde raison importante est la nature contre-productive de la phase II. La principale cause en est liée aux positions de base des deux leaders, Mahmoud Abbas et Ariel Sharon, en ce qui concerne la phase III. Explications.


  • Shalom Archav agite une bannière familière
    (10 février 2005) - Shalom Archav n’est pas qu’un mouvement de protestation mais également un groupe de pression dont l’objectif actuel est de soutenir le plan de désengagement de Gaza, initative du Premier ministre Ariel Sharon, et de faire avancer l’idée qu’il ne s’agit que de la première phase d’un processus général bien plus large. Les sondages sont unanimes : la majorité des Israéliens soutient le processus de séparation de Gaza. Shalom Archav fourbit ses armes : la rue n’appartient pas qu’aux opposants du plan - mais à ceux qui le soutiennent. C’est la voix de la majorité qui doit se faire entendre, et pourquoi pas, lors des manifestations de soutien, ne faudrait-il pas voir fleurir des slogans du style : "Sharon, tu n’est pas seul" ?


  • Juif ou Israélien ?
    (10 février 2005) - Au sein du mouvement colon, et plus globalement au sein de la mouvance sioniste religieuse, des voix s’élèvent pour remettre en cause ses choix stratégiques ainsi que le mépris généralement affiché à l’égard des laïques et de la gauche. Certains rabbins reconnaissent même les qualités morales des fondements idéologiques de la gauche israélienne. Ce débat récent qui traverse la mouvance sioniste religieuse indique clairement que l’heure des choix a sonné : Eretz Israël ou Etat d’Israël ? Ceux qui demeurent fidèles à l’Etat d’Israël doivent donc déclarer qu’ils acceptent la décision de la majorité en Israël, y compris des citoyens arabes.


  • Entre racisme et ruine du sionisme
    (9 février 2005) - La discussion entre extrêmes en Israël est toujours articulée autour d’un même leitmotiv, conditionnée à l’image du chien de Pavlov : la droite extrême crie à la fin du sionisme chaque fois que l’on aborde la question des droits des citoyens arabes et la gauche extrême crie au racisme dès que l’on parle de maintenir Israël comme l’Etat du Peuple juif. Le débat pourrait être plus serein alors que la Déclaration d’Indépendance d’Israël se base justement sur un équilibre entre identité nationale et civile, à savoir l’égalité politique et sociale des citoyens et des discriminations en faveur des Juifs en ce qui concerne l’immigration.


  • David Grossman : Le prix de la victimisation
    (8 février 2005) - Dans cet article, David Grossman, l’un des plus grands écrivains israéliens et importante figure du camp de la paix qui donnera une conférence au CCLJ le mardi 22 mars, et envisage un type de discours qui sera très probablement absent du sommet Sharm-El-Cheikh : pour lui, faire un premier pas vers la paix, c’est, pour Israël comme pour la Palestine, admettre qu’ils ont été agresseurs aussi bien que victimes.


  • Changement de ton à la TV palestinienne
    (4 février 2005) - Depuis la mort de Yasser Arafat, un vent nouveau souffle en Palestine. Ainsi, la télévision palestinienne opère un changement de ton, censé accompagné l’atmosphère de paix et d’espoir. A la demande expresse de Mahmoudh Abbas lui-même : "je ne veux plus d’écrans remplis de sang. Je veux des écrans ouverts, réceptifs à des points de vue opposés. Je ne veux pas qu’on chante mes louanges. Je ne veux pas être à la une du journal, et je ne veux pas que couvriez tout ce que je fais, mais seulement les choses importantes."


  • Dieudonné, fils de Le Pen
    (4 février 2005) - "Jean-Marie Le Pen n’avait que des filles. Et bizarrement ingrates, par les temps qui courent. Eh bien voilà. C’est réparé. L’actualité, bonne mère, est en train de lui donner des fils. Enfin un, en tout cas, Dieudonné, dont le dernier show, au Zénith, il y a quelques semaines maintenant, n’a pu que combler d’aise le vieux chef du Front national." Bernard-Henri Lévy


  • Une page se tourne en Cisjordanie
    (3 février 2005) - A l’occasion du départ du général Moshé Kaplinski, commandant en chef de la région Centre (comprenant la Cisjordanie), Ze’ev Schiff, correspondant militaire d’Haaretz, dresse un bilan de son passage à la tête de ce commandement. Avec beaucoup de bienveillance, il souligne la prudence et le sens de la mesure avec lesquels il a mené la lutte contre les groupes terroristes en Cisjordanie. Ze’ev Schiff fonde essentiellement son jugement en comparant la situation en Cisjordanie avec celle dans la Bande de Gaza où la répression a été plus forte, notamment en ce qui concerne les démolitions de maisons. Bien que les observations de Ze’ev Schiff soient intéressantes, il est évident que les militants de Shalom Archav auraient porté un jugement plus sévère en épinglant non seulement l’attitude de l’armée à l’égard des Palestiniens, mais en insistant plus sur leur indulgence à l’égard des avant-postes et des excès des colons.


  • Shalom Archav : la construction dans les territoires a continué en 2004
    (3 février 2005) - D’après le rapport annuel de Shalom Archav Israël, les constructions dans les colonies et les avant-postes se sont poursuives en 2004, malgré l’engagement du gouvernement israélien de démanteler les avant-postes illégaux.


  • Politiques démographiques
    (3 février 2005) - Les enjeux démographiques sont aujourd’hui au coeur du débat en Israël. Dans 5 ans tout au plus, il y aura une majorité arabe entre la Méditerranée et le Jourdain. Cela entraîne chez de nombreux politiciens israéliens une prise de conscience de la nécessité impérieuse d’un retrait des territoires. Mais au-delà de ces considérations purement statistiques, ce retrait ne se justifie-t-il pas moralement avant tout ?


  • Un début impressionnant
    (2 février 2005) - Tant les Israéliens que les Palestiniens devront faire preuve de souplesse dans leurs exigences mutuelles à partir du moment où le cessez-le-feu actuel se transforme en réel processus politique.


  • Le procès du sionisme
    (1er février 2005) - Une des plus anciennes et des plus importantes institutions du mouvement sioniste, le KKL (Keren Kayemeth leIsrael, Fonds national juif des terres), a joué un rôle déterminant dans l’entreprise la plus destructrice du sionisme : l’occupation et la colonisation de la Cisjordanie et Gaza. Cette fois-ci, le rôle controversé du KKL n’est pas dénoncé par des groupuscules anti-sionistes, mais bien par un rapport du Contrôleur de l’Etat mettant en exergue les mécanismes utilisés par cette organisation pour acquérir des terres palestiniennes en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza. La publication de ce rapport est à nouveau l’expression la plus claire de la vigueur démocratique de la société israélienne, ce qui ne peut que l’honorer et surtout, la renforcer.


  • Le camp pro-retrait prépare une contre-manifestation
    (1er février 2005) - Espérant montrer que "La Majorité a Décidé" (slogan en faveur du retrait), les partisans du désengagement prévoient une grande manifestation à Tel-Aviv le 19 février 2005, à l’initative de Shalom Archav et du Mouvement kibboutzique, qui devrait réunir des citoyens de gauche, du centre et de la droite.


  • Tapi derrière le rocher
    (27 janvier 2005) - Nous sommes toujours dans la première phase du nouveau mouvement dirigé par le successeur d’Arafat. Abu Mazen se comporte avec sagesse et courage et il désire clairement arrêter les effusions de sang. L’attaque terroriste, au point de passage de Karni, qui a laissé 6 morts israéliens, a donné lieu à un débat houleux entre les dirigeants israéliens sur la manière de riposter. Une analyse du correspondant militaire du Haaretz.


  • Guet-apens dans la guerre des images
    (27 janvier 2005) - Qui a tué le jeune Palestinien de Netzarim, Mohammed Al-Dura, le 30 septembre 2000 ? La diffusion planétaire des images de l’agonie du petit garçon ont fait des ravages un petit peu partout dans le monde, entretenant et développant la haine à l’encontre des israéliens. Entre des enquêtes et pseudo-enquêtes sur une mort énigmatique, deux journalistes ont mené une enquête sérieuse qui tente de démêler le vrai du faux. Pour que nos lecteurs soient correctement informés, nous ajoutons la réponse de Charles Enderlin au Figaro (27 janvier 2005) et un article de fond sur l’Affaire Al-Dura paru dans la revue Regards du 17 février 2004.


  • Mitzna : "Je me suis lancé trop tôt"
    (26 janvier 2005) - Amram Mitzna, né en 1945, ancien général (1963-1993) a successivement occupé les postes de Maire de Haïfa, ville symbole de la coexistence possible entre juifs et arabes (1993-2002) et de secrétaire général du parti travailliste (Avoda) (2002-2003). Chef de file des travaillistes lors des dernières élections législatives (2003), il est actuellement député à la Knesset et un des leaders du camp de la paix israélien. Il est l’un des négociateurs de l’"Initative de Genève" qui a été signé à Genève le 1er décembre 2003. Après avoir échoué aux élections législatives de février 2003, ensuite à devenir ministre ou même président de la Commission de l’Intérieur, Amram Mitzna admet avoir placé la barre trop haut, commettant l’erreur de quitter la municipalité de Haïfa pour briguer la Présidence du Parti Travailliste. Analyse.


  • Ya’alon attend deux rapports à propos de la destruction des maisons à Rafah
    (24 janvier 2005) - Deux généraux importants vont bientôt remettre leurs conclusions au chef d’état-major Moshe Ya’alon sur un problème décrit comme "explosif" par les sources militaires : la destruction de maisons palestiniennes dans les territoires, principalement le rasage de constructions dans la bande de Gaza.


  • La coordination n’est pas la négociation
    (24 janvier 2005) - Visiblement, Mahmoud Abbas a su convaincre la délégation israélienne de l’initiative de Genève, venue le saluer à Ramallah après son élection, du sérieux de ses intentions. Sur le terrain, tout en poursuivant des négociations avec le Hamas et le Djihad islamique, il a déployé hier plusieurs centaines de policiers palestiniens au nord de la bande de Gaza, chargés d’empêcher toute attaque contre Israël, et, d’après certaines sources, avec ordre de faire feu sur les tireurs de roquettes. Israël, de son côté, a rouvert le terminal de Rafah. Daniel Levy, qui faisait partie de cette délégation, demande dans cet article d’entamer sans tarder des négociations avec Mahmoud Abbas sur le fond, et de ne pas se contenter d’une coordination à objectif sécuritaire.


  • Le crime d’ignorance. Sur le dernier livre de Viviane Forrester, "Le Crime occidental"
    (20 janvier 2005) - L’essai de l’auteur à succès Viviane Forrester "Le crime occidental" nous a tous interpellés, à plus d’un titre. Essai sur l’histoire du conflit israélo-palestinien, le livre est truffé d’erreurs historiques, de jugements à l’emporte-pièce sur le sionisme, la Shoah, etc. Georges Bensoussan, historien du sionisme et de la Shoah, rédacteur en chef de la Revue d’histoire de la Shoah nous livre ici une critique pertinente.


  • Scénario catastrophe
    (19 janvier 2005) - Ces dernières semaines, un nombre réduit mais croissant de faiseurs d’opinion en Israël, en ce compris d’anciens hauts responsables des services de sécurité, ont commencé à préconiser une nouvelle orientation pour la politique du gouvernement Sharon relative au désengagement de Gaza. Plutôt que de risquer des affrontements sanglants, sources de divisions, entre Tsahal et les colons qui refusent d’évacuer de leur plein gré, ces personnalités suggèrent que le gouvernement adresse simplement un ultimatum aux colons : coopérez avec Tsahal, recevez une généreuse compensation et partez à une date convenue - ou vous serez abandonnés. Nous isolerons la zone des implantations, couperons l’eau, l’électricité et le téléphone et vous serez laissés à vous-mêmes. Les colons récalcitrants, selon ce scénario, ne tiendront pas le coup longtemps. Ils imploreront vite leur rapatriement, la queue entre les jambes. Or, cette proposition, fort séduisante, est irresponsable et inacceptable. Explications.


  • Que Tsahal se retire de Gaza
    (19 janvier 2005) - Pour Moriah Shlomot, Secrétaire général de Shalom Archav de 2000 à 2002, il est inacceptable qu’une minorité de colons extrémistes et violents prennent en otages la majorité des Israéliens favorables au plan de démantèlement du Premier ministre. Pour assurer la mise en œuvre du démantèlement, le gouvernement doit adopter un calendrier précis de ce plan et prendre les dispositions sociales et financières nécessaires favorisant le départ des colons dans le calme et la sérénité.


  • Ce que je reproche à mes amis du "Monde"
    (18 janvier 2005) - Le politologue israélien Ilan Greilsammer est un militant pour la paix de la première heure, qui n’a jamais hésité de critiquer les actions du gouvernement israélien, quelqu’il soit. Les critiques qu’il adresse aujourd’hui au journal de référence "Le Monde" sont pertinentes et méritent toute notre attention : il se passe des bonnes choses en Israël, il faut en parler - Sharon n’est pas l’incarnation du mal, Arafat n’est pas un modèle de vertu, les colons ne sont pas tous des fachos, etc. Bref, le journal pourrait faire preuve de plus d’empathie à l’égard du peuple israélien.


  • Le désir affolant de reconnaissance
    (16 janvier 2005) - Meron Benvenisti ; figure majeure de la gauche intellectuelle israélienne, s’intéresse à un phénomène typiquement israélien : le désir de reconnaissance internationale, et particulièrement arabe, des intellectuels et des universitaires israéliens pour leur travaux. Ce désir est tellement grand que parfois les universitaires israéliens ne prennent même pas la peine de vérifier les motivations et la qualité des chercheurs arabes qui s’intéressent à leurs travaux. Meron Benvenisti en profite par la même occasion pour exprimer tout le mal qu’il pense des efforts contre-productifs des groupuscules israéliens répétant la propagande palestinienne, tout particulièrement lorsqu’il est question du droit au retour.


  • Mahmoud Abbas en première ligne
    (15 janvier 2005) - Qui est vraiment Mahmoud Abbas ? Qui est cet homme de 69 ans, qui a évolué toute sa vie dans l’ombre de Yasser Arafat ? Il a toujours pensé que la cause palestinienne avancerait plus grâce aux vertus du dialogue qu’au travers le feu des armes. Un portrait pour comprendre.


  • Dernière chance pour la solution de deux états
    (12 janvier 2005) - En Israël, la nouvelle coalition gouvernementale est entièrement consacrée au démantèlement des implantations. En Palestine, c’est un leader pragmatique qui est sorti des urnes. 2005 sera-t’elle pour autant l’année de la fin du conflit ? Certainement pas d’après Yossi Alpher. Mais 2005 sera la dernière chance de progresser vers la solution des deux états avant qu’il ne soit trop tard.


  • Gros défis internes
    (12 janvier 2005) - En 2005, les relations palestino-israéliennes seront probablement davantage caractérisées par les conflits internes qu’elles génèrent au sein de chacune des sociétés que par leur interaction entre les deux sociétés.


  • L’attitude de l’opinion publique israélienne (à l’égard des élections palestiniennes)
    (12 janvier 2005) - Curieusement, les Israéliens ont marqué peu d’intérêt pour les élections présidentielles palestiniennes. Quelles sont les raisons de ce phénomène, sachant que le résultat de ce scrutin les concerne directement ? Pour Tamar Hermann, directrice du Centre de recherche sur la paix Tami Steinmetz de l’Université de Tel-Aviv, cela s’explique principalement par l’ignorance et l’indifférence de l’Israélien moyen en ce qui concerne la société israélienne ainsi que par l’absence d’adversaires susceptibles de battre Mahmoud Abbas.


  • Refuznik de droite ou de gauche : il y a une différence
    (11 janvier 2005) - Bien que faisant la même chose, les refuzniks de gauche (refus de servir dans les Territoires) sont perçus comme des ennemis de l’Etat, alors que les refuzniks de droite (refus de démanteteler les colonies dans les Territoires) sont surtout soupçonnés de trop aimer Israël. Une grande partie de la gauche israélienne s’était d’ailleurs opposée aux mouvements des refuzeniks de peur que cela ne créé un précédent le jour où il faudra appliquer une décision gouvernementale d’évacuation des implantations. A la veille du plan de désengagement de Gaza, la débat fait rage.


  • Elections palestiniennes : une occasion rare
    (11 janvier 2005) - La Palestine n’a jamais eu de dirigeants comme Abou Mazen : bien considéré par les Américains et les Européens, il dispose d’une image favorable dans les pays arabes. Les Palestiniens le considèrent comme le successeur naturel d’Arafat et les Israéliens se déclarent prêts à négocier avec lui. Cette occasion unique de faire avancer le processus de paix pourra-t-elle se concrétiser ? D’après Yossi Beilin, architecte des Accords d’Oslo et de Genève, rien n’est moins sûr. Les gouvernements de Bush et de Sharon qui excercent leur second mandat devront faire de gros efforts pour encourager les éléments pragmatiques de l’Autorité palestinienne afin de leur donner l’opportunité d’endiguer d’assimiler les forces extrémites, principal obstacle à l’action d’Abou Mazen.


  • Les légions étrangères de Gush Katif
    (9 janvier 2005) - Alors que le plan de désengagement de Gaza devient une réalité avec la constitution d’une nouvelle coalition gouvernementale comprenant le Likoud, les travaillistes ainsi qu’un petit parti ultra-orthodoxe, des milliers de Juifs - et de chrétiens également - attendent aux Etats-Unis pour se joindre à la bataille que mènent les colons à Gaza. Et l’utilisation de la violence n’a pas été écartée - ce que n’a rien d’étonnant si l’on prend la peine de prendre connaissance de leur propagande ! Le rôle actif que jouent les rabbins extrémistes est effrayant.


  • Lettre à l’Ambassadeur de France en Israël
    (17 décembre 2004) - Cette lettre ouverte à l’Ambassadeur de France en Israël, M. Gérard Araud, se réfère à une interview que ce dernier a donné le 9 décembre 2004 sur la radio militaire israélienne où il a entre autres déclaré "que les Israéliens étaient atteints d’une "névrose anti-française". L’auteur de la lettre, Ben-Dror Yemini, journaliste et juriste, réagit avec sincérité en revenant sur les causes et les racines de cette "francophobie".


  • Qui décidera ?
    (16 décembre 2004) - Si une nouvelle génération de dirigeants palestiniens - modérés et démocratiquement élus - ne parvient pas à venir à bout de l’occupation, alors, ce seront les radicaux qui prendront le pouvoir.


  • Sondages encourageants en Israël et en Palestine
    (15 décembre 2004) - Un vent d’optimisme souffle sur le Proche-Orient. Sondages encourageants des deux côtés (il est curieux d’exprimer des résultats au 0,1% près, sachant que la marge d’erreur tourne autour de 3-4%, mais ce sont plutôt les tendances générales qui sont intéressantes), gestes de bonne volonté en vue, et le retour du pacte de Genève. Sans verser dans un opimisme béat, réjouissons-nous quand cela est possible !


  • Jusqu’ici, tout va bien
    (15 décembre 2004) - Selon l’israélien Yossi Alpher (spécialiste en matière de sécurité et de stratégie) de "révolutionnaire", la situation en Palestine été admirablement " évolutionnaire". Les leaders palestiniens responsables ont agi en faveur d’élections et sérieusement essayé d’obtenir un cessez-le-feu, tandis que l’Egypte se posait en fer de lance d’un effort inter-arabe et international destiné à faciliter les deux. Pendant ce temps, en Israël, le gouvernement Sharon réagissait avec sens des responsabilités.


  • Ce que la société devrait savoir
    (13 décembre 2004) - Depuis quelques semaines, on assiste en Israël à un nouveau débat important qui traverse la société israélienne : les soldats israéliens agissent-ils dans les territoires occupés conformément aux valeurs morales et au code éthique sur lesquels s’appuie Tsahal depuis sa création ? Quelques scandales ont dernièrement ébranlé l’opinion publique israélienne. Pour la rédaction d’Haaretz, cette prise de conscience est le signe d’une évolution positive de l’opinion publique qui commence à s’intéresser à ce qui se passe réellement de l’autre côté de la ligne verte.


  • Vite, la maison brûle
    (13 décembre 2004) - Pendant des années, les Israéliens se targuaient à juste titre des valeurs morales et éthiques sur lesquelles s’appuient leur armée. Aujourd’hui, la situation a changé. De nombreux incidents ont sérieusement remis en cause les certitudes de nombreux Israéliens. Quelle est la cause de cette érosion des valeurs morales ? L’occupation évidemment, mais cela n’explique pas tout. Pour certains, la militarisation de l’intifada et le recours aux attentats suicide ont également contribué à cette dégradation morale.


  • Il sera quand même leur Mandela
    (9 décembre 2004) - Certains israéliens considèrent que Marwan Barghouti sera amené à jouer un rôle déterminant dans les années à venir même s’il est incarcéré en Israël. Ils le comparent même à Nelson Mandela. Sa libération de prison n’est pas impossible. Par le passé, d’autres responsables palestiniens incarcérés, comme Faysal Husseini par exemple, ont été libérés pour jouer en suite un rôle politique important.


  • Je ne suis pas certain qu’ils en sont capables
    (8 décembre 2004) - "L’armée israélienne devrait intervenir en Palestine uniquement lorsque des vies et des biens israéliens sont en danger" - Major Général (réserviste) Danny Rothschild


  • La non-violence à l’ère Abou Mazen
    (7 décembre 2004) - Le moment semble opportun de débattre des potentialités de l’action non-violente et de ses prolongements pour Israël. Primo, car il existe un nombre croissant de personnes et de groupes en Palestine qui croient à la lutte non-violente contre Israël. Secundo, car dans quelques cas en Cisjordanie centrale, des manifestations non-violentes montrèrent ces derniers mois leur efficacité à attirer l’attention des médias et des tribunaux sur les injustices de la barrière de sécurité israélienne telle qu’elle était originellement située au niveau local, celui du village. Tertio, l’apparition de Mahmoud Abbas (Abou Mazen) comme leader de l’OLP et candidat favori à la Présidence de l’Autorité Palestinienne indique la pertinence de tactiques de résistance non-violentes. Abou Mazen dénonce sans équivoque la violence palestinienne comme une approche contre-productive. Le potentiel de la lutte non-violente contre l’occupation est immense, d’autant plus si Abu Mazen devient le leader légitiment élu à la tête de l’Autorité palestinienne.


  • Seul dans cette bataille
    (7 décembre 2004) - La Cour suprême est amenée cette semaine à examiner une plainte contre le général Halutz, pressenti comme le prochain chef d’état-major adjoint, dont le fond de l’affaire est directement lié aux abus commis par des soldats de Tsahal. Cette plainte nous rappelle que la guerre n’est pas seulement menée contre le terrorisme palestinien, mais qu’il s’agit aussi d’une confrontation avec la corruption morale causée par l’occupation. Et pour préserver la moralité de Tsahal, l’occupation doit cesser.


  • Une question de proportion
    (2 décembre 2004) - Les incitations à la haine de la Syrie envers Israël sont les pires. Pourtant, Sharon n’en parle jamais quand il énumère les conditions à satisfaire pour reprendre les négociations de paix.


  • L’autocrate est mort, vive le peuple palestinien !
    (1er décembre 2004) - "Je n’ai jamais rencontré Yasser Arafat. Parce que je n’ai jamais voulu le rencontrer. Malgré un certain nombre d’invitations, j’ai préféré me rendre là où les hommes ont des échanges qui dépassent l’idéologie. Là où l’esprit de la paix entre Palestiniens et Juifs souffle déjà : dans les hôpitaux de Ramallah, dans les universités, dans le monde de la musique. C’est là que les solutions pacifiques pour le Proche-Orient trouvent leurs racines. C’est là que de grandes parties des peuples palestinien et israélien devancent les hommes politiques - parce qu’ils agissent avec logique, sens pratique et l’intelligence de leur coeur. Des qualités que Yasser Arafat avait malheureusement perdues de vue. Des qualités que l’Europe - tout particulièrement elle - devrait maintenant ramener dans cette région en crise". Daniel Barenboïm


  • Se retirer. A Jérusalem aussi
    (1er décembre 2004) - Les raisons qui ont amené Ariel Sharon à préparer le désengagement de Gaza sont assez proches de celles qui justifieraient de renoncer à Jérusalem-Est. Au-delà des mythes et des slogans, le journaliste Akiva Eldar examine les faits sans se voiler la face.


  • Yossi Beilin : "Aujourd’hui, nous vous sauvons, M. Sharon"
    (30 novembre 2004) - Yossi Beilin, à l’Initative des Accords de Genève qui ont poussé Ariel Sharon à présenter le plan de retrait de Gaza, rappelle que c’est le vote de son parti - Yahad - qui va sauver le gouvernement ! Pourquoi Yahad s’engage-t-il à soutenir Ariel Sharon ?


  • Des conditions de tous les côtés
    (25 novembre 2004) - Ghassan Khatib, Ministre palestinien du travail explique que le plus important pour les Palestiniens n’est pas le résultat des élections mais le succès du processus.


  • Paradoxes d’élections
    (25 novembre 2004) - Pour assister à un réel triomphe de la démocratie palestinienne, il faudrait en plus organiser des élections législatives. Sans jamais oublier que la Palestine post-Arafat reste dans une situation quasi-revolutionnaire. La récente tentative d’assassinat de Mahmoud Abbas nous livre un avant-goût de choses à venir.


  • Elie Barnavi "L’initiative de Genève n’est pas enterrée"
    (24 novembre 2004) - Pour Elie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France et professeur d’Histoire à l’Université de Tel-Aviv, l’initiative de Genève est le modèle de règlement du conflit le plus convaincant. En revanche, son application est impossible aujourd’hui à cause de blocages politiques insurmontables.


  • Cela peut arriver chez nous
    (24 novembre 2004) - Vendredi dernier, le plus gros tirage de la presse israélienne révélait, photos à l’appui, les jeux horribles auxquels se livrent certains soldats israéliens avec les cadavres de Palestiniens. Nous disons depuis longtemps que l’occupation pourrit la vie de l’occupé et l’âme de l’occupant. Les faits barbares dont il est question montrent, malheureusement, combien nous avions raison. La recherche de la paix est essentielle pour qu’Israël et son armée retrouvent une assise morale mise à mal par les conséquences et les exactions d’une politique injuste.


  • A peine n°3 sur l’agenda de Bush pour le Moyen-Orient
    (16 novembre 2004) - Une théorie circule actuellement, selon laquelle Bush II va s’impliquer réellement dans la résolution du conflit israélo-palestinien - d’autant plus que Yasser Arafat n’est plus. Or, selon Yossi Alpher, le conflit n’occupe que la troisième place sur l’agenda "Moyen-Orient" du Président. L’agenda présidentiel est d’abord dominé par l’Irak et ensuite par l’Iran et son programme nucléaire. D’après Yossi Alpher, le mieux que Bush pourra faire durant le reste de son mandat sera d’initier une seconde phase de désengagement, incluant le démantèlement de colonies cete fois au coeur de la Cisjordanie. Cela permettrait au moins à la solution de deux Etats de survivre, en attendant l’émergence de meilleurs dirigeants à Jérusalem et à Ramallah, et une nouvelle administration américaine...


  • Un scénario idéal
    (16 novembre 2004) - La Palestine entre dans ce que l’on peut appeler une "situation révolutionnaire". La mort d’Arafat pourrait libérer une série de dynamiques de pouvoir qui se sont développées en sous-main depuis des années. Il est virtuellement impossible de prédire avec quelque certitude qui - ou si quelqu’un - parviendra à supplanter les autres. Il n’y a pas de précédent d’un transfert organisé de l’autorité nationale ; Arafat lui-même n’a succédé au premier leader du peuple palestinien, Haj Amin al Husseini, qu’après une vacance du pouvoir de 20 ans. Dans un scénario le plus pessimiste, certaines régions de Palestine ressembleront à la Somalie, avec le Hamas régnant la plus grande partie de Gaza, des dissidents du Fatah contrôlant le nord de la Cisjordanie, et le courant principal de l’OLP à Ramallah. Dans le scénario le plus optimiste, la vieille garde du Fatah, sous la direction de Mahmoud Abbas (Abu Mazen) et d’Ahmed Qurei (Abu Ala) consolidera son pouvoir et forcera la stabilité et la modération.


  • L’architecte d’Oslo dépeint Arafat
    (15 novembre 2004) - Parmi les multiples portraits de Yasser Arafat, retenons celui de Yossi Beilin, l’architecte des Accords d’Oslo et des Accords de Genève et actuel président de Yahad (ex Meretz). Selon Beilin, "Arafat suscite les passions dans le monde avec un acquis qu’il ne peut transmettre : son autoritarisme. Ce qui reste pour ses héritiers, censés être plus pragmatiques qu’Arafat et mieux acceptés par les dirigeants de la planète, est justement la question des intentions : seront-ils capables de réussir où Arafat a échoué - signer un accord avec Israël qui, comme pour l’accord de Genève, est aussi acceptable pour le peuple palestinien ?".


  • Ami Ayalon : "Carpe Diem"
    (10 novembre 2004) - La mort d’Arafat est peut-être une bonne chose, mais Israël n’y gagnera rien en abandonnant les Palestiniens à leurs luttes sanglantes. C’est une réelle opportunité d’aider à créer une future Palestine voisine, et sauver ainsi le rêve sioniste d’une patrie juive démocratique.


  • Tout dépend des dirigeants
    (5 novembre 2004) - Le "Plan d’Athènes" (disponible en format pdf en fin d’article), le programme commun israélo-palestinien nommé "le désengagement vers le ré-engagement" qui est publié pour la première fois par Bitterlemons, est une idée si constructive qu’elle en est pénible. Si seulement les deux parties pouvaient travailler ensemble sur les aspects sécuritaires et économiques du plan de désengagement du Premier ministre Ariel Sharon, ses chances de succès seraient radicallement augmentées et, plus important, le plan aurait plus de chances de servir de précédent pour évoluer d’un conflit vers une séparation constructive, et finalement vers une solution réussie de deux Etats.


  • La faillite des faucons
    (3 novembre 2004) - Amos Oz, écrivain israélien et membre de Shalom Archav, parle d’une fracture au sein même d’Israël qui serait due essentiellement à nos questionnements internes. Il estime que les colombes n’ont pas réussi à "rompre le cercle vicieux" de la politique d’implantation développée depuis trente ans et qu’elles continueront "à être extenuées aussi longtemps qu’elles ne parviendront pas à dépasser cette fracture et à atteindre les cœurs et les esprits des populations israéliennes les plus radicales ; celles-là même qui ont depuis tant d’années payé au prix fort la politique d’occupation et de répression du gouvernement". Il affirme d’autre part que "la faillite du camp luttant pour le Grand Israël est évidente et se démontre par le fait qu’il a cessé de dire haut et fort ce qu’il pensait vraiment". "Ce revirement, si profond et si spectaculaire, doit être accepté par les colombes à sa juste valeur et considéré comme un soulagement. Les colombes ne doivent pas donner dans la surenchère, pour la simple raison qu’un organisme épuisé ne doit pas gaspiller ses forces dans l’arrogance, l’orgueil ou le mépris. Un tel comportement ne ferait qu’élargir le fossé existant entre les colombes et les défavorisés, sans lesquels tout espoir de paix est impossible", conclut l’écrivain.


  • Sortir de Gaza
    (29 octobre 2004) - Evacuer Gaza n’apportera à Israël plus de sécurité que si cette opération ardue est le premier pas vers le retrait de la Cisjordanie. Objectivement, n’y a guère de raisons de croire que Mr Sharon partage aujourd’hui cette vision. Les choses peuvent-elles changer ? Oui, si certaines conditions sont remplies par Israël et si les modérés au sein de la direction palestinienne ne capitulent pas devant le Hamas.


  • Maintenant, la réalisation
    (28 octobre 2004) - Après deux défaites devant son propre parti sur le plan de désengagement - lors d’un référendum et devant le comité central - le Premier ministre a gagné la bataille décisive à la Knesset. Ce vote représente un pas décisif vers un véritable désengagement israélien de la bande de Gaza. Il procure à Sharon et à son plan une légitimité législative, démocratique et publique pour continuer le processus. Pas besoin de référendum, en dépit des efforts des ministres d’en imposer un au Premier ministre.


  • Un message des citoyens arabes
    (28 octobre 2004) - L’Institut israélien pour la démocratie (IDI) a voulu connaître l’opinion des citoyens arabes d’Israël sur la définition d’Israël comme "Etat juif et démocratique". Dans l’enquête conduite par l’Institut arabe de Yafa pour le compte de l’IDI, il apparaît qu’environ trois citoyens arabes sur quatre sont en accord avec cette définition d’Israël, à condition qu’elle assure une pleine égalité des droits aux Arabes.


  • Seule la gauche le peut
    (28 octobre 2004) - Si le plan de retrait de Gaza et du Nord de la Cisjordanie est vraiment mis en œuvre, ce sera grâce aux voix de Yuli Tamir, Amram Mitzna, Haïm Oron et Eti Livni - appartenant tous au groupe de l’initiative de Genève. Les camps de la paix israélien et palestinien, l’administration américaine et le Quartet doivent faire en sorte que Sharon continue à ancrer sa politique à gauche, dans la direction de deux Etats viables, au lieu de dévier vers les bantoustan et la perpétuation d’un conflit sanglant.


  • Les check-points de l’assignation
    (27 octobre 2004) - Dans un compte-rendu plein d’humour, Frédéric, étudiant de La Paix Maintenant (France), nous raconte une projection à laquelle il a assisté dans le cadre d’un festival de cinéma palestinien qui se déroule actuellement à Paris. Sont évoqués ici les déboires du réalisateur arabe israélien Tawfiq Abu Wael venu présenter son film "Atash" primé entre autres à Cannes et en Israël. Le problème : visiblement au grand regret de la salle, le film - véritable chef d’oeuvre - porte sur un conflit qui déchire une famille arabe israélienne et pas sur le conflit israélo-palestinien. Alors que le réalisateur tente d’expliquer ses influences artistiques, la salle lui reproche de ne pas parler du conflit. Le débat prend vite une tournure surréaliste... En attendant, ce film ne trouve pas distributeurs.


  • Pas de solution sud-africaine
    (27 octobre 2004) - Israël se dirige-t-il vers l’apartheid, vers la création de “bantoustans” ? La situation est loin d’être comparable à celle de l’Afrique du Sud il y a 10 ans mais des forces opposées - les colons, d’un côté, et les extrémistes palestiniens, de l’autre - agissent de manière à renforcer cette comparaison avec tous les dangers qu’elle entraîne. Un dilemme d’une complexité à ne pas sous-estimer.


  • Les campagnes pro-retrait démarrent
    (21 octobre 2004) - Plusieurs campagnes vont commencer dans les prochains jours afin de convaincre le public et la Knesset de soutenir le plan de désengagement qui sera soumis au vote décisif le 25 octobre. Des donateurs étrangers, y compris plusieurs américains connus pour leur soutien à la gauche israélienne, soutiennent généreusement des plateformes au travers le pays qui appellent à soutenir le retrait de la Bande de Gaza.


  • Ne nous flanquez pas la trouille
    (20 octobre 2004) - Le jeu d’Ariel Sharon est bien ambigu : il a proposé un plan de désengagement qui est soutenu par la majorité de son peuple et, en même temps, il semble effrayé par sa mise en application, il répand la peur auprès de ses concitoyens et tend une oreille trop bienveillante à une minorité qui menace de passer à la rébellion violente s’il va de l’avant.


  • Conspiration israélienne ou opportunité palestinienne ?
    (20 octobre 2004) - La méfiance des uns et des autres vient compromettre les chances de voir le plan de désengagement entré en application. Pourtant, dès la première évacuation des colonies de la Bande de Gaza, c’est une vraie dynamique de paix qui serait relancée. Presque tous les opposants au plan semblent ne pas comprendre sa raison fondamentale : la sécurité démographique, et le besoin de rassembler d’un côté la population israélienne, et, de l’autre, la population palestinienne afin d’assurer qu’Israël reste un Etat juif et démocratique.


  • Ne le laissez pas tomber
    (19 octobre 2004) - Depuis l’annonce de son plan de désengagement de la Bande de Gaza, Ariel Sharon a perdu le soutien du Likoud. Ce plan, qui marque une évolution historique du Premier Ministre, a un besoin vital de l’appui de toutes les forces opposées à la perpétuation de la situation actuelle. Les partis et les leaders de gauche sauront-ils surmonter la méfiance que leur inspire Sharon afin de permettre la mise en application d’une avancée majeure vers une solution pacifique ?


  • Amos Oz : "Faites la paix, pas l’amour"
    (19 octobre 2004) - C’est le coup de gueule d’un pacifiste en colère. Face à l’engrenage tragique de la violence et l’impasse des négociations, l’écrivain israélien le plus célèbre du monde, devenu une grande voix du mouvement Shalom Archav - La Paix maintenant, ne cesse de défendre une idée simple, celle du compromis. Un accord auquel des intellectuels des deux camps sont parvenus à Genève il y a un an et qu’il défend dans un court appel efficace. "Aidez-nous à divorcer !". Invité d’honneur de Kosmopolis, le grand festival de littérature de Barcelone il y a quelques semaines, il a répété aux Européens qu’il n’y a pas des "bons" et des "méchants".


  • Au revoir Sinaï
    (14 octobre 2004) - Au-delà des morts, des blessés, des familles éprouvées, c’est le dernier point de rencontre et d’amitié entre Israéliens et Arabes que les terroristes ont détruit lors des attentats du Sinaï.


  • Pas l’Afrique du Sud, plutôt la Syrie du Sud
    (14 octobre 2004) - La démocratie régresse-t-elle en Israël ? L’auteur de cet article procède à une comparaison avec le passé et conclut qu’il n’en est rien. Par contre, en maintenant l’occupation, le danger pour Israël n’est pas de se transformer en Afrique du Sud, mais plutôt de venir la Syrie du Sud !


  • Des réponses pour les âmes israéliennes troublées
    (14 octobre 2004) - Face à la propagande des colons, les campagnes de la gauche ne sont pas encore au point. Dans un monde confus, post-moderne, déconstruit, le mouvement des colons offre des réponses divines à des Israéliens en quête de spiritualité. Quand le patriarche Abraham accepte de sacrifier son fils Isaac, il se soumet à l’ordre divin - un ordre qu’il ne comprend pas et qui le dépasse. Le lien avec l’actualité est direct, à lire les publications d’un des idéologues du mouvement colon : "Les descendants d’Abraham ont été formés à ne pas se fier systématiquement sur leur capacité à distinguer le bien et mal, la lumière et l’obscurité ... ni le jugement de ces gens qui ont rédigé les Accords de Genève ou les avocats généraux". Voilà le genre d’arguments auquel le camp de la paix devra répondre.


  • CARNET DE ROUTE, DURBAN. La chronique angoissée d’une jeune Juive de notre époque
    (13 octobre 2004) - 31 août-8 septembre 2001. Durban. Troisième conférence mondiale de la lutte contre le racisme. Un espoir immense... qui s’est transformé en une formidable occasion manquée pour tous les amis de la tolérance. Le Forum des ONGs a d’emblée ruiné tous les espoirs en adoptant un texte qu’il ne faut pas hésiter à qualifier d’antisémite. Joëlle Fiss a eu l’occasion de participer à la Conférence en tant que présidente de l’Union européenne des Etudiants juifs. Elle nous livre ici dans un compte rendu fidèle, ce climat de haine à l’égard des Juifs et d’Israël. Dans cette chronique accabalante, elle relève le silence assourdissant des organisations internationales devant les dérapages antisémites qui ont inlassablement rythmé toute la conférence. Un témoignage de 22 pages édifiant à lire absolument. Egalement disponible en fichier "WORD" en fin de document.


  • Valeurs morales, même en temps de guerre
    (11 octobre 2004) - Contrairement à d’autres pays (Etats-Unis, Russie, ...), l’armée israélienne s’est entourée d’experts légaux à propos de ses opérations. Malgré les injustices causées par l’occupation, malgré la cruauté quotidienne des soldats ou de la police des frontières, des valeurs morales existent même en temps de guerre.


  • Pourquoi les réfugiés palestiniens sont-ils des réfugiés d’exception ?
    (7 octobre 2004) - Les réfugiés palestiniens qui abandonnèrent leurs demeures en 1948 furent victimes d’une guerre déclenchée par le monde arabe pour empêcher la création d’un Etat juif. Certains des réfugiés fuirent de leur propre initiative ; d’autres furent, pour employer une terminologie actuelle, l’objet d’un nettoyage ethnique. L’Etat d’Israël naissant menait, lui, une guerre pour sa propre survie. Il n’est redevable d’aucune excuse envers qui que ce soit pour son comportement en 1948.


  • Le principal conseiller de Sharon : "Le plan Gaza vise à geler le processus de paix"
    (7 octobre 2004) - Avec ces déclarations fracassantes, Dov Weissglass, principal conseiller de Sharon fait scandale et a soulevé un tollé en Israël et au Proche-Orient. Conviction profonde ou simples maneouvres politiques destinées à calmer la droite dure très opposée au plan de désengagement de Gaza ?


  • Pas d’alternative à la négociation
    (7 octobre 2004) - Les Palestiniens se targuaient d’avoir amené Israël à penser à quitter Gaza et une partie de la Cisjordanie à la suite de la violence de l’Intifada. C’est un argument qui ne peut être écarté d’un revers de main.


  • Descendez du toit, bande de fous
    (6 octobre 2004) - Le journaliste du Haaretz s’interroge dans ce coup de gueule sur les motivations des Palestiniens (et pas seulement le Hamas) à saboter systématiquement tous les processus de paix (Oslo, Camp David, taba) en recourant à la violence. Or, quelque soit le gouvernement israélien au pouvoir - Ariel Sharon, Shimon Peres ou Yossi Sarid, la réponse sera forcément militaire. Il semble que les Palestiniens ignorent tout du processus démocratique israélien. Ainsi, le retrait de Gaza, tout comme le processus de mise en œuvre des accords d’Oslo, nécessitent un consensus national, une décision du gouvernement, une majorité parlementaire - et tout cela prend du temps.


  • Un appel palestinien à réactiver le partenariat pour la paix
    (29 septembre 2004) - Quaddura Fares est Ministre, Membre du Fatah (distric de Ramallah), ancien prisonnier et signataire palestinien des Accords de Genève. Proche du leader palestinien emprisonné Marwan Barghouti, Qaddoura Farès exprime ici le point de vue de nombre de Palestiniens attachés à la solution négociée de "deux peuples, deux Etats" et à la constitution d’un Etat palestinien véritablement démocratique ; ce que l’occupation rend pratiquement impossible. Ses mots souvents très durs, son analyse sans concession à l’égard d’Israël ne doivent pas nous faire oublier qu’il fait partie de ces dirigeants palestiniens pragmatiques et réalistes avec lesquels la paix devient possible.


  • Ury Avnery : Pourquoi j’ai changé d’avis
    (29 septembre 2004) - Dans son edition du week-end, Haaretz a donné la parole à plusieurs intellectuels israéliens qui exposent leur vision du conflit, expliquant notamment ce qui a pu à un moment ou à un autre, les mener à modifier leur point de vue. Dans l’article que nous avons choisi de vous adresser, Ury Avnery, leader de Gush Salom évoque le cheminement qui l’a conduit de l’Irgoun à la gauche radicale. Il y evoque sa vision du conflit depuis la fin des années 30 jusqu’à aujourd’hui. Les mêmes principes le guident depuis toujours dit il, en expliquant ce qui fait la continuité de son combat. Concernant la situation actuelle, il invoque la nécessite de "faire une concession tactique" sur un point qui fait debat : "le mur de séparation". Ainsi, malgré sa violente opposition de principe à ce projet, Avnery explique pourquoi et sous quelles conditions, il se déclare aujourd’hui prêt à soutenir l’édification du "mur-barrière".


  • Le plus grand symbole est un vaste Plan Marshall
    (29 septembre 2004) - Arie Lova Eliav a été secrétaire général du Parti travailliste (Avoda) et deux fois ministre-adjoint de l’industrie et de l’absorption des immigrants. Dès 1976, ce partisan éminent du dialogue abordait le problème des réfugiés palestiniens avec Issam Sartawi, proche d’Arafat. Pour lui, le retour de ces réfugiés est totalement impraticable et signifierait à brève échéance la fin d’Israël. Par contre, pour permettre enfin à ceux-ci de renouer avec une existence digne, il demande pour eux un Plan Marshall de 100 milliards de dollars.


  • Des officiers d’élite de Tsahal critiquent les actions militaires dans les territoires
    (28 septembre 2004) - Quatre officiers d’élite de l’unité "Shaldag" de l’Armée de l’Air ont récemment envoyé une lettre à des officiers supérieurs de Tsahal dans laquelle ils expriment de sévères critiques à l’égard sur les opérations de l’armée menées dans les territoires. Ces officiers considèrent que les démolitions de maison sont immorales, mais, contrairement aux refuseniks, ils affirment leur attachement à l’armée. Leur objectif : provoquer le débat à l’intérieur de l’armée.


  • Des lendemains incertains
    (28 septembre 2004) - Le débat sur la participation des travaillistes au gouvernement Sharon ne concerne pas uniquement le plan de désengagement de Gaza mais également sur la politique économique et sociale menée par menée par le Ministre des Finances, Benyamin Netanyahou.


  • Le front du refus
    (28 septembre 2004) - Alors que le Likoud vient de rejeter le plan de retrait de Gaza proposé par Ariel Sharon, refusant ainsi en bloc, la seule initiative d’envergure du Premier ministre israélien en direction de la paix. Le temps